Lisée veut freiner l'exode des familles

Le ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée
Photo: François Pesant - Le Devoir Le ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée
Le ministre responsable de la région de Montréal, Jean-François Lisée, a dévoilé jeudi après-midi le rapport du comité chargé en novembre 2012 de proposer des solutions pour freiner l’exode des familles montréalaises.

Le gouvernement du Québec a désormais entre les mains une trentaine de mesures pour retenir et attirer les familles à Montréal. Il devra maintenant établir ses priorités et cibler les actions à mettre en œuvre.

«Notre intention n'est pas de nuire aux banlieues, précise M. Lisée. Il y en a qui rêvent d'un bungalow. Très bien, vivez votre rêve. Mais il y a [des Montréalais] qui ne rêvaient pas de ça. Ce n'était pas leur premier choix. On veut donc leur permettre d'avoir leur premier choix.»

Le rapport du comité cible trois axes : faciliter l’accès au logement pour les jeunes familles, leur offrir des logements mieux adaptés à leurs besoins et créer des milieux de vie plus attrayants.

Le comité d'experts composé d'acteurs de différents milieux ont reçu le mandat d'identifier les causes et les solutions possibles au problème d'exode des familles vers les banlieues. Selon le recensement de 2006, plus de 40 % des nouveaux parents âgés entre 25 et 44 ans et qui ont eu leurs deux premiers enfants entre 2001 et 2006 ont décidé de quitter Montréal. Peu d'entre eux ont fait le mouvement contraire.

Les membres du comité concluent que les familles boudent principalement la métropole parce que les logements y sont plus chers et ne correspondent pas au type d'habitation qu'elles recherchent. Les jeunes parents sont également nombreux à douter que Montréal puisse leur offrir un milieu de vie favorable pour élever des enfants.

«Nous nous sommes laissé guider par une question de fond qui a rapidement fait consensus, explique la présidente du comité, Édith Cyr. Quel modèle de ville voulons-nous léguer à nos enfants et aux générations futures?»

Parmi les recommandations que devra analyser le gouvernement, le comité évoque la possibilité de constituer une banque de terrains publics à prix abordables ou de mettre en place des mesures fiscales pour favoriser l'accès à la propriété. On propose également de «conférer aux municipalités les pouvoirs d'exiger l'inclusion de logements abordables dans les projets de construction résidentielle» ou encore de promouvoir les avantages que comporte la vie sur l'île.

Les premières actions gouvernementales devraient prendre forme cet automne.
13 commentaires
  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 20 septembre 2013 07 h 21

    Ponts embouteillés

    Des habitations adaptées aux besoins des familles et des personnes : oui, bien sûr. Mais n'oublions pas des espaces verts bien aménagés tout autour de ces milieux bâtis. Si la qualité de la vie que cherche les personnes en migrant vers les banlieux est au rendez-vous «en ville», pourquoi n'y resteraient-ils pas ?

    À Montréal, qui aime traverser, matin et soir, un pont embouteillé, si on lui offre la possibilité de vivre son rêve résidentiel en ville ?

  • Sol Wandelmaier - Inscrite 20 septembre 2013 08 h 23

    Cynisme...

    Mr Lisée n'a pas nécéssairement le bien-être des jeunes familles en tête...

    ...mais pluôt une stratégie électoraliste! Si les jeunes familles migrent vers les banlieux, elles laissent le champs libre à des populations qui ne votent pas PQ...

    Si simple!!

    • Guillaume Houle - Inscrit 20 septembre 2013 10 h 08

      M. Wandelmaier,


      Les électeurs qui votent pour le Parti Québécois sont des citoyens comme les autres.

      Ils ont droit à des services comme tout le monde.

      Merci de respecter vos concitoyens.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 21 septembre 2013 09 h 39

      Mr Houle..C'est madame Wandelmaier..Merci!

      Votre réponse tombe à côté du sujet...Personne ne manque de respect à personne ici...C'est une simple constatation basée sur une réalité...Les familles québécoises pur-laine migrent de plus en plus vers les banlieux, laissant l'ile de Monréal aux différentes communautés d'immigrants. C'est un fait...et ce fait ne fait pas l'affaire du stratégiste qu'est Mr Lisée.

  • Franklin Bernard - Inscrit 20 septembre 2013 08 h 58

    Quiconque doit emprunter l'autoroute Bonaventure...

    ...et le Pont Champlain pour rentrer chez lui sur la rive sud, dans l'enfer de l'heure de pointe quotidienne, de 15h.30 à 18h.30 ne peut que se méfier des grands projets gouvernementaux concernant la Ville de Montréal. Pendant l'heure complète que dure le trajet du bas de la rue Université jusqu'à la rive sud, on a largement le temps de ruminer l'imprévoyance, l'irresponsabilité et l'impéritie qui ont prévalu lors des aménagements effectués il y a quelques années au réseau routier aux abords de ce point névralgique. Ces grands urbanistes n'ont rien trouvé de mieux que d'aménager en tout et pour tout 2 voies de circulation (oui, DEUX!) pour les dizaines et les dizaines de milliers de voitures qui doivent passer par là tous les jours. Et ce n'est pas comme s'il n'y avait pas eu la place. Il suffit d'aller voir pour le réaliser.

    De plus, les résidents de l'Île-des-Soeurs sont non seulement complètement pris en otage dans cet enfer, mais on on leur a alloué royalement 1 voie pour entrer sur l'Île. UNE voie! Pour 20,000 habitants. Et pour ceux qui doivent emprunter l'autoroute 15 (où l'enfer est encore pire), là aussi, il n'y a qu'une voie. Bien des propriétaires de l'Îlde-des-Soeurs essaient de vendre leur popriété à l'heure actuelle et n'y arrivent pas, entre autre à cause de ce problème. Et la valeur de leur immeuble se déprécie de jour en jour.

  • Franklin Bernard - Inscrit 20 septembre 2013 09 h 06

    Et quand va-t-on retrouver une ville débarrassée de ces chantiers anarchiques?

    De ces rues barrées avec la pire désinvolture? De ces déviations sans queue ni tête? Débarrassée aussi de ce système de circulation et de feux rouges manifestement géré par de parfaits incompétents? Montréal doit être la seule «grande» ville en occident où, face à l'augmentation du trafic urbain, au lieu d'essayer de fluidifier la circulation, on fait tout pour la ralentir volontairement et la bloquer.

    Débarrassée aussi de sa crasse? Débarrassée de ces chaussées défoncées, qui feraient la honte d'une ville du tiers monde? De ces commerces fermés au visage hideux. De cette mendicité galopante?

    On pourrait commencer par ça, si on veut «créer des milieux de vie plus attrayants.»

    • Sylvain Auclair - Abonné 20 septembre 2013 10 h 17

      Ah bon? Et les zones à accès payant à Londres, Stockholm, Milan, vous connaissez?

    • Franklin Bernard - Inscrit 20 septembre 2013 11 h 06

      Et le rapport avec ce que je dis, M. Auclair?

    • Mickael Morin - Inscrit 20 septembre 2013 15 h 15

      Donc, ce que vous voulez c'est que la ville effectue des travaux sur les routes, mais sans les bloquer.....

      Puisque d'une part vous critiquer le nombre de travaux qui bloquent les rues et d'autre part vous réclamé plus de travaux afin de se débarasser des chaussées défoncées et autre chose.

      Pour ce qui est du tier monde, vous ne savez clairement pas ce que c'est si vous pensez que la situation est mieux qu'à Montréal..

    • Franklin Bernard - Inscrit 21 septembre 2013 01 h 05

      M. Morin, je demande que les travaux soient organisés de manière moins anarchiques, qu'ils soient réalisés avec diligence au lieu de traîner pendant des années et que les voies de contournement et les déviations soient mises en place et indiquées de manière professionnelle et sérieuse, au lieu de ces vagues panneaux oranges, généralement sans suite, posés à la va-vite par des contremaîtres qui ont d'autres chats à fouetter qu'assurer une circulation fluide autour de leurs chantiers.

  • Jean Lapointe - Abonné 20 septembre 2013 09 h 33

    Et le bruit qu'en faites-vous?

    Il y a un problème à Montréal dont on ne parle jamais je pense.

    C'est le fait que c'est très bruyant.

    Je vois mal comment on peut élever des enfants étant donné le bruit qui y règne, surtout dans certains quartiers.

    C'est insupportable pour les adultes. Je me demande si ça ne peut pas être traumatisant parfois pour les jeunes enfants.

    Et quand je parle de bruit je pense aux sirènes des pompiers, à celles de la police et à celles des ambulanciers.

    Et j'ajouterais les signaux sonores qu'on actionne pour traverser certaines rues.

    On dirait que c'est pire que jamais depuis un certain temps. On m'a dit que c' était plus fort qu'avant pour que les gens qui écoutent de la musique puissent entendre les sirènes.

    Certains soirs chez moi c'est totalement insupportable.

    Camions de pompiers, voitures de police, ambulances et le signal sonore du coin de la rue, tout cela m'empêche de dormir très souvent , surtout l'été évidemment.

    Il y a sûrement des gens qui se sont penchés sur ce problème et il y a sûrement des solutions envisagées. J'aimerais bien les connaître parce que, si ça continue comme ça, ils vont finir par nous rendre fous. Très souvent le bruit nous perce littéralement les oreilles ou nous fait sursauter.

    Et quand on a des enfants c'est sûrement une raison pour laquelle certaines personnes songent à déménager en banlieu.