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Coderre promet une «ville intelligente»

Denis Coderre a livré la pièce maîtresse de sa plateforme électorale devant le gratin « branché » de Montréal, mercredi, en prononçant le discours d’ouverture de la conférence Webcom.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Denis Coderre a livré la pièce maîtresse de sa plateforme électorale devant le gratin « branché » de Montréal, mercredi, en prononçant le discours d’ouverture de la conférence Webcom.

Du wi-fi gratuit partout, des capteurs qui dirigent les voitures vers les places de stationnement libres, des juges de la Cour municipale qui vous parlent sur l’écran de votre ordinateur : Denis Coderre s’engage à faire de Montréal une « ville intelligente » qui met les technologies au service des citoyens, comme Boston, New York, Chicago ou Amsterdam.


Le candidat à la mairie a livré la pièce maîtresse de sa plateforme électorale devant le gratin « branché » de Montréal, mercredi, en prononçant le discours d’ouverture de la conférence Webcom. Ce forum international a pour thème les « villes intelligentes », réputées pour leur qualité de vie et qui attirent les meilleurs cerveaux avec leur économie axée sur le savoir et l’innovation.


Tout un programme pour une ville cicatrisée par les nids-de-poule et rongée par les scandales, dont le maire a été emporté dans une affaire de corruption. Montréal a pourtant tout pour réussir avec ses universités, ses firmes de haute technologie, sa créativité et sa vigueur culturelle, a fait valoir Denis Coderre.


« Nous devons prendre ce virage vers la ville intelligente. On a besoin de volonté politique pour le faire et ce sera mon fer de lance », a déclaré le candidat à la mairie devant le parterre du Webcom, à la Société des arts technologiques (SAT).


Par exemple, une « ville intelligente » aurait donné l’alerte très rapidement lors de l’incident à l’usine de filtration Atwater, qui a donné lieu à un avis d’ébullition de l’eau le mois dernier, a expliqué Denis Coderre. La Ville a été critiquée pour le délai à alerter les 1,3 million de Montréalais, les écoles, les hôpitaux et les restaurants qui devaient faire bouillir leur eau.


Les adversaires de Denis Coderre à l’Hôtel de Ville ont réagi en affirmant que l’aspirant maire n’invente rien en proposant une « ville intelligente ». La Ville met de l’avant depuis longtemps des initiatives dites « intelligentes » - comme le paiement des parcomètres avec un téléphone mobile -, note Véronique Fournier, conseillère de l’arrondissement du Sud-Ouest pour Vision Montréal.


« Pour aller plus loin, ça va prendre tout un changement de culture dans l’appareil municipal », a-t-elle dit au Devoir.

9 commentaires
  • louis cossette - Inscrit 20 juin 2013 06 h 52

    Intelligente

    Où une ville tape-à l'œil, hpleine de " gadget"? Est -ce d'une ville virtuelle dont les citoyens ont besoin, ou une ville qui offre des services de transports en commun vraiment efficaces, des espaces verts à multiplier afin que l'on puisse s'y ressourcer, des logements à prix modiques pour les moins nantis, des équipements culturels pour tous et non seulement pour les plus nantis( ex les droits d'entrée dans les musées
    Ou aux salles de concert, hors de prix pour de nombreuses familles) . Coderre ne serait-il en somme qu'un "gadget" de plus , dont les montréalais n'ont vraiment pas besoin?

  • Vincent Bussière - Inscrit 20 juin 2013 07 h 39

    Et la neige!

    Une neige autofondante avec ça!

  • Louka Paradis - Inscrit 20 juin 2013 08 h 58

    Quelle ineptie !

    Une ville "intelligente" comme son téléphone : ça promet ! J'aime cent fois mieux que ce soit les dirigeants qui soient intelligents, et non leurs «gadgets».

    Louka Paradis, Gatineau

  • Louise Poulin - Abonnée 20 juin 2013 08 h 58

    Bonne bouffe

    ...et pourquoi pas un bon spaghetti avec ça

  • Jean Richard - Abonné 20 juin 2013 09 h 02

    N'importe quoi !

    Si c'est vraiment là la pièce maîtresse de la plate-forme électorale de l'équipe Coderre, il ne faudra pas avoir peur du vide pour élire une telle équipe. Comme programme pour une métropole, c'est n'importe quoi.