La cuisine de rue arrive en ville

Le maire Michael Applebaum a profité d’une pause, lors de l’annonce de son projet-pilote, pour goûter à un classique de la cuisine de rue : le tacos.
Photo: - Le Devoir Le maire Michael Applebaum a profité d’une pause, lors de l’annonce de son projet-pilote, pour goûter à un classique de la cuisine de rue : le tacos.

Les Montréalais pourront combler leur petit creux avec de la cuisine de rue cet été. Mais oubliez les vendeurs de hot-dogs sur les trottoirs comme à New York : dans le cadre d’un projet-pilote, Montréal va plutôt aménager une dizaine d’emplacements au centre-ville où des camions alimentaires pourront se garer pour la journée, et changer de place le lendemain.


La liste des emplacements n’est toutefois pas encore connue, alors que des négociations sont en cours entre la Ville et les restaurateurs, qui ont jusqu’ici été plutôt réticents à la venue de la cuisine de rue.


Le maire de Montréal, Michael Applebaum, reconnaît qu’il y a encore des modalités à régler, mais tient à préciser que les camions alimentaires devront appartenir à des restaurateurs ou à des traiteurs déjà actifs à Montréal. Les permis de stationnement sur les emplacements seront accordés uniquement à des entreprises qui paient des taxes municipales.


« On est en train d’analyser les emplacements parce qu’on ne veut pas qu’il y ait de compétition directe avec les restaurateurs installés dans les rues commerciales », a indiqué le maire Applebaum, refusant de dire s’il y en aura près de la Place des Arts, sur le mont Royal ou sur la place du Canada.


Néanmoins, le regroupement des commerçants du centre-ville déplore que l’administration Applebaum aille de l’avant avec ce projet puisque de nombreux restaurateurs ont souffert de la crise étudiante et du lockout de la LNH en 2012. « Ces camions ne sont pas les bienvenus sur notre territoire dans ces conditions », affirme André Poulin, directeur général de Destination centre-ville, qui représente 8000 commerçants.


Après des années de lutte, l’Association des restaurateurs de rue du Québec se réjouit, par contre, de cette décision. « Nous sommes contents, sauf qu’une dizaine d’emplacements nous semble énorme pour commencer. C’est peut-être trop, trop rapidement », affirme Gaëlle Cerf, la vice-présidente de l’Association, qui a tout de même hâte de connaître les conditions des emplacements. Le projet-pilote doit commencer le 20 juin. Les restaurateurs de rue pourront faire leur demande de permis à partir du mois de mai.

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