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Louise Harel veut connaître le contenu des wagons qui circulent à Montréal

Louise Harel (au centre) déposera une motion pour demander à Québec et à Ottawa d’agir. Elle était accompagnée de Véronique Fournier, conseillère, et de Benoît Dorais, maire du Sud-Ouest.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Louise Harel (au centre) déposera une motion pour demander à Québec et à Ottawa d’agir. Elle était accompagnée de Véronique Fournier, conseillère, et de Benoît Dorais, maire du Sud-Ouest.

Plus d’un mois après la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, les villes ignorent toujours de façon précise quelles matières dangereuses transitent par train sur leur territoire. La chef de Vision Montréal, Louise Harel, entend déposer une motion à la séance du conseil municipal du 26 août prochain afin de réclamer de Québec et d’Ottawa qu’ils forcent les compagnies ferroviaires à plus de transparence.

 

La Loi sur la sécurité civile adoptée en 2001 par l’Assemblée nationale prévoit, à l’article 8, que toute personne dont les activités peuvent causer un sinistre majeur doit fournir aux municipalités locales les informations relatives la nature du risque. Or, cet article n’a jamais été mis en oeuvre, faute d’un règlement d’application.

 

Comme elle ne détient pas d’informations précises sur les matières dangereuses transportées sur son territoire, les voies utilisées et la fréquence des convois, la Ville de Montréal n’est pas en mesure d’élaborer son Plan de sécurité civile, déplore Louise Harel.

 

La chef de Vision Montréal tentera lundi prochain d’obtenir l’appui du conseil municipal pour réclamer du gouvernement qu’il passe à l’action. Sa motion interpelle aussi le gouvernement fédéral afin qu’il revoie sa législation et exige des entreprises ferroviaires qu’elles informent le Centre de sécurité civile des matières dangereuses qui sont transportées.

  

Accident de 2011 dans Pointe-Saint-Charles

 

Lors d’une conférence de presse lundi, le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoît Dorais, a relaté l’incident survenu en 2011 dans Pointe-Saint-Charles alors que quatre wagons d’un convoi ferroviaire avaient déraillé. Comme les wagons ne contenaient que des pastilles de plastique, les conséquences ont été limitées, mais il aurait pu en être autrement si le train avait transporté des matières inflammables ou toxiques, a-t-il expliqué.

11 commentaires
  • Mario Leroux - Inscrit 20 août 2013 04 h 39

    Matières dangereuses

    J'ai travaillé au Ministère de la Sécurité publique,en sécurité civile,et si je me souviens bien il y a environ une dizaine de matières dangereuses qui circulent par train dans la grande région de Montréal.Comme matières inflammables on pense à l'essence et au propane;pour les toxiques,il y a l'ammoniaque,l'acide chlorhydrique et sulfurique et possiblement le dioxyde de soufre.J'en oublie mais l'information est connue ou devrait l'être des conseillers en sécurité civile qui travaillent pour le MSP.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 20 août 2013 13 h 42

      Toutes ces matières et bien d’autres peuvent se retrouvée dans des camions sur presque l’ensemble du réseau routier, a l’exception des rues résidentielles ou le droit de circuler pour les véhicules lourds est très restreint. Et simplement pour faire le plein de leurs réservoirs, les stations d’essence ont besoin d’un approvisionnement qui se fait par de très gros camions, quelques fois composés de deux citernes, dont le potentiel explosif est très élevé. D’ailleurs au lendemain de l’attaque sur les tours du World Trade Center ont expliquait bien qu’intrinsèquement des actes terroristes pouvaient être perpétrées facilement au cœur de nos villes simplement en piègent ce genre de camion, sans même que le conducteur ne le sache.

      Hors les villes ne sont pas informées du parcours de ces véhicules routiers et personne ne le demande. Le risque n’est pourtant pas si différent.

    • Mario Leroux - Inscrit 20 août 2013 13 h 48

      L'ammoniaque et le dioxyde de soufre par camion....non.Les autres oui mais en plus petites quantités que par train.

  • Pierre Labelle - Inscrit 20 août 2013 06 h 29

    Transposition....

    Oui nous avons tous parfaitement le droit de savoir ce que ces trains transporte dans nos villes. Tu es non-fumeur; accepte-tu que nous allions fumé dans ta maison ou dans ta voiture? La fumée secondaire est dangereuse me dira-tu et tu a probablement raison, alors je te respecte et j'irai fumé à l'extérieur. Entrepose-tu de l'essence ou autre matière hautement inflammable dans ta maison? La réponse est probablement Non, à moins d'être irresponsable;. Alors pourquoi tolèrent-on le transport de matières dangereuses à travers nos villes et villages, à proximité de nos foyers, de nos cours d'écoles là ou s'amuse nos enfants...... Se taire devant de tels situations c'est être irresponsable.

    • Stéphane McKenzie - Inscrit 20 août 2013 11 h 28

      Vous posez une très bonne question par rapport au transport des matières dangereuses, pourquoi tolérer leur transport dans nos villes et villages... Comme amorce de réflexion, je vais vous poser une question: est-ce que vous êtes pour ou contre le transport de matières radioactives car il s'en transporte régulièrement sur les routes aux Québec. Vous devriez être contre car "on dit" que c'est très dangereux la radioactivité. Ainsi, nous devrons fermer les départements de médecine nucléaires car leurs isotopes radioactifs doivent être livrés de leur lieu de production jusque dans nos hôpitaux... Ça passe dans nos villes... On fait quoi avec tous les autres produits qu'on utilisent dans notre quotidien qui nécessitent des intrants dangereux si on ne peut plus les transporter? Sommes nous prêts à ne plus rouler avec nos voitures? À ne plus utiliser notre BBQ?

  • Franklin Bernard - Inscrit 20 août 2013 09 h 21

    Lisez bien

    «La Loi sur la sécurité civile adoptée en 2001 par l’Assemblée nationale prévoit, à l’article 8, que toute personne dont les activités peuvent causer un sinistre majeur doit fournir aux municipalités locales les informations relatives la nature du risque. Or, cet article n’a jamais été mis en oeuvre, faute d’un règlement d’application.»

    Voir cet article du Devoir: «http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

    Article 8 de cette loi: «Toute personne dont les activités ou les biens sont générateurs de risque de sinistre majeur est tenue de déclarer ce risque à la municipalité locale où la source du risque se situe.»

    Ça fait beaucoup de monde dans le cas de lac-Mégantic. Bien sûr, la MMA, mais aussi les propriétaires du pétrole transporté, le CP et le CN dont le réseau était emprunté par la MMA, et combien d'autres encore?

    Adoptée en 2001, donc sous un gouvernement péquiste, dont le ministère de la sécurité publique (Ménard) a disposé d'à peu près un an pour rédiger le règlement d'application, ce qui est un délai relativement court. Par la suite, les libéraux de John James Charest (Chagnon, Dupuis, Dutil) ont eu 10 ANS pour rédiger le règlement en question. Ce qu'ils n'ont jamais fait.

    Sans autre commentaire.

    • Mario Leroux - Inscrit 20 août 2013 11 h 11

      Le transport des matières dangereuses est exclu.....c'est un règlement fédéral qui l'encadre.Le sens de l'article 8 se résume par cet exemple:imaginez une entreprise qui entrepose dans des réservoirs de l'ammoniaque pour opérer son usine.....cette entreprise devient la personne dont les activités(son procédé industriel)ou les biens(réservoirs)sont générateurs de risque.Bien sûr l'ammoniaque utilisée est transportée chez l"entreprise par rails ce qui relève du TMD.

  • Simon Chamberland - Inscrit 20 août 2013 14 h 44

    Des dizaines de transports de matières différentes à chaque jours

    Juste une petite question :

    Comment ferait-elle pour suivre chaque wagon ou camion transportant des matières potentiellement dangereuses qui traverse Montréal ? Dans l'application pratique, comment ?

    Faut que nos industries fonctionnent. On veut des produits.

    Je n'ai rien contre la demande de Mme Harel, mais dans le pratique, le quotidien, comment appliquer ça ?

    • Franklin Bernard - Inscrit 20 août 2013 17 h 50

      Je ne vois pas bien la difficulté qu'il y aurait pour un transporteur à remplir un formulaire pour chaque convoi traversant Montréal et contenant des produits à risque. Quelquec chose dans le genre: «Vingt-deux wagons-citernes de tel type contenant chacun 100,000 litres de pétrole brut léger.» Où est le problème?

    • Simon Chamberland - Inscrit 20 août 2013 22 h 12

      Le problème, c'est que des milliers de wagons traversent Montréal chaque jours. Encore plus de camions, et les camions sont plus dangereux.

      On fait quoi avec ces formulaires ? Qui les suit ? Qui les collecte ? À quel coût ? Chaque camion ou chaque train entrant sur le territoire arrête pour remplir un formulaire avec heure d'entrée et de sortie, itinéraire prévu ?

  • France Marcotte - Abonnée 20 août 2013 18 h 00

    Quoi, on ne le savait pas encore?

    Il faut poser le regard sur tout pour que les lois soient appliquées?

    Il faut surveiller tout le temps?

    Quand on baisse la garde on devient responsable qu'il se passe n'importe quoi?

    Qu'apprendrons-nous dans 25 ans que nous aurions dû regarder?