Outremont - Une école primaire mise à l’amende pour bruit excessif

L’amende a été remise à la suite d’une activité spéciale dans le cadre de la Semaine des services de garde, le 17 mai dernier. Quelque 200 enfants avaient alors été invités durant l’heure du dîner à bouger dans la cour de récréation sur de la musique, ce qui a généré des plaintes du voisinage.
Photo: - Le Devoir L’amende a été remise à la suite d’une activité spéciale dans le cadre de la Semaine des services de garde, le 17 mai dernier. Quelque 200 enfants avaient alors été invités durant l’heure du dîner à bouger dans la cour de récréation sur de la musique, ce qui a généré des plaintes du voisinage.

Une fête d’enfants a connu un drôle de dénouement à Montréal. L’école primaire Guy-Drummond a reçu une contravention de 270 $ par le service de sécurité de l’arrondissement d’Outremont pour bruit excessif.


L’amende a été remise à la suite d’une activité spéciale dans le cadre de la Semaine des services de garde, le 17 mai dernier. Quelque 200 enfants avaient alors été invités durant l’heure du dîner à bouger dans la cour de récréation sur de la musique, ce qui a généré des plaintes du voisinage.

 

Pétition


Outrés, la direction de l’école et les parents ont décidé de contester l’amende et de lancer une pétition à l’attention de la mairesse d’Outremont, mardi. « Nous demandons l’amendement de la réglementation afin d’enlever toute possibilité, pour l’école Guy-Drummond ou pour toute autre école sur le territoire de Montréal, que le niveau de bruit émanant d’une cour d’école soit restreint ou contraint », dit le texte qui avait recueilli 831 signatures au moment d’écrire ces lignes.


Les parents estiment que l’application du règlement municipal à une cour de récréation représente un « message d’intolérance inacceptable ». Les écoles ont le devoir de favoriser l’activité physique, dit encore la pétition.


Le président du conseil d’établissement de l’école, Jean-François Miron, estime qu’il s’agit d’un précédent préoccupant. « Les récréations, la vie dans les cours d’école, ça fait aussi partie de l’éducation. C’est là que l’énergie va sortir. Si ça ne se passe pas là, c’est où que ça va se passer ? », s’est-il indigné en entrevue au 98,5 FM.


Un règlement à abroger


À peine mobilisée, la petite communauté scolaire de Guy-Drummond peut compter sur un allié de taille. Jointe par Le Devoir, la mairesse de l’arrondissement, Marie Cinq-Mars, s’est dite abasourdie par cette nouvelle. « Pour avoir été enseignante moi-même, je suis sidérée et désolée de voir que des gens peuvent se plaindre, alors que les enfants passent la plupart de leur temps à l’intérieur », a-t-elle dit, ajoutant qu’il fallait permettre aux jeunes de faire un peu de bruit.


Pour remédier à la situation, elle croit aussi que les cours d’école ne devraient pas être visées par la réglementation sur le bruit. « Si le bruit émanant d’une cour d’école est considéré comme une nuisance, eh bien, on va abroger le règlement. En tout cas, moi, je vais en faire la proposition, a-t-elle indiqué, déterminée. Vous pouvez compter sur moi. »


Si elle critique le règlement, la mairesse Cinq-Mars ne veut toutefois pas jeter le blâme aux policiers : « On ne peut pas demander à des fonctionnaires de ne pas appliquer la réglementation. » Les policiers ont simplement fait leur travail à son avis.

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