Élections municipales - Coderre rafle tous les élus de Saint-Léonard

«Il y a des pommes pourries dans tout. La vaste majorité, la très vaste majorité, est composée de gens qui sont honnêtes.» –Denis Coderre, à propos des anciens membres d’Union Montréal
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir «Il y a des pommes pourries dans tout. La vaste majorité, la très vaste majorité, est composée de gens qui sont honnêtes.» –Denis Coderre, à propos des anciens membres d’Union Montréal

Le candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre a recruté cinq nouveaux candidats, tous des élus actuels de l’arrondissement de Saint-Léonard et anciens membres du parti d’Union Montréal.

 

Il s’agit du maire d’arrondissement Michel Bissonnet, des conseillers de Ville Dominic Perri et Robert L. Zambito, ainsi que des conseillers d’arrondissement Mario Battista et Lili-Anne Tremblay.

 

M. Bissonnet a été élu maire de Saint-Léonard pour la première fois en 2008. Avant de devenir un élu municipal, il a été député libéral à l’Assemblée nationale pendant 27 ans. Dominic Perri est aussi un élu municipal de longue date. Il a été porté au pouvoir pour la première fois en 1982. M. Battista en est à son sixième mandat comme conseiller d’arrondissement. De son côté, Robert L. Zambito a fait son entrée sur la scène politique municipale en 1986, à Saint-Léonard. Mme Tremblay est conseillère depuis 2009. M. Battista, M. Zambito et M. Perri ont tous les trois été conseillers alors que Frank Zampino était le maire de Saint-Léonard, entre 1990 et 2008.

 

Commission Charbonneau

 

Lors des audiences de la commission Charbonneau en avril, Frank Zampino, qui a été président du comité exécutif de Montréal, avait expliqué que c’est M. Bissonnet qui l’avait introduit dans le monde de la politique municipale. Certains témoins devant la commission Charbonneau avaient identifié M. Zampino comme étant un de ceux qui avaient mis en place un présumé système de partage des contrats à la Ville, dans les années 2000. M. Zampino avait nié avoir eu connaissance qu’un tel système existait. Union Montréal avait été dissous l’année dernière.

 

M. Coderre estime que les anciens d’Union Montréal qu’il a récemment recrutés sont des élus d’expérience, qui n’ont rien à se reprocher. « Il y a des pommes pourries dans tout. La vaste majorité, la très vaste majorité, est composée de gens qui sont honnêtes et qui travaillent pour les citoyens », explique M. Coderre, au sujet des anciens membres d’Union Montréal. L’Équipe Denis Coderre compte plus d’une quinzaine de candidats issus des rangs d’Union Montréal. La semaine dernière, M. Coderre avait réussi à recruter le conseiller d’Ahuntsic-Cartierville et président du conseil de la Ville de Montréal, Harout Chitilian. En outre, Lionel Perez, maire intérimaire de Côte-des-Neiges -Notre-Dame-de-Grâce et ancien membre d’Union Montréal, a lui aussi rejoint récemment les rangs d’Équipe Denis Coderre.

 

Le candidat à la mairie précise que son parti compte aussi des anciens membres de Vision Montréal, comme Anie Samson, Chantale Rouleau ou encore Suzanne Décarie. La campagne de recrutement bat son plein sur la scène municipale.

 

« C’est sûr que présentement, tout le monde fait des téléphones de tous bords », explique M. Coderre. Son parti a multiplié les annonces de nouvelles candidatures ces derniers jours, et compte présenter d’autres recrues « la semaine prochaine », prévoit M. Coderre.

 

Marcel Côté

 

Pour sa part, le candidat à la mairie Marcel Côté annoncera de nouvelles candidatures « dans le courant du mois d’août », explique Olivier Lapierre, le porte-parole adjoint de M. Côté. « Il y aura beaucoup de sang neuf », précise M. Lapierre. La plupart des personnes que M. Côté a approchées en sont « à leur première expérience au niveau municipal ». Une fois en place, le parti de M. Côté comptera au moins un ancien d’Union Montréal, à savoir Marvin Rotrand, qui est conseiller de Ville pour Côte-des-Neiges -Notre-Dame-de-Grâce. Toutefois, le parti « Coalition Montréal-Marcel Côté » doit encore attendre de recevoir une “autorisation” du Directeur général des élections du Québec avant de présenter officiellement des candidats, précise M. Lapierre.

18 commentaires
  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 10 août 2013 01 h 16

    Saint-Léonard....

    Ce secteur possède son histoire. Il n'est pas incongru de se demander quels sont les motifs réels des élus de cette aglomération dans cette décision.

    La Commission Charbonneau va sûrement l'investiguer.

  • Yves Côté - Abonné 10 août 2013 03 h 12

    Les libéraux...

    Les libéraux montent à l'offensive en commençant par Montréal...
    Il leur faut se sortir du guépier dans lequel leurs chefs divers et variés les ont placés. Pour cela, ils prendront toutes les places disponibles. Et cela, peu importe avec quelle équipe ils le feront...
    L'avantage dont ils disposent et sur lequel ils commencent à compter est la discrétion du vers qui trouve secrètement à se nourrir dans la pomme.
    Dans la tempête de faussetés qu'ils lanceront, y aura-t-il vraiment quelques-uns d'indépendants en face pour se tenir droit debout ? Il faut plus que l'espérer, il faut surtout faire pour que cela soit : il faut souhaiter que des non-politiciens se lèvent et prennent la parole, mais qu'ils soient élus pour nous représenter. Cette place qui jamais ne devrait être abandonnée par nous, citoyens.

    La bataille municipale va être rude et elle le sera de plus en plus au fil des jours.
    C'est déjà tout tracé !
    Faudra que le Directeur des Elections et ses surveillants soient des plus attentifs dès aujourd'hui. Même si "aujourd'hui", c'est déjà tard...
    Les Montréalais qui tiennent à un minimum de propreté électorale doivent dès lors tenir leurs candidats à l'oeil.
    Autrement, tout va doucement et "naturellement" glisser du côté tangent, en matière de comportement et de financement de campagne.

    Le carcajou blessé et affamé ne devient-il pas toujours plus dangereux au gré du temps qui passe ?

    Vive le Québec libre !

  • André Chevalier - Abonné 10 août 2013 05 h 23

    Recyclage

    Ces anciens élus d'Union Montréal se comporteront-ils différemment de l'époque où ils étaient les témoins aveugles, passifs et silencieux des magouilles de Frank Zampino et Bernard Trépanier?

  • Pierre Labelle - Inscrit 10 août 2013 06 h 58

    Denis La Palice

    Quelle découverte étonnante; "il y a des pommes pourries dans tout", il voulait probablement dire: partout. Et foi de Denis il faut le croire, car lui il a une expérience passé des pommes trop mûres voire taler; "les commandites," ça vous dit quelque chose.... Montréal mérite mieux qu'un regroupement de libéraux sous la houlette d'un Coderre, qu'ils proviennent du PLC ou du PLQ, les deux ont un grand ménage à faire avant qu'on leur fasse à nouveau confiance. Montréal a besoin du sang neuf, de jeunes candidats (es), de nouvelles idées et non de formules stéréotyper à saveur populaire.

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 10 août 2013 07 h 01

    Les pommes

    Monsieur Coderre a raison: il y a des pommes pourries dans tout.

    Mais était-il nécessaire d'aller recruter dans le verger?

    Desrosiers
    Val David

    • Laura P. Lefebvre - Inscrite 11 août 2013 03 h 59

      Votre commentaire est dans le mille. En peu de mots, vous avez dit tout.

      Une réflexion qui mérite justement de bien réfléchir avant de voter Coderre.

    • Pierre Valois - Abonné 12 août 2013 01 h 16

      Philosophons deux secondes (deux minutes seraient-elles trop longues pour M. Coderre?).

      Si M. Coderre sait qu'il y a des pommes pourries dans tout, son parti constituant fort probablement un tout; est-il en mesure de nous dire quelle est la partie de son tout qui est pourri?

      Est-ce un peu pourri ou un preu pourri dans son parti?

      Puis, s'il sait (c'est ce qu'il prétend) qu'il y a du pourri en quelque part, pourquoi ne l'a-t-il pas dénoncé?

      S'il ne l'a pas fait, pourquoi ne l'a-t-il pas fait?

      Serait-ce parce qu'il ne le savait pas?

      Et s'il ne le savait pas, pourquoi nous dit-il qu'il y a des pommes pouries dans tout?