Comité exécutif - Denis Coderre ouvre la porte à Coalition Montréal

Le 44e maire de Montréal, Denis Coderre, a présenté lundi son comité exécutif.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Le 44e maire de Montréal, Denis Coderre, a présenté lundi son comité exécutif.
Le maire Denis Coderre a ouvert la porte de son comité exécutif à deux membres de Coalition Montréal et embauchera son adversaire de campagne électorale, Marcel Côté, qui sera consultant auprès de son administration.

Le comité exécutif dévoilé par M. Coderre lundi après-midi sera présidé par Pierre Desrochers, ancien cadre supérieur d’Esso. Le maire a confié les deux postes de vice-présidents à des élus de sa formation politique, soit Anie Samson, mairesse de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, et Harout Chitilian, conseiller de Bordeaux-Cartierville.

Le comité exécutif de onze membres comptera neuf élus de l’Équipe Denis Coderre et deux élus de Coalition Montréal, le maire ayant tendu la main à Russell Copeman, maire de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, et à Réal Ménard, maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Ceux-ci ont assuré que tout en étant solidaires des décisions du comité exécutif, ils ne rallieront pas le parti de Denis Coderre et demeureront au sein de Coalition Montréal. La formation politique dirigée par Marcel Côté continuera d’exister comme «groupe parlementaire» et disposera d’un budget ainsi que d’un local à l’hôtel de ville, ont-ils dit. 

Les autres élus retenus sont Manon Gauthier, Chantal Rouleau, Dimitrios Jim Beis, Lionel Perez, Monique Vallée et Aref Salem.

Marcel Côté, consultant

Parmi les conseillers associés, qui sont au nombre de huit, Elsie Lefebvre, de Coalition Montréal, s’occupera du dossier du transport.

C’est Frantz Benjamin qui présidera le conseil municipal alors qu’Érika Duchesne, de Projet Montréal, assumera la vice-présidente du conseil.

Le candidat défait à la mairie de Montréal Marcel Côté ne sera pas très loin de l’Hôtel de Ville puisque Denis Coderre fera appel à lui à titre de consultant. « Il sera conseiller du président du comité exécutif au coût d’un dollar par année », a indiqué M. Coderre. « Marcel, pour moi, est un grand Montréalais. Il fait partie de la solution. »

Projet Montréal écarté

M. Coderre a toutefois écarté Projet Montréal qui, avec 20 élus au conseil municipal, formera l’opposition officielle. « J’ai dit que je ne fonctionnerais pas avec de la partisanerie. Il semble qu’eux veulent en faire », a-t-il expliqué.

Denis Coderre n’a pas non plus invité les anciens membres du comité exécutif sous l’administration de Gérald Tremblay, Alan DeSousa, et Michel Bissonnet. « Je voulais avoir un certain renouveau. Je n’avais promis de poste à personne hormis au président du comité exécutif », a-t-il dit.

En soirée, ces nominations ont été entérinées à l’unanimité par les élus montréalais lors de la première assemblée du conseil municipal depuis les élections du 3 novembre. Érika Duchesne et Émilie Thuillier, de Projet Montréal, ont toutefois déploré que le nouveau comité exécutif ne compte que quatre femmes.

Parmi les représentants qui siégeront au conseil d’agglomération, on compte plusieurs élus indépendants, dont le maire de Lachine, Claude Dauphin, et sa collègue de LaSalle, Manon Barbe. D’autres nominations devront être faites sous peu, notamment à la Communauté métropolitaine de Montréal, aux commissions permanentes et la Société de transport de Montréal.

L’opposition

Sa formation ayant été exclue du comité exécutif, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a reproché au maire de se priver des « talents » de sa formation politique. « Je constate que M. Coderre a décidé d’être partisan en peignant Projet Montréal dans le coin de l’opposition alors que nous avons énormément de talents. […] Nous allons bien jouer notre rôle de parti d’opposition en parlant au nom des 69 % de la population qui n’ont pas voté pour Denis Coderre. »

M. Bergeron a salué la décision du maire de recruter Marcel Côté : « Ses talents vont être utiles à l’administration Coderre. Et probablement que si j’avais gagné l’élection, j’aurais aussi fait appel aux services de M. Côté. »

L’administration Coderre a finalement retiré la motion sur la charte de la laïcité qui devait être discutée en soirée. Le débat se fera à une date ultérieure. « On a une journée chargée en nouvelles et on veut faire les choses comme il faut », a indiqué le directeur des communications de M. Coderre, Louis-Pascal Cyr.

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Des responsabilités accrues

Pierre Desrochers: responsable des finances, des grands projets, du capital humain, des communications corporatives, des affaires juridiques et de l’évaluation foncière.

Anie Samson: responsable de la sécurité publique et des services aux citoyens.

Harout Chitilian: responsable de la réforme administrative, de la Ville intelligente ainsi que des technologies de l’information.

Manon Gauthier: responsable de la culture, du patrimoine, du design, d’Espace pour la vie ainsi que du statut de la femme.

Chantal Rouleau: responsable de l’eau et des infrastructures de l’eau.

Russell Copeman: responsable de l’habitation, de l’urbanisme, des immeubles, des transactions et stratégies immobilières ainsi que de l’Office de consultation publique.

Réal Ménard: responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts.

Dimitrios Jim Beis: responsable de l’approvisionnement, des sports et loisirs ainsi que des communautés d’origines diverses.

Lionel Perez: responsable des infrastructures, de la Commission des services électriques, de la gouvernance et de la démocratie ainsi que des relations 
gouvernementales.

Monique Vallée: responsable du développement social et communautaire ainsi que de l’itinérance.

Aref Salem: responsable du transport.

Francesco Miele: leader de la majorité.

Jean-Marc Gibeau: président du caucus et membre du conseil d’arrondissement de Ville-Marie.


Source: Ville de Montréal
11 commentaires
  • Gilles Bugeaud - Inscrit 18 novembre 2013 20 h 09

    Comité exécutif de Montréal

    Excellent comité exécutif formé au-delà de toutr partisanerie.Denis Coderre fera un excellent maire de Montréal.J'ai moins aimé les commentaires de Projets Montréal et de son chef Richard Bergeron qui a plus à coeur ses intérêts personnels et ceux de son parti. Ses critiques sont vides et insipides. Il reproche à Denis Coderre de n'avoir pris personne de son parti au sein de son comité exécutif et de n'y avoir que quatre femmes. Denis Coderre, dans les circonstances, a choisi les meilleurs candidats possibles qui étaient à sa disposition. Il a toujours dit qu'il ne voulait pas de ligne de parti dans l'administration des affaires de la ville. Cela disqualifie donc d'emblée les membres de Projets Montréal qui observe une ligne de parti pure et dure pour ne pas dire dogmatique. De plus, chapeau à Denis Coderre pour avoir recruté au sein de son équipe, Marcel Côté comme consultant et conseiller spécial de l'administration Coderre au salaire de $ 1.00 par an. Cela est la preuve qu'il ne fait pas de politique municipale selon une ligne de parti partisane et c'est aussi la preuve qu'il sait s'entourer de gens compétents. Félicitation aussi à Marcel Côté qui a vraiment à coeur les intérêts de Montréal en acceptant le mandat qui lui est confié pour ce petit salaire symbolique. Longue vie à cette administration.

    • Sylvain Auclair - Abonné 19 novembre 2013 10 h 01

      Les membres de Projet Montréal n'ont pas une ligne de parti, ils ont des idées, une vision de ce que Montréal pourrait être. C'est sans doute ce qui rebute bien des gens.
      Projet Montréal est d'ailleurs le seul parti montréalais: les autres organisations ne sont que des machines électorales visant à ramasser de l'argent et à faire élire une personne. Projet Montréal regroupe des membres.

    • Louis Gérard Guillotte - Abonné 19 novembre 2013 10 h 54

      Wouéons dont!!Ce bon M.Coderre aura raté l'occasion de la convivialité
      municipale en n'offranr aucun poste à Projet-Mtl;et pourtant il y a de la
      compétence et de l'expérience municipale dans ce "vieux" parti,à com-
      mencer par son chef.Mais nous pouvons comprendre qu'en début de man-
      dat il ne veuille pas être subjugué par plus compétent.Il a peut-être aussi
      comme principe qu'une saine démocratie ne peut voguer sans une oppo-
      sition forte et cohérente.Peut-être saura-t-il être bon prince en la matiè-
      re?Quant à la présence de Marcel Côté à ses cotés,c'est un lien assuré
      avec le monde des affaires...la Famille quoi!

  • Nephtali Hakizimana - Inscrit 19 novembre 2013 01 h 23

    Dire que les Montréalais n'ont voulu rien savoir de M. Côté! Pourtant...

    Voici ce que ses ennemis politiques d'hier disent de lui:« Il sera conseiller du président du comité exécutif au coût d’un dollar par année », a indiqué M. Coderre. « Marcel, pour moi, est un grand Montréalais. Il fait partie de la solution. »

    M. Bergeron a salué la décision du maire de recruter Marcel Côté : « Ses talents vont être utiles à l’administration Coderre. Et probablement que si j’avais gagné l’élection, j’aurais aussi fait appel aux services de M. Côté. »

    Pourtant, en fin de campagne, M. Bergeron ne voulait plus lui adresser la parole. Si je ne m'abuse, il disait que M. Côté valait moins que rien. Mais là, M. Côté est devenu l'homme de la situation et pour M. Coderre et pour M. Bergeron. Et les Montréalais n'ont rien remarqué en cet homme remarquable! Pourtant, il a fait campagne auprès des Montréalais! Alors, qui sommes-nous?

    • Guy Desjardins - Inscrit 19 novembre 2013 08 h 27

      Vous avez raison. Pour moi c'était le meilleur pour replacer Montréal sur la mappe. Pourtant c'était très clair ce qu'il disait et qu'il ferait. Mais... le peuple en partie ne connait pas les principes de l'économie et vote pour le plus polpulaire dans les sondages. J'avoue que M. Marcel Côté n'est pas un politicien mais très compétent dans son domaine. Pour redresser l'économie du Québec se sera un plus pour le parti qui veut pour les prochaines années remettre le Québec sur la mappe. Au moins il aurait un salaire pour sa grande expérience qui n'a pas certainement volé. Cependant, c'est un bon acqui pour M. Coderre et la Ville de Montréal.

    • Louis Gérard Guillotte - Abonné 19 novembre 2013 10 h 56

      Ah!Ah! Quelle ÉNORME question posez-vous là monsieur!!

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 19 novembre 2013 06 h 07

    C'est ce que je prévoyais + ou moins

    "Excellent comité exécutif formé au-delà de toutr partisanerie.Denis Coderre fera un excellent maire de Montréal."

    On ne peut juger quelqu'un que sur le fait qu'il soit un méchant fédéraliste. D'ailleurs à ce sujet, ce qui me semble intéressant c'est qu'il aura à se frotter régulièrement à un gouvernement dit souverainiste. Tout est à venir, un peu de suspens ne fait jamais de tort.

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 19 novembre 2013 06 h 21

    Aussi

    Je crois que la variété au niveau hommes femmes* et origines est fort intéressante. À suivre, tout ça!

    * Y en a un qui lui reproche qu'il n'y ait que 4 femmes... J'aimerais bien savoir qu'elle était le nombre de femmes à occuper des postes importants sous les maires précédants. Quand on suit la commission Charbonneau, entre autres, on a l'impression que c'était 0. Ou bien elles étaient honnêtes.

  • Bernard Gervais - Inscrit 19 novembre 2013 09 h 30

    Un souhait

    En nommant par exemple Réal Ménard - un politicien très fiable selon moi et que j'ai rencontré maintes fois - Denis Coderre semble avoir voulu mettre de côté l'éternel différend qui oppose les fédéralistes et souverainistes. C'est quand même bien.

    En souhaitant, par ailleurs, que M. Coderre ne reprendra pas le discours que nous a servi si souvent Gérald Tremblay, cet ancien maire qui, chaque fois que les médias découvraient une nouvelle « crocherie » au sein de son administration, répondait qu'il ne savait pas, qu'il n'était au courant de rien !

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 19 novembre 2013 12 h 43

      Pour l'avoir entendu villipander vertement "la gang du Québec" en parlant de l'entourage d'Ignatief à Ottawa, je crois qu'il n'est pas du genre à n'être au courant de rien pour plaire à qui que ce soit.

      C'est ce qui m'a amenée à lui accorder une certaine confiance.