Horaire de travail - Les policiers de Montréal déboutés

Les policiers de Montréal sont de retour à leur ancien horaire de travail depuis dimanche. Déçus de ne pas avoir obtenu la prolongation de leur horaire de trois jours par la voie judiciaire, ils soutiennent que cette défaite ne signifie pas la fin de leur lutte.


La Fraternité des policiers de Montréal a déposé le 19 février dernier un grief pour contester la décision de la Ville de mettre un terme au projet-pilote en vigueur depuis janvier 2012, qui prévoyait un horaire de trois jours et demi par semaine. Elle y demandait le maintien du nouvel horaire « modernisé » au-delà de l’échéance du 24 mars en attendant que la cause soit débattue sur le fond, mais a essuyé un refus.


« [Les policiers] ne sont vraiment pas contents, a laissé tomber sèchement le directeur des communications de la Fraternité, Martin Desrochers. C’est sûr qu’on espérait que ça tourne autrement. »


Les policiers de Montréal souhaitaient conserver l’horaire mis à l’épreuve dans le cadre du projet-pilote parce qu’il favorise selon eux une meilleure conciliation travail-famille, plusieurs d’entre eux n’ayant plus à alterner constamment entre les quarts de jour, de soir et de nuit.


En décembre, la Ville a justifié sa décision de mettre fin au projet en évoquant des coûts supplémentaires estimés à deux millions de dollars, une évaluation remise en doute par les policiers. « Il n’y a jamais eu de données auxquelles on a eu accès qui ont permis de démontrer les prétentions de la Ville », a répliqué M. Desrochers en entrevue mardi.

 

Révision judiciaire


La Fraternité entend déposer dès cette semaine une requête en révision judiciaire devant la Cour supérieure du Québec pour tenter de casser la décision rendue.


« Le dossier n’est pas terminé, on ne baisse pas les bras. Maintenant, on estime que la balle est dans le camp du directeur du SPVM », a ajouté le porte-parole de la Fraternité, sans préciser les moyens que les policiers comptent déployer pour se faire entendre.


La Ville de Montréal a pour sa part accueilli avec satisfaction la décision de l’arbitre Nathalie Faucher. Elle a invité la Fraternité à reprendre les négociations « dans les plus brefs délais » afin de trouver « d’autres possibilités pour améliorer certaines conditions de travail des policiers ».