Élections municipales montréalaises - Les candidats à la mairie courtisent les cyclistes

Le réseau cyclable de Montréal s’est beaucoup développé, ces dernières années, et la métropole est aujourd’hui considérée comme la meilleure ville cycliste en Amérique du Nord.
Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Le réseau cyclable de Montréal s’est beaucoup développé, ces dernières années, et la métropole est aujourd’hui considérée comme la meilleure ville cycliste en Amérique du Nord.

Les candidats à la mairie de Montréal courtisent assidûment les cyclistes, qui forment pour la première fois un groupe de pression incontournable dans une campagne électorale au Québec.

Aménagement de nouvelles pistes cyclables, campagne de sensibilisation contre l’ouverture intempestive de portières, déneigement de voies cyclables en hiver, et ainsi de suite : les partis municipaux rivalisent d’imagination pour obtenir l’appui des adeptes du vélo. Montréal est considérée comme la meilleure ville cycliste en Amérique du Nord, avec plus de 900 000 adeptes du deux-roues, et ça se reflète sur le terrain politique.

 

L’ancien journaliste Philippe Schnobb, candidat de l’Équipe Denis Coderre, a rencontré la semaine dernière un groupe informel de cyclistes de la Coalition vélo de Montréal pour sonder leurs besoins. Équipe Coderre fera une place importante au vélo dans sa plateforme électorale, indique M. Schnobb, qui se déplace sur deux roues été comme hiver. « C’est clair qu’il y a de plus en plus de cyclistes et un lobby du vélo à Montréal. Tant mieux », dit le responsable des transports au sein d’Équipe Coderre. Il est candidat au poste de conseiller dans le district Saint-Jacques, au centre-ville de Montréal.

 

Plateforme ambitieuse

 

Le parti Projet Montréal, de Richard Bergeron, prépare de son côté une plateforme ambitieuse pour encourager les déplacements à vélo. Une version préliminaire du programme « vélo » du parti, obtenue par Le Devoir, met de l’avant une vingtaine de propositions.

 

« Il faut augmenter la sécurité et la fluidité des déplacements à vélo », dit Magali Bebronne, coauteure du programme cycliste de Projet Montréal. Elle fait partie d’un groupe informel de cyclistes très actif à Montréal, été comme hiver.

 

Projet Montréal propose d’améliorer le passage des vélos sur les ponts et sous les viaducs, où les cyclistes se sentent souvent menacés par les voitures. Plusieurs grandes artères, comme Saint-Denis, Saint-Laurent, Papineau ou De Lorimier, passent sous deux voies ferrées qui traversent l’île d’est en ouest. Dans ces tunnels sombres et étroits, les vélos se font frôler par les véhicules sur des chaussées pleines de trous. « On a l’impression de jouer au loto quand on passe sous ces infrastructures-là », dit Magali Bebronne. Un cycliste a même reçu une contravention la semaine dernière pour avoir roulé sur le trottoir du « tunnel de la mort », rue d’Iberville, réputé comme un endroit dangereux pour les cyclistes et pour les automobilistes.

 

La plateforme de Projet Montréal propose davantage de marquage au sol pour délimiter des endroits réservés aux vélos, notamment aux intersections. Le programme suggère aussi d’étudier le virage à droite aux feux rouges pour les vélos, avec priorité aux piétons ; le passage des vélos aux feux pour piétons (avec priorité aux piétons) est aussi envisagé, après étude. Projet Montréal propose en outre de déneiger beaucoup plus de pistes cyclables en hiver. Le nombre de cyclistes hivernaux a augmenté de façon considérable l’an dernier.

 

Tous les partis, y compris la coalition entre Marcel Côté et Louise Harel de Vision Montréal, proposeront d’étendre considérablement le réseau cyclable.

13 commentaires
  • Michel Benoit - Inscrit 23 juillet 2013 05 h 31

    Et les 50 millions de bixidollars perdus....

    Depuis 2009, nos élus montréalais dorment au gaz avec les bixidollars...

    L'aventure bixi est une catastrophe financière depuis 2009. Les montrealais perdrait 50 millions si on fermait les portes demain matin.

    L'administration montréalaise a camouflé les investissements dans 4 comptabilités différentes ( Société de vélo en libre-service, Stationnement Montréal ( bornes bimodales ), Agglomération de Montréal (3 ans de promotion avec Morrow Communication ) et Ville de Montréal ( 15 millions en recherche et développement ).
    On aurait donc perdu des bixidollars ( dette actuelle de 32 millions ) avec les 25 000 vélos vendus.

    En échange d'une liste potentielle de 40 clients ( petites villes de la côte ouest américaine ), la Société de vélo en libre-service ( Roger Plamondon, Alain Ayotte, André Lavallée au Comité Exécutif de la Ville de Montréal ) a donné l'exclusivité américaine ( officialisée avec l'annonce du contrat avec New York ) de Bixi à Mme Alison Cohen ( Alta Bicycle Share, Portland, Oregon ). En 4 ans, aucune de ces villes n'a acheté de vélos bixi.
    Maintenant, qui veut acheter le volet international de bixi avec Mme Cohen ( la seule vraie cliente de bixi ) dans les pattes ?

    Impossible depuis le départ de couvrir les frais d'opération.... avec un système qui a un coût de revient de 5 000 $ par vélo... La redistribution des vélos avec des camionnettes et remorques est coûteuse. En 2010, JFG Logistique ( le copain Jean-François Grenier --- sous-traitant pour faire la redistribution ) aurait facturé 2,3 millions à partir de son contrat de 1 million ( donc, 1,3 million en extras ).

    Des tuiles qui tombent..... échec total pour les bixi de Melbourne ( Australie ), Toronto et Ottawa-Gatineau... D'ici le 13 août, la CCN cherche des acheteurs potentiels pour ses 250 bixi. Bixi Toronto Inc. ( propriété de la Société de vélo en libre-service ) est en faillite technique et perdra ses 1000 bixi.
    Les rapports financiers 2011 et 2012 demeurent cach

    • Ronald Houde - Abonné 23 juillet 2013 10 h 15

      Michel. Le "BIXIGate" est de la poussière comparativement au beau fiasco d'infrastructures routières dans lequel nous pompons milliards après milliards en sachant bien que nous serons toujours aux prises avec un système qui n'ira qu'en se dégradant. Le Québec, et le monde occidental en général, est confronté avec un modèle de mobilité et d'occupation du territoire totalement floué, fondé sur la suprémacie du char et de la BIG maison unifamiliale en banlieue. Les modes de transport actif (piétonniers et cyclistes) combinés aux transports en commun sont une alternative peu dispendieuse en milieu urbain pour permettre aux citoyens de se déplacer et c'est un signe des temps que BIXI, et le concept de vélo en libre-service, aient réussis à devenir un succès malgré tout le magouillage qui l'a entouré.

  • Michel Benoit - Inscrit 23 juillet 2013 06 h 07

    3850 bixi montréalais et non 5120

    Selon bike-o-meter.com ( mise à jour aux 2 minutes ), il n'y aurait pas plus de 3850 vélos bixi montréalais. Cette situation s'est confirmée en consultant le site web vers très tôt ( 5 H. du matin ). Toutefois, on paie pour redistribuer 5120 vélos....

    De plus, selon une étude (École Polytechnique ), on aurait déplacé quotidiennement pour rien jusqu'à 2000 vélos.

    La réalité.... Montréal n'aurait jamais eu plus de 4200 bixi ( confirmation de Michel Philibert, Responsable des Communications en octobre 2009 pendant la campagne électorale ).

    Depuis le début, Bixi manque de transparence et a gaspillé largement les fonds publics.... le mal est fait.... Il faut récupérer les bixi de Toronto et d'Ottawa et mieux contrôler les dépenses d'opération.

    Le contrat de redistribution des vélos (JFG Logistique ) de 5 ans ( plus renouvellement possible de 5 ans ) vient à échéance en fin de 2013. En 2011 ( plan de sauvetage ), JFG Logistique a racheté en cachette les 7 camionnettes et remorques...

    A-t-on vraiment 37000, 42000 ou 50000 abonnés ? C'est flou...

    Les villes américaines ont besoin des subventions du Gouvernement Fédéral pour être capables d'acheter le système de vélo en libre-service ( le système doit alors être fabriqué aux États-Unis ). La fabrication américaine est commencée discrètement
    ( plan B de Mme Cohen - Alta Bicycle Share ).

    De plus, l'entreprise montréalaise 8D Technologie poursuit ( bris de contrat relié au système central ) la Société de vélo en libre-service pour 26 millions.

    La Commission Charbonneau ( phase 2 ) devrait-elle être au rendez-vous avec BIXI ?

    On reparlera sûrement beaucoup de Bixi pendant la campagne électorale d'ici le 3 novembre 2013...

    Source ... 1000 heures de recherche personnelle....
    et utilisation de la période de questions du public au Conseil Municipal
    depuis novembre 2010
    ( mbenoit56@hotmail.com pour en savoir plus... )

  • Sylvain Auclair - Abonné 23 juillet 2013 08 h 10

    Ce que je désirerais plutôt...

    c'est pouvoir faire du vélo partout en sécurité. Il faudrait entre autres revoir les règles entourant le pavage des rues; très souvent, on doit circuler là une une tranchée a été creusée et rebouchée à la va-vite, ou bien à la limite de la zone centrale repavée, alors que la zone de stationnement ne l'est pas.
    Et les zones où les autos n'ont pas le droit de tourner en début de cycle sont dangereuses, parce que les autos qui s'apprêtent à tourner à droite s'avancent et bloquent les vélos qui, à leur droite, voudraient aller tout droit.

    • Franklin Bernard - Inscrit 23 juillet 2013 09 h 21

      Les autos s'avancent à droite, devant la piste cyclable, pour laisser le moins de place possible aux cyclistes, parce qu'immanquablement, malgré leur intention évidente de tourner à droite, indiquée par leur position et leur clignotant, un/une cycliste trouvera moyen de se faufiler sur leur droite au moment où le feu passe au vert et qu'elles tournent. Dangereux et irresponsable de la part des cyclistes. Ça m'arrive deux ou trois fois par jour. Je ne sache pas que le cycliste ait cette priorité. Il doit ou s'arrêter ou dépasser à gauche s'il le peut, comme le ferait une auto, et non essayer de passer à tout prix dans le petit espace qui reste à droite.

    • Simon Chamberland - Inscrit 23 juillet 2013 10 h 40

      M. Auclair,

      Quand j'étais plus jeune et vivais en ville, je roulais sur un vieux vélos lourd. Quand une voiture me faisait ça, je faisais exprès pour produire une petite collision en poursuivant mon chemin. Avec ma taille (1,91 m) personne ne sortait de sa voiture pour rouspèter.

    • Simon Chamberland - Inscrit 23 juillet 2013 10 h 45

      M. Bernard,

      Au lieu ne narguer et d'écoeurer les cyclistes, dont le temps est au moins aussi précieux que le vôtre, je vous suggère de respecter le code de la sécurité routière qui prescrit la priorité aux vélos dans cette situation et de vérifier si un vélo arrive.

      Sinon, une malchance finira par arriver et vous pourriez blesser ou tuer un cycliste ou un cycliste décidera de ne pas se laisser intimider.

    • Franklin Bernard - Inscrit 23 juillet 2013 12 h 01

      M. Chamberland, au lieu de m'accuser de tous ces maux imaginaires, dont on se demande ce qu'ils viennent faire dans votre argumentation (si on peut appeler cela une argumentation), alors que je ne fais que donner une explication, je vous suggère de vérifier vous-même le code de la sécurité routière: si le cycliste qui arrive EN FACE de moi et traverse la rue sur laquelle je m'apprête à tourner à droite, a la priorité, il n'en va pas de même de celui qui arrive DERRIÈRE MOI à ma droite.

      Voici qui devrait vous éclairer:

      « http://saaq.gouv.qc.ca/securite_routiere/comportem »

    • Franklin Bernard - Inscrit 23 juillet 2013 13 h 53

      De plus, M. Chamberland, votre deuxième commentaire montre à quel point vous faites vous-même honneur aux cyclistes. Parce que vous mesurez 1 m. 91, vous vous arrogez le droit de provoquer volontairement une collision? Et si l'automobiliste sort de son auto pour protester, vous allez lui casser la figure? Vous êtes donc un tenant de la loi du plus fort? Pas très logique, votre philosophie.

      Enfin, observez la photo qui accompagne cet article: le feu est rouge, mais manifestement les cyclistes n'ont aucunement l'intention de s'arrêter, la plupart ont déjà brûlé le feu, et une piétonne va être obligée, elle, de s'arrêter pour les laisser passer. Je ne sais pas qui «nargue et écoeure» qui ici

  • Franklin Bernard - Inscrit 23 juillet 2013 09 h 26

    Et l'état des chaussées?

    Moi, je m'intéresserai aux candidats/tes qui parleront d'un plan sérieux de repavage des rues, qui sont en train de devenir un véritable cauchemar, une peste hideuse qui ne fait pas honneur à Montréal, et un danger réel pour les deux roues motorisés. J'invite tous les candidats/tes à venir faire une balade à l'arrière de ma moto pour leur faire comprendre à quel point l'inaction de la Ville de Montrréal en ce domaine n'est rien moins que criminelle.

  • Simon Jean - Inscrit 23 juillet 2013 16 h 45

    M Schnobb n'a jamais '' consulté ''.

    M Schnobb a confirmé verbalement à M P-L Auclair, membre fondateur de '' Coalition Vélo Montréal '' n'avoir jamais rencontré un groupe informels de membres de cette coalition. Il s'agirait '' d'un malentendu ''.