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Une seule bannière pour les candidats de Côté

Le candidat à la mairie de Montréal Marcel Côté
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le candidat à la mairie de Montréal Marcel Côté

Tous les candidats qui appuient l’aspirant maire Marcel Côté en vue des élections municipales feront désormais campagne sous une seule bannière. Aux côtés de Louise Harel, chef de Vision Montréal, M. Côté a annoncé dimanche la création de la Coalition Montréal-Marcel Côté, un choix rendu nécessaire pour simplifier le choix des Montréalais dans l’isoloir le 3 novembre prochain.

 

« Nous partageons la même vision […] et bientôt, la même plate-forme électorale. Cela simplifiera beaucoup nos communications. On va parler d’une coalition et non plus de partis, même si cela ne change rien aux structures de nos équipes », a soutenu dimanche Marcel Côté, en dévoilant l’identité visuelle de cette coalition nouveau cru. En fait, le nom de Vision Montréal disparaîtra des bulletins de vote. Les candidats indépendants, parfois d’ex-conseillers d’Union Montréal à qui colle parfois l’odeur de corruption associée à l’ex-administration Tremblay, porteront eux aussi les couleurs de la nouvelle entité politique.

 

Avis du DGE

 

Ce regroupement découle de l’avis du directeur général des élections du Québec, qui affirme que la loi actuelle ne permet pas l’existence d’une coalition de partis. « Seule une coalition de candidats était possible. Je n’aurais pu aller participer à une assemblée payée par Vision Montréal. Donc, cela posait toute une série de contraintes en ce qui a trait aux dépenses électorales », a soutenu Marcel Côté.

 

Pour Louise Harel, que cette nouvelle entité relègue encore plus dans l’ombre, cette coalition renommée ne signe pas pour autant la mort de Vision Montréal. « Le d.g. a tranché, mais Vision Montréal continue d’exister », a-t-elle précisé.

 

Flanqué de Mme Harel et de Marvin Rotrand, conseiller associé au comité exécutif et candidat au poste de conseiller de ville dans Snowdon, Marcel Côté affirme que la coalition porte son nom pour mieux traduire l’esprit de nouveauté qui habite cette alliance. « Je suis très direct et différent des politiciens de partis traditionnels. C’est pour ça que mon nom figure sur cette coalition. Mais la coalition prime et exprime une variété d’opinions », a-t-il dit.

 

M. Côté affirme que la naissance de cette nouvelle entité n’est pas une réaction à l’opposition à laquelle s’est heurtée Mme Harel dans l’ouest de l’île. « On a mis ensemble nos forces. Cela va unir l’est et l’ouest, les nationalistes comme les fédéralistes », a toutefois expliqué Marvin Rotrand.

 

Opération maquillage

 

Pour Denis Coderre, cette réorganisation n’est que de la poudre aux yeux. « La population n’est pas dupe. On peut essayer de faire un bel exercice de maquillage, mais c’est encore la coalition Louise Harel-Marcel Côté-Marvin Rotrand. C’est une campagne bipolaire. On ne dit pas la même chose dans l’est et dans l’ouest, mais c’est la même gang », a-t-il expliqué dimanche matin, en marge d’un rassemblement de ses candidats au centre Patro Le Prevost.

 

La disparition de Vision Montréal des bulletins de vote soulève au surplus des questions sur la transparence des finances de la Coalition, dit-il. « La réalité, c’est que Vision Montréal existe toujours. Qu’est-ce qui va arriver avec les cautions ? […], Avec la dette de Vision Montréal ? […] Il y a plein de dépenses qui ont été faites. Qu’est-ce que le DGEQ pense de ça ? » Vision Montréal traîne en effet une dette de plus de 550 000 $.

 

M. Coderre, qui se garde toujours de dévoiler le contenu de sa plate-forme électorale, s’est limité à dire qu’il créera un poste d’inspecteur général et « dépolitisera » les appels d’offres. Il prendra des engagements en matière d‘infrastructures, de transports et de ville intelligente, mais a répété qu’il ne toucherait pas aux frontières actuelles des arrondissements. « Nous ne toucherons pas aux territoires des arrondissements ni au nombre des élus. Au lieu de faire une bataille de la centralisation contre la décentralisation, on va parler d’efficience, d’efficacité et de cohérence », a-t-il dit.

1 commentaire
  • Pierre Schneider - Inscrit 9 septembre 2013 08 h 01

    Financement Coderre

    Avant d'esquiver et de passer à un autre appel, comme il le faisait à la radio, Denis Coderre doit d'abord expliquer comment il a pu laisser faire les acteurs mis en lumière par la Commision Charbonneau financer ses élections au fédéral pendant des années.