Les pancartes électorales seront de retour

En 2009, les candidats à la mairie de Montréal Gérald Tremblay et Louise Harel s’étaient entendus pour mener leur campagne électorale sans affiches. Mais cette trêve est maintenant chose du passé, puisque la campagne municipale de 2013 devrait marquer le retour des pancartes électorales dans les rues de la métropole.

 

Marcel Côté reconnaît d’emblée qu’il devra accroître sa notoriété s’il veut occuper le siège de maire de Montréal. Avoir son visage placardé partout en ville devrait l’aider dans cette tâche. « Je vais avoir des pancartes dans les rues de Montréal parce que je ne suis pas connu. Il faut que je me fasse connaître par les gens de Montréal », admet-il.

 

« Je n’ai pas le choix. C’est démocratique. Si on veut augmenter le taux de participation aux élections, il faut que les gens sachent pendant un mois qu’il y a une élection qui s’en vient », dit-il avant d’ajouter, sourire en coin : « Les plus belles pancartes, naturellement, seront les nôtres ».

 

Voter, ce n’est pas simple

 

Dans l’équipe de Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, l’idée de se priver de pancartes ne semble même pas avoir été envisagée. « C’est un élément essentiel pour que les gens puissent bien identifier quels candidats se présentent aux différents postes de maires et de conseillers, estime l’attachée de presse de M. Bergeron, Catherine Maurice. Surtout à Montréal, c’est tellement compliqué. Il y a des endroits où les gens auront à voter cinq fois. »

 

Du côté de l’équipe de Denis Coderre, on refuse de se prononcer sur la question. « On ne fait pas de stratégie ouverte. La campagne commence le 20 septembre », s’est bornée à dire l’attachée de presse de M. Coderre, Isabelle Perreault.

 

Mélanie Joly aura aussi ses pancartes, a indiqué son attaché de presse Frédéric Lepage.

 

Pollution visuelle

 

Rappelons que l’affichage partisan sera autorisé lorsque la campagne électorale sera officiellement lancée, soit le 20 septembre prochain. Les pancartes devront toutefois être retirées du domaine public au plus tard 15 jours après le jour du scrutin.

 

En 2009, Louise Harel avait été la première à s’engager à ne pas tapisser la ville d’affiches électorales. L’ex-maire Gérald Tremblay lui avait emboîté le pas quelques semaines plus tard. Pour expliquer sa décision, il avait invoqué les nombreuses plaintes de citoyens qui considéraient cet affichage comme de la pollution visuelle et un gaspillage de plastique et de papier.

 

À Québec, Régis Labeaume avait aussi banni l’affichage électoral sur le domaine public en 2009.

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