​Élections à Montréal - Le français doit être un enjeu, selon le MQF

Le Mouvement Québec français (MQF) entend s'impliquer dans la campagne électorale municipale à Montréal.

Le président du MQF, Mario Beaulieu, veut s'assurer que la question linguistique fasse partie des enjeux des candidats à la mairie.

M. Beaulieu cible la campagne de la région métropolitaine, parce que plus de 85 pour cent% des 50 000 nouveaux arrivants chaque année au Québec s'y installent.

Selon lui, Montréal s'anglicise de plus en plus, et il déplore qu'aucun parti municipal n'ait encore proposé de solutions pour contrer ce phénomène.

Mario Beaulieu rappelle qu'il y a dix ans, une politique linguistique municipale a été déposée à l'Office québécois de la langue française par la Ville de Montréal; mais, à son avis, aucun progrès n'a été observé depuis. Il prétend que plusieurs services municipaux ne respectent pas les principes de la politique, notamment en transmettant des documents bilingues, en enregistrant des messages téléphoniques bilingues, et en apposant de l'affichage bilingue.

Selon le président du Mouvement Québec français, la nécessité d'apprendre le français devient peu importante si tous les services municipaux sont systématiquement disponibles en anglais.

Mario Beaulieu estime que le statut de langue officielle et commune pour le français à Montréal est essentiel afin de permettre l'inclusion de tous les citoyens et les nouveaux arrivants dans un espace public commun.

Le MQF entend talonner les candidats lors de la campagne qui s'amorce en vue des élections du 3 novembre prochain.

Le Mouvement a établi une plateforme municipale, diffusée sous forme de dépliants distribués lors des festivals et des événements estivaux. D'autres actions seront dévoilées d'ici les élections.
3 commentaires
  • Michel Barcelo - Inscrit 21 juillet 2013 13 h 40

    Français à Montréal

    Comme si la corruption en Français ne suffisait pas, avec la langue de bois des élus de tout acabit et des mafiosos de tous les partis !

  • rene poirier - Inscrit 21 juillet 2013 16 h 59

    Le Français: le ciment de notre peuple.

    La corruption de plusieurs de nos politiciens, en majorité des fédéralistes, ne doit pas nous empêcher de combattre pour la pérennité de notre langue. Sayons vigilant car la morosité politique peut nous pousser à la réddition. Le gouvernement du PLQ n'a pas fait que des dégâts sur le plan économique mais aussi du côté linguistique, particulièrement à Montréal.

  • Michel Paillé - Abonné 22 juillet 2013 22 h 57

    Un enjeu important que l'on évitera, hélas !


    Tout candidat sérieux à la mairie de Montréal prendrait de grands risques en abordant la question linguistique. Toute proposition favorable au fait français déplaira à coup sûr aux électeurs non-francophones en général, et aux anglophones en particulier. Ainsi, son élection au poste de maire pourrait être compromise.

    En fin de campagne, un candidat en difficultés pourrait aborder le sujet de manière à embarrasser ses adversaires, afin de les déstabiliser. De là à susciter le débat, il y a une grande marge.

    Bien que Montréal ait grandement besoin d’un sérieux coup de barre relativement au français, il me semble peu vraisemblable que la situation linguistique fasse l’objet d’un enjeu important à l’automne.