Mort de Villanueva : l’enquête reprendra le 26 juin

L’enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva, abattu par le policier Jean-Loup Lapointe le 9 août 2008 dans un parc de Montréal-Nord, reprendra le 26 juin prochain. Cette enquête, amorcée en mai 2009, avait été paralysée en février 2011 après 103 jours d’audiences par des requêtes de la Ville de Montréal et de la Fraternité des policiers de Montréal, qui s’opposaient à l’examen public des mécanismes de sécurité des étuis d’arme à feu. Cette question est au coeur du débat, puisque le policier Lapointe disait avoir craint d’être désarmé lors de l’intervention. En avril dernier, la Cour supérieure a rabroué la Ville de Montréal et la Fraternité de ses policiers, rejetant la requête et les accusant toutes deux de faire de l’obstruction à l’enquête du juge André Perrault, qui est coroner au dossier. Le juge Perrault avait donné raison à l’avocat d’un des jeunes impliqués dans l’événement, qui avait demandé à ce qu’il se penche sur cette question, car il est impossible, selon lui, de désarmer un policier en raison du mécanisme de verrouillage des étuis d’armes à feu. Pour obtenir un éclairage sur la question, le juge Perrault a assigné à témoigner le chef de la section de l’armurerie du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Christian Nantel, et un armurier du SPVM, Alexandre Limoges. La mort de Fredy Villanueva avait provoqué une violente émeute le lendemain et les tensions étaient demeurées vives dans le secteur durant plusieurs jours.

2 commentaires
  • Pierre Germain - Inscrit 26 juin 2013 14 h 08

    Désarmons nos policiers

    Le SPVM, d'après la cour supérieure, fait obstruction à l'enquête du coroner! Je n'en reviens juste pas! Je n'aurais jamais cru... (Ironie, évidemment!).

    Plus sérieusement, les policiers du SPVM ne devraient pas être armés car l'expérience démontre clairement que:
    (i) ils ne savent pas se servir adéquatement de leur arme;
    (ii) ils n'ont ni la pratique ni la maîtrise pour se servir efficacement de leur arme;
    (iiI) ils n'ont pas le jugement nécessaire pour se servir de leur arme;
    (iv) presque chaque fois qu'ils dégainent, cela se termine par une bavure policière; et
    (v) porter une arme les rend paranoïaques.

    Ce devrait être comme en Grande-Bretagne où seuls 10 % des policiers sont armés, uniquement ceux qui sont vraiment qualifiés pour l'être. On n'a pas besoin d'un pistolet pour donner des contraventions, faire la circulation ou régler des chicanes de parc.

  • Pierre Germain - Inscrit 26 juin 2013 14 h 12

    Information confidentielle, prétend le SPVM? Faites-moi rire!

    Savoir comment fonctionne les mécanismes de sécurité d'un étui de pistolet est-il vraiment une information confidentielle, comme le prétend le SPVM?

    En fait, toute l'information est publique, comme le démontre, par exemple, le document suivant et les références qu'il contient:


    http://www.freepatentsonline.com/8096453.pdf

    Donc, si l'information est publiquement disponible sur le web, comment le SPVM peut-il prétendre à la confidentialité, si ce n'est que pour protéger indûment le policier en cause dans cette affaire. Obstruction à l'enquête du coroner? Il n'en fait aucun doute! Navrant!