Élections municipales - La tournée de la dernière chance à Montréal

Les principaux candidats à la mairie de Montréal: Richard Bergeron, Mélanie Joly, Marcel Côté et Denis Coderre.
Photo: Michaël Monnier - Le Devoir Les principaux candidats à la mairie de Montréal: Richard Bergeron, Mélanie Joly, Marcel Côté et Denis Coderre.

Dans une ultime tentative d'obtenir l'appui des électeurs qui se présenteront aux urnes dimanche, les principaux candidats à la mairie de Montréal ont consacré la journée de samedi à serrer des mains aux quatre coins de la ville.

Marcel Côté

Lorsque la campagne électorale prendra officiellement fin dimanche soir, Marcel Côté sera allé à la rencontre des électeurs d'une dizaine d'arrondissements en deux jours, de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve au Sud-Ouest, en passant par Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles.

«On va dans les territoires les plus payants», les «endroits chauds», avoue M. Côté, dans une entrevue accordée au Devoir en déplacement entre deux arrondissements. À chaque endroit, il se présente aux électeurs en compagnie d'un candidat local et martèle ses idées maîtresses.

«Mon équipe et moi, on offre la meilleure garantie d'une bonne gestion, insiste-t-il. On m'accuse d'être un peu terne et moins vendeur, mais je pense que l'expérience en gestion, on me la reconnaît.»

«J'ai appris mon métier de politicien sur le tas, mais mon métier de redresseur, je le fais depuis un certain temps déjà, lance candidement M. Côté. Je suis mieux préparé à être maire qu'à être candidat à la mairie.»

Richard Bergeron

Le chef de Projet Montréal est persuadé que son parti à ce qu'il faut pour faire «sortir le vote» dimanche. «Projet Montréal est un parti qui existe depuis 10 ans. Ce n'est pas un amalgame réalisé il a quelques mois à peine», avec une «pseudo-équipe», a lancé Richard Bergeron en point de presse samedi matin.

Il croit qu'une fois dans l'isoloir, l'enjeu fondamental que les électeurs devront garder en tête est celui de l'intégrité. Son parti en offre la «garantie», avance-t-il. «Ensuite, on discutera de chacun des projets.»

Après s'être adressé aux médias pour rappeler ses engagements en prévision du 375e anniversaire de Montréal, M. Bergeron a visité les arrondissements d'Outremont, du Sud-Ouest, de Verdun et de Saint-Laurent, entre autres.

Le chef de Projet Montréal dit avoir le sentiment du travail accompli, mais insiste sur le fait que sa campagne ne se terminera que dimanche soir à 20h.

Mélanie Joly

Tout comme ses adversaires, Mélanie Joly a fait la navette entre Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, le Sud-Ouest et Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce pour faire du porte-à-porte et visiter des marchés publics.

En après-midi, elle a dressé un bilan sa campagne. Elle souhaite faire «sortir le vote», puisqu'elle estime qu'un taux de participation élevé lors de l'élection de dimanche devrait jouer en sa faveur.

Elle a accordé une importance particulière à sa visite dans le district Notre-Dame-de-Grâce, où se présente sa colistière Marie-Claude Johnson. «On met beaucoup d'accent là-dessus», a confié Mme Joly.

«Au début de la campagne, je saluais les gens. Maintenant, ce sont eux qui me saluent», affirme la jeune candidate, qui compte insister jusqu'à la toute fin sur le fait que Denis Coderre n'a pas la crédibilité pour s'attaquer à la corruption à Montréal.

Denis Coderre

Des quatre principaux candidats à la mairie, seul Denis Coderre n'a pas rencontré les médias samedi, à l'exception d'une entrevue qu'il a accordée en matinée sur les ondes du réseau LCN. Son attachée de presse a indiqué que la journée a été consacrée à la planification du «jour J» et au travail de «terrain».

«Moi je ne fais pas comme M. Coderre, je ne me cache pas, a commenté samedi Mme Joly. C'est clair que c'est une stratégie. À chaque fois qu'il sort, on voit sa photo à la une des journaux, et pas pour les bonnes raisons.»

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