Futur pont Champlain: la pollution, source d’inquiétude sur la Rive-Sud

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	Le fédéral investit des millions de dollars chaque année pour entretenir un pont Champlain vieillissant.</div>
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir
Le fédéral investit des millions de dollars chaque année pour entretenir un pont Champlain vieillissant.

Les travaux entourant la construction du futur pont Champlain auront des effets environnementaux non négligeables, mais ils peuvent être atténués, ont expliqué les fonctionnaires de Transports Canada, lors d’une consultation publique dimanche à Brossard.

Transports Canada est présentement en train de peaufiner l’évaluation environnementale des travaux destinés à construire le futur pont. Des fonctionnaires de Transports Canada se sont déplacés à Brossard dimanche pour présenter l’évaluation au public. Le document final doit être déposé cet été, en y intégrant les commentaires de la population. La pollution sonore et l’augmentation du niveau de poussière dans l’air ont été les deux éléments qui ont le plus retenu l’intention des citoyens venus participer à la consultation, estime Vincent Jarry, directeur régional de Transports Canada.
 
Inconvénients gérables

S’il est clair que les travaux dégageront beaucoup de poussière et feront beaucoup de bruit, M. Jarry précise que ces inconvénients peuvent être gérés, afin d’en réduire les effets négatifs. « Les travaux bruyants ne pourront se faire la nuit […] et on ne permettra pas que le niveau de poussière augmente », explique-t-il. Des murs contre le bruit seront d’ailleurs construits, et il sera demandé aux entrepreneurs de régulièrement nettoyer les zones de travaux, pour limiter la poussière, particulièrement autour de la sortie de l’autoroute 15, au niveau d’Atwater ainsi que de l’Île-des-Sœurs, deux secteurs densément peuplés. Mais si l’étude environnementale ne propose pas de solutions concrètes pour l’instant, elle répertorie en fait 190 conditions que les entrepreneurs devront remplir lors de la construction, afin d’accommoder les résidants, mais aussi les animaux.

En effet, le pont Champlain n’est pas seulement utilisé par les habitants de la Rive-Sud qui souhaitent se rendre à Montréal. Sa structure accueille tous les ans des faucons pèlerins, qui y installent leurs nids. L’espèce est considérée comme vulnérable au Québec. Une des zones visées par les travaux compte aussi des couleuvres brunes, pour lesquelles il faudra trouver un nouvel habitat. De plus, l’éclairage du nouveau pont ne devra pas attirer les oiseaux migrateurs qui passent tous les ans au-dessus du pont, explique M. Jarry.

Sans oublier l’aspect esthétique : il faudra que les automobilistes qui emprunteront le pont à partir de la Rive-Sud puissent apercevoir la métropole, à l’horizon.

Le pont Champlain demeure le plus achalandé au Canada. La construction du nouveau pont devrait commencer vers 2016 et s’échelonner sur environ cinq ans.