Denis Coderre recommande Philippe Schnobb à la tête de la STM

Philippe Schnobb
Photo: Jacques Nadeau -Le Devoir Philippe Schnobb

Le maire Denis Coderre a confirmé mardi qu'il recommande la nomination de Philippe Schnobb à la présidence du conseil d'administration de la STM. Le choix du maire devra toutefois être entériné par le conseil municipal mardi soir.

L'ancien journaliste de Radio-Canada prendrait ainsi la place de Michel Labrecque, qui dirigeait la société de transport depuis 2009. À l'instar de M. Labrecque, M. Schnobb présiderait le conseil d'administration de la STM à titre de représentant des usagers.

À l'emploi de Radio-Canada depuis 27 ans, Philippe Schnobb avait mis sa carrière de journaliste entre parenthèses en juin dernier pour se porter candidat pour l'Équipe Denis Coderre dans le district de Saint-Jacques. Il a toutefois mordu la poussière le 3 novembre dernier contre la colistière de Richard Bergeron, Janine Krieber. Un dépouillement judiciaire a confirmé sa défaite il y a deux semaines.

Opposition de Bergeron

D'entrée de jeu, le chef de l'opposition, Richard Bergeron, a indiqué que son équipe voterait contre la nomination de M. Schnobb. «Je ne lui connais malheureusement aucune expertise ni en transport ni en gestion des grandes administrations publiques», a-t-il expliqué en rappelant que le budget de la STM s'élevait à 1,2 milliard de dollars par année.

Il a par ailleurs vanté le président sortant, Michel Labrecque, qui, a-t-il dit, a insufflé un nouveau dynamisme à la société de transport au cours de son mandat.

«Je suis inquiet, considérant ce que sont les enjeux de transport présentement à Montréal et ce qu'ils seront dans les prochaines années, avec le dossier du pont Champlain, de l'échangeur Turcot et de l'échangeur Dorval ainsi que la progression constante du parc automobile», a-t-il expliqué.

Le chef de Projet Montréal a souligné que le responsable des transports au comité exécutif, le conseiller Aref Salem, n'avait pas davantage d'expertise en transport. «Je ne sais pas où va le maire Coderre sur ce dossier du transport si on se fie à ces deux nominations.»

L'assemblée du conseil municipal a ajourné ses travaux avant que le vote soit tenu. Ils reprendront mardi soir à compter de 19h. Rappelons que le maire Coderre est minoritaire au conseil municipal et que la nomination de Philippe Schnobb devra être entérinée par une majorité d'élus pour être effective.
17 commentaires
  • - Inscrit 26 novembre 2013 17 h 12

    Des qualités de gestionnaire ?

    Je ne connais pas l'expérience de monsieur Schnobb dans la gestion ou la direction d'organismes publiques ? J'espère seulement que cette nomination ne se résume pas à avoir été un candidat vedette de Denis Coderre !

    • Solange Bolduc - Inscrite 26 novembre 2013 20 h 55

      La magouille de Coderre commence drete là : pas de compétence, mais la préférence pour les "petits amis du "régime" !

      On s'y attendait chez Coderre : c'esrt sa marque de commerce: il est si près du peuple, pour ne pas dire des "tits amis"!

      Pitié ! Et ce n'est pas fini, hélas !

    • Louka Paradis - Inscrit 26 novembre 2013 21 h 35

      Le règne de M. Coderre commence bien mal...

      Louka Paradis, Gatineau

  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 26 novembre 2013 17 h 19

    Bonbon

    La suite logique, M. Labrecque ayant reçu pour sa fidélité, après le refus des électeurs, les rennes de la STM. (Notons que Marcel Côté avait à l'époque salué sa candidature pour Union Montréal...).

    Un autre cycliste, c'est au moins ça, mais sous Coderrre le bulldozer, je ne sais pas si le vélo fera le poid. Ça reprendra, pour joindre Bellechasse et le Mile-End par St-Laurent, ou c'était une hâte électorale à présent mise de côté?

    C'est ça la vie

  • Hélène Thompson - Inscrit 26 novembre 2013 17 h 25

    tiens! une nomination partisane1 Ça n'a pas pris de temps.

    • Gilles Théberge - Abonné 26 novembre 2013 22 h 28

      Typiquement libéral. Plus ça change, plus c'est la même chose.

  • Gérard Pitre - Inscrit 26 novembre 2013 19 h 23

    Partisanerie ou récompense?

    Qui a dit que: «plus ça change, plus c'est pareil»? Les électeurs qui changent de politiciens en croyant qu'un changement est en route, se trompent allègrement. Il n'y a rien qui change au pays du Québec, si ce n'est que les apparences de changement. Les véritables changements ils sont en profondeur, i.e aller à la racine du mal. Pour des changements en profondeur, ça prend des politiciens qui ont de la profondeur, et ceux et celles que nous nous sommes données, n'ont de profondeur que des discours vides de sens et de contenu. Il est triste de penser que des personnages politiques de la trempe des Jean Lesage, des René Lévesque, des Daniel Johnson père, des Paul Gérin Lajoie, ne sont plus dans la relève. Si jeune, si brillante, si intelligente soit-elle. Tant et aussi longtemps que nous aurons des hommes et des femmes politiques qui n'ont que de discours que l'économie, l'économie et encore l'économie, nous continuerons comme peuple à végéter à tourner en rond, comme si le dieu de l'économie n'était que la seule et unique voie. On oublie que l'Homme ne vit pas seulement de pain, mais que les idées qui nourissent sont intelligence et son coeur, sont de loin et de beaucoup supérieures à toute idée contraire, dont la seule substance est la sacro sainte économie. Tant et aussi longtemps que l'on subordonnera tout développement, d'ordre spirituel et physique au seul critère économique, nous aurons peut-être des consommateurs ayant un gros compte de banque, mais dont la richesse spirituelle frisera la faillite et la débandade. Écoutez les lamentations des libéraux, des caquistes et tutti quanti et vous vous retrouvez dans un vide sidéral, à faire mourir d'ennui les plus blasés de notre société. Comme dans la Rome antique: du pain et des jeux, et le peuple en demande encore et encore. Quant aux politiciens fédéraux, tout parti confondu, c'est non seulement le vide, mais le néant absolu. Que c'est triste à en mourir. Je souhaite qu'une étincelle de lumière et de claivoyance

  • Grace Di Lullo - Inscrit 26 novembre 2013 20 h 06

    Je ne déteste pas Monsieur Schnobb, mais il devrait y avoir une réglementation interdisant ce genre de nomination.

    Les problèmes sont sérieux, les budgets sont importants et les défis sont de taille, il me semble que nous avons besoin de gens ayant une maitrise et une vision.

    Je peux comprendre que ce Monsieur ait une opinion et des idées en tant qu'utilisateur ou usager des routes, des transports en commun, des vélos, des automobiles, etc.. Nous en avons également, mais ce genre de nominations ne me semblent pas correct.

    Si Monsieur Schnobb avait été élu pour ces idées et ses opinions hors du commun dans le domaine du transport, les gens l'auraient élu, mais ce n'est pas le cas.

    De plus, il me semble que l'on envoie un drôle de message à tous ces gens ayant de l'expertise, de l'expérience ou au moins des compétences transversales pour être nommé à ce poste. Faites les efforts que vous voulez en éducation, au travail, dans votre profession, vous n'aurez jamais accès à ces postes, car vous ne vous présentez pas en politique ou vous n'avez pas d'amis.

    Il faudrait exiger un processus davantage transparent de ces nominations et exiger l'excellence.

    Il est peut-etre gentil Monsieur Schnobb, mais nous méritons mieux pour nos transports et nos finances.

    • Solange Bolduc - Inscrite 26 novembre 2013 21 h 01

      Il existe toutes sortes de théâtres, mais le théâtre de l'incompétence c'est ce qui sied le mieux à M. Snobbe: il pourra toujours continuer de nous ilusionner !