Le Carré Saint-Laurent sera finalement construit

Le maire de Montréal, Denis Coderre, en discussion avec Pauline Marois et Jean-François Lisée, lors du dévoilement du Carré Saint-Laurent.
Photo: - Le Devoir Le maire de Montréal, Denis Coderre, en discussion avec Pauline Marois et Jean-François Lisée, lors du dévoilement du Carré Saint-Laurent.
Après de multiples embûches, le projet du Carré Saint-Laurent verra finalement le jour sur le boulevard Saint-Laurent, entre la rue Sainte-Catherine et le Monument-National. Les nouveaux immeubles à vocation mixte seront construits de part et d’autre du Café Cléopâtre qui a résisté aux tentatives d’expropriation.

Les détails du projet piloté par la Société de développement Angus (SDA) ont été dévoilés lundi lors d’une conférence de presse en présence de la première ministre, Pauline Marois, et du maire, Denis Coderre.

Le Carré Saint-Laurent, d’une superficie totale de 47 500 mètres carrés, comportera des commerces au rez-de-chaussée, un étage destiné à une fonction culturelle — qui reste à déterminer — ainsi que des bureaux qui accueilleront 700 fonctionnaires, dont ceux du ministère des Relations internationales et du ministère des Finances. À l’angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine, une tour de 12 étages abritera 150 appartements en copropriété.

Le gouvernement du Québec, qui louera les espaces pour loger ses fonctionnaires pendant vingt-cinq ans, paiera environ 2 à 2,5 millions de plus par année que les frais de location qu’il assume actuellement, a reconnu le ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée : « C’est une décision politique. Ça va coûter un peu plus cher, mais c’est le prix à payer, nous semble-t-il, pour revitaliser le boulevard Saint-Laurent. »

La mise en chantier du Carré Saint-Laurent, un projet évalué à 160 millions, est prévue pour l’automne 2014 et les bureaux devraient être prêts pour 2017.

Le Café Cléopâtre résiste

Le Café Cléopâtre, qui abrite un bar de danseuses nues et un cabaret de drag queens, demeurera à la même adresse, son propriétaire ayant refusé de déménager. De guerre lasse en 2011, la SDA avait demandé à la Ville d’abandonner les procédures d’expropriation. Le président de la SDA, Christian Yaccarini, ne semble pas trop se formaliser de la présence de l’établissement érotique. « Je n’avais pas présumé qu’autant de gens tenaient au Cléopâtre », a-t-il commenté.

Les pierres qui composaient les façades des édifices condamnés ont été conservées et seront intégrées dans les nouveaux bâtiments, assure M. Yaccarini : « On va laisser les architectes travailler de façon à ce que ça ne fasse pas un pastiche. »

M. Yaccarini ignore s’il sera possible d’intégrer des logements abordables dans l’immeuble résidentiel : « Le problème, c’est le coût élevé des terrains. »

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