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La fin pour Vision Montréal?

Louise Harel estime qu’il est trop tôt pour conclure à la disparition de Vision Montréal.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Louise Harel estime qu’il est trop tôt pour conclure à la disparition de Vision Montréal.

Éclipsé par la Coalition Montréal-Marcel Côté jusqu’au 3 novembre, Vision Montréal est-il voué à disparaître ? Même si elle demeure vague au sujet de l’avenir de son parti après les élections de l’automne, la chef Louise Harel assure que Vision Montréal continuera d’assumer ses obligations relativement à ses dettes.

 

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) ayant déterminé que la loi ne permettait pas l’existence d’une coalition de partis, Marcel Côté et Louise Harel ont annoncé dimanche que tous leurs candidats feraient campagne sous une même bannière, celle de Coalition Montréal.

 

En théorie, Vision Montréal pourrait même recueillir des dons, mais ces fonds ne pourraient être utilisés pour la campagne de la Coalition. « Nous avons convenu que [pendant la campagne électorale] tous les dons se feraient à la Coalition Montréal », a précisé Louise Harel.

 

La situation inusitée dans laquelle se retrouve Vision Montréal ne compromet pas sa survie, soutient Louise Harel. « On va continuer à respecter nos obligations », a-t-elle dit au sujet de la dette de 1,6 million découlant des élections de 2009. Quatre ans plus tard, les deux tiers de cette somme ont été remboursés, a-t-elle indiqué : « Notre institution financière est tout à fait au courant de la suite à venir et, en fait, favorise cette coalition ».

 

La chef de Vision Montréal estime qu’il est trop tôt pour conclure à la disparition de Vision Montréal : « C’est une question tout à fait prématurée. Ce sera aux membres et au comité exécutif de faire le suivi après l’élection. »

 

Les exigences de la loi

 

Le bureau du DGEQ confirme que la loi rendait impossible une coalition chapeautant plusieurs partis. « En période électorale, si on fait une campagne publicitaire conjointe, c’était pratiquement impossible de pouvoir fractionner les dépenses entre deux entités, a expliqué Carl Charest, porte-parole du DGEQ. De plus, les candidats de Vision Montréal membres de la Coalition n’auraient pas pu avoir la face de M. Côté sur leurs pancartes pour dire qu’ils font partie de ce groupe. »

 

Tant que Vision Montréal respecte les conditions de la loi, c’est-à-dire qu’il a un chef et des dirigeants désignés, qu’il produit ses rapports financiers et qu’il détient une liste de 100 membres actifs, il peut continuer d’exister, et ce, même s’il ne présente pas de candidats lors d’un scrutin, a-t-il dit.

 

Quant aux allocations versées par la Ville de Montréal aux élus pour leur budget de recherche et de soutien (anciennement secrétariat), Vision Montréal devrait y avoir droit après les élections de novembre s’il demeure un parti reconnu par le DGEQ. Au ministère des Affaires municipales, on précise que ces sommes sont destinées aux élus et sont gérées par les partis auxquels ils appartiennent.

 

En revanche, Vision Montréal devra renoncer aux allocations versées aux partis, puisque, selon les informations recueillies par Le Devoir, ces montants sont distribués aux partis en fonction des résultats des élections. Comme Vision Montréal ne présentera pas de candidats au scrutin du 3 novembre, cet argent lui échappera.

4 commentaires
  • Pierre Schneider - Inscrit 10 septembre 2013 07 h 27

    De facto

    Le parti de Louise Harel a beau exister sur papier, il est déjà mort. C'est Marcel Côté qui a pris le contrôle. Point.

  • Marie-M Vallée - Inscrite 10 septembre 2013 08 h 09

    Un autre fédéraliste notoire

    Quant à moi, Marcel Côté est un fédéraliste notoire comme Denis Coderre d'ailleurs. Blanc bonnet, bonnet blanc.

  • Michel Benoit - Inscrit 10 septembre 2013 12 h 05

    Dans un cul-de-sac annoncé depuis novembre 2009

    Le rapport financier 2012 de Vision Montréal montre une vieille dette ( élection 2009 ) totalisant 595 000 $ ( remboursement de 490 000 $ en 2013 et 105 000 $ en 2014 ).

    L'élection de Benoit Labonté aurait amené le 3 % des contrats dans les coffres du parti et la dette aurait été remboursée sans problème. Sa démission précipitée est venue brouiller les cartes. Mme Harel a donc ramassé les pots cassés...

    On doit comprendre que l'entente avec le banquier était de reporter le gros morceau du remboursement à la fin de 2013 ( après la campagne électorale 2013 ).

    On a déjà indiqué que 60 personnes avaient endossé ( maximum permis = 10 000 $ par personnes ) la dette électorale de Vision Montréal.

    Prenons pour acquis que Vision Montréal sera liquidé au cours des prochains mois et que les endosseurs rembourseront la dette du parti.

    Les élus actuels tentent de sauver leur bille... et la Coalition Montréal - Marcel Côté tente de faire de son mieux dans ce contexte en ayant qu'une seule bannière.

  • - Inscrit 10 septembre 2013 13 h 47

    Pauvre Louise Harel ...

    .. s'être acoquinée avec un vieux con servateur fédé faliste. Faut croire qu'elle a perdu la main ! Quel faux-bourdon a bien pu la piquer pour laisser ainsi le pouvoir à Coderre ? Quelle idée saugrenue que de se lier à ce personnage peu inspirant qui fait office de candidat à la mairie. Pourquoi n’a-t-elle pas pu trouver un candidat progressiste et en phase avec la société québécoise ?

    J'aurais tellement souhaité que la carrière politique de cette excellente personne se termine dans la lumière !