Le cellulaire accessible dans le métro d’ici 7 ans

Dans le cadre du projet pilote, il était déjà possible de naviguer sur Internet et de parler au téléphone dans une partie du réseau.
Photo: La Presse canadienne (photo) Ryan Remiorz Dans le cadre du projet pilote, il était déjà possible de naviguer sur Internet et de parler au téléphone dans une partie du réseau.

La téléphonie cellulaire fera son entrée officielle dans le métro, mais il faudra attendre entre 5 et 7 ans avant que le service soit accessible dans l’ensemble du réseau souterrain, a annoncé mercredi la Société de transport de Montréal (STM).

 

Il était déjà possible de naviguer sur Internet et de parler au téléphone dans une partie du réseau, notamment entre les stations Peel et Berri, mais il s’agit de projets pilotes, a indiqué le président du conseil d’administration de la STM, Michel Labrecque, lors d’un entretien téléphonique.

 

Selon lui, le modèle d’affaires choisi est parfait : ce sont les quatre compagnies de téléphonie, soit Bell, Rogers, Telus et Vidéotron, qui assumeront les travaux de déploiement du réseau dont les coûts sont évalués à 50 millions. « Ça a pris du temps, plus que je l’avais prévu, mais on a réussi à asseoir ensemble les quatre grands qui, sur la place publique, sont en compétition. C’est eux qui financeront tout et relèveront les défis techniques », a expliqué M. Labrecque.

 

À terme, les technologies 3G, 4G et 4G LTE (Long Term Evolution) seront accessibles dans l’ensemble des stations, tunnels et voitures. Si le déploiement dans tout le réseau n’est pas prévu avant cinq à sept ans, c’est parce que les travaux devront s’arrimer à ceux effectués par la STM et devront essentiellement être réalisés la nuit lorsque le métro ne fonctionne pas.

 

Le déploiement du réseau sera donc graduel et les travaux débuteront d’ici la fin de 2013 dans deux stations du centre-ville, soit Saint-Laurent et Place-des-Arts.

 

Le Wi-Fi suivra

 

La STM songe aussi à offrir le service Wi-Fi dans ses autobus. Pour l’instant, ce service n’est disponible qu’à bord des autobus du circuit 747 vers l’aéroport Trudeau. « C’est faisable, mais il y a un surcoût. Qui paie la bande passante ? Il y a donc un modèle d’affaires à trouver », signale M. Labrecque.

 

Invoquant son devoir de réserve, Michel Labrecque n’a pas voulu commenter l’engagement du candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre de confier la gestion de Stationnement de Montréal à la STM s’il est élu le 3 novembre. « Ce seront des décisions que la nouvelle administration prendra », s’est borné à dire M. Labrecque.

 

Nommé à la tête de la STM en 2009, Michel Labrecque pourrait devoir quitter ses fonctions lors des élections du 3 novembre prochain. « Ça appartiendra à la nouvelle administration de décider de la formation du conseil d’administration », a-t-il indiqué.

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