Mosaïcultures au Jardin botanique - Compromis proposé aux détenteurs de la CAM

Les élus montréalais ont proposé un compromis aux habitués du Jardin botanique mécontents de la décision des autorités d’imposer des frais supplémentaires pendant la tenue des Mosaïcultures. À l’achat d’un passeport à 25 $, les détenteurs de la carte Accès Montréal (CAM) auront un accès illimité aux espaces extérieurs du Jardin pendant l’événement, a décrété la Ville.

Le comité exécutif de la Ville de Montréal a donné son aval à l’ajout d’un « passeport-événement » lors de sa réunion hebdomadaire mercredi matin. Ainsi, pour toute la durée des Mosaïcultures qui se tiendront du 22 juin au 29 septembre prochain, les détenteurs de la CAM (à 8 $) pourront se procurer un passeport au coût de 25 $ pour continuer de fréquenter les terrains extérieurs du Jardin botanique. Ils auront du même coup l’occasion de visiter les Mosaïcultures, un événement international d’oeuvres végétales qui effectue un retour à Montréal.


La nouvelle grille de tarifs, qui sera soumise au conseil municipal lundi prochain, propose également un passeport de 23,25 $ pour les 65 ans et plus, de 18,75 $ pour les étudiants, de 12,50 $ pour les 5 à 17 ans et de 70 $ pour les familles.


Cette décision constitue une volte-face de la part des élus. À l’origine, Espace pour la vie, qui gère le Jardin botanique, le Biodôme, l’Insectarium et le Planétarium, comptait imposer des frais de 18,75 $ aux détenteurs de la CAM pour deux visites, alors qu’en temps normal l’accès aux espaces extérieurs du Jardin botanique est gratuit.

 

Accueil mitigé


Une des membres du comité citoyen qui plaidait en faveur de l’accès gratuit au Jardin botanique a réservé un accueil mitigé à la proposition de la Ville. « Quand on considère que le passeport permet un accès aux Mosaïcultures, c’est tout de même raisonnable pour une exposition internationale, a expliqué Josée Lamarche. Cela dit, je trouve tout de même très déplorable que la Ville ait procédé de cette façon, c’est-à-dire de prendre en otage la population montréalaise alors que c’est un lieu public où, habituellement, on peut aller marcher. »


La Ville « laisse tomber » les familles moins bien nanties, qui devront se priver du Jardin botanique cet été faute de moyens, estime Mme Lamarche, qui croit que la Ville aurait mieux fait de choisir un autre site pour les Mosaïcultures.

1 commentaire
  • Franklin Bernard - Inscrit 23 mai 2013 08 h 44

    C'est une honte

    Les espaces verts de Montréal ne sont pas la proriété privée des «élus Montréalais.» Ils appartiennent à tous. Qu'on fasse payer l'entrée à une exposition spécifique temporaire, à la rigueur, d'accord. Mais celle-ci devrait se tenir dans un espace délimité et limité. Mais faire payer les gens pour jouir des espaces extérieurs entourant l'exposition en question, c'est honteux. Il y a des milliers de personnes et de familles qui veuelnt tout simplement profiter de LEURS espaces verts, entre deux hivers, et qui ne sont pas nécessairement intéressés pas les Mosaïcultures.

    C'est peu comme si on me faisait payer pour me promener sur la rue Sherbrooke aux alentours du Musée des Beaux-Arts pendant une exposition spéciale.

    Ils feraient mieux de gérer le métro, l'eau potable et les chaussées de manière responsable.