Appels robotisés: l'équipe Marcel Côté reconnaît une erreur

Marcel Côté parle d'un «oubli» de la firme de sondage. «J'en prends la responsabilité, le questionnaire était long. On aurait dû faire la vérification du test avant.»
Photo: Le Devoir Marcel Côté parle d'un «oubli» de la firme de sondage. «J'en prends la responsabilité, le questionnaire était long. On aurait dû faire la vérification du test avant.»

Le candidat à la mairie de Montréal, Marcel Côté, a reconnu jeudi matin que son équipe était derrière les appels robotisés reçus par plusieurs citoyens la veille et qui visait vraisemblablement Projet Montréal.

En entrevue à RDI ce midi, M. Côté a soutenu que c'est une «erreur» commise par la maison de sondage qui a provoqué l'incident. Mercredi soir, près de 900 appels automatisés ont été lancés en 15 minutes auprès d'électeurs d'un arrondissement.

Selon des témoignages entendus à Radio-Canada, le sondage demandait d'abord si les citoyens entendaient voter pour Richard Bergeron. Ceux qui choisissaient cette option (la première du questionnaire) se faisaient poser une deuxième question: «Saviez-vous que les élus de Projet Montréal font l'objet d'une controverse pour le financement d'un organisme... Appuyez-vous cette façon de faire?»

Or, on ne mentionnait pas que la coalition de Marcel Côté commanditait l'exercice. La loi électorale prévoit que toutes les dépenses électorales publicitaires (incluant du pointage téléphonique) doivent mentionner le nom de l'agent officiel du parti.

«C'est un sondage interne pour un arrondissement, pour tester des lignes, des arguments auprès de la population, a expliqué Marcel Côté. On avait donné une commande écrite très détaillée du sondage à la firme spécialisée. Malheureusement, elle n'a pas lu les deux dernières phrases du questionnaire [portant sur l'identification]. Dès qu'on s'est rendu compte que le sondage devenait illégal, on a arrêté l'expérience et on a averti le DGE.»

Marcel Côté parle d'un «oubli» de la firme de sondage. «J'en prends la responsabilité, le questionnaire était long. On aurait dû faire la vérification du test avant.»

Jeudi matin, Richard Bergeron a vivement dénoncé le procédé. «C'est odieux de faire ce genre de politique. En plus, c'est mensonger, tous les correctifs ont été apportés [autour de la controverse pour le financement d'un organisme].» M. Bergeron estime que «Marcel Côté vient de creuser sa tombe» avec cette affaire.

Lui et Denis Coderre entendent porter plainte auprès du Directeur général des élections.

Plus de détails à venir.


 

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