Michael Applebaum démissionne de la mairie au lendemain de son arrestation

Michael Applebaum a annoncé mardi après-midi qu'il démissionne du poste de maire, au lendemain de son arrestation sous 14 accusations de fraude, corruption, abus de confiance et complot.
Photo: - Le Devoir Michael Applebaum a annoncé mardi après-midi qu'il démissionne du poste de maire, au lendemain de son arrestation sous 14 accusations de fraude, corruption, abus de confiance et complot.

Le maire Michael Applebaum quitte ses fonctions et promet de «tout faire» pour démontrer son innocence, au lendemain de son arrestation pour 14 chefs d'accusation criminels liés à des projets immobiliers à Montréal.

Accusé de fraude, de complot, de corruption et d'abus de confiance, le maire intérimaire de Montréal tire sa révérence, comme le demandait la classe politique québécoise. La première ministre Pauline Marois, des ministres influents et tous les partis à l'Hôtel de Ville avaient réclamé son départ.

«Je maintiens mon innocence. […] J'ai l'intention de me battre comme je l'ai toujours fait et je n'ai jamais pris un sou de personne», a dit le maire sortant, au cours d'une courte allocution prononcée à l'Hôtel de Ville de Montréal, mardi après-midi.

«J'ai la profonde conviction d'avoir toujours agi dans le meilleur intérêt des Montréalais et je vais tout faire pour leur démontrer que les accusations contre moi ne sont pas fondées», a ajouté Michael Applebaum, clairement ébranlé.

«Je veux dire aux Montréalais que je les aime. Je comprends leur frustration, leur déception et leur cynisme face au climat politique des dernières années», a déclaré le maire. Il assure avoir pris «des décisions difficiles, qui ne font pas l'unanimité», mais qui ont été mises de l'avant «dans le meilleur intérêt de tous».

Course à la succession

Les élus n'ont pas attendu la décision de Michael Applebaum pour entreprendre des tractations de corridor sur les possibles candidats ou candidates à la succession du maire.

Membre de l'équipe de Denis Coderre, la mairesse de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension a suggéré le nom d'Helen Fotopulos, ex-mairesse du Plateau Mont-Royal et conseillère dans Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.

De son côté, le maire de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et membre de Vision Montréal, Réal Ménard, a vanté la candidature de Laurent Blanchard, ancien membre de l'équipe de Louise Harel.

François Croteau, maire de l'arrondissement de Rosemont-La Petite Patrie, sera le candidat de Projet Montréal. Les élus doivent absolument s'assurer de nommer un maire intérimaire «à l'intégrité sans faille» pour éviter que la police débarque de nouveau à l'Hôtel de Ville, a indiqué Richard Bergeron, chef de Projet Montréal.

«Ne vous en faites pas, les Montréalais, le meilleur est devant vous, le pire est derrière nous», a dit le chef de Projet Montréal.

Les noms d'Alan DeSousa, maire de Saint-Laurent, et de Harout Chitilian, président du conseil municipal, ont aussi été évoqués.

Avec Jeanne Corriveau

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