Contrats pour les nids-de-poule: Applebaum sonde les Montréalais

Le maire Applebaum s'est présenté dans le Vieux-Montréal, vendredi, pour boucher lui-même un nid-de-poule avant de lancer son appel à l'aide.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le maire Applebaum s'est présenté dans le Vieux-Montréal, vendredi, pour boucher lui-même un nid-de-poule avant de lancer son appel à l'aide.

Situation pour le moins loufoque à Montréal alors que le maire Michael Applebaum en est rendu à sonder la population pour lui demander si elle veut que les nids-de-poule soient réparés ou non.

Le maire Applebaum s'est présenté dans le Vieux-Montréal, vendredi, pour boucher lui-même un nid-de-poule avant de lancer son appel à l'aide, alors qu'il se trouvait à quelques mètres à peine du Club 357-C, ce club privé où plusieurs tractations douteuses impliquant divers acteurs de la Commission Charbonneau se seraient déroulées.

Or, c'est justement à cause d'allégations visant plusieurs entreprises qui ont remporté des appels d'offres en janvier dernier pour fournir l'asphalte à la Ville que le maire se tourne vers la population.

Plus tôt cette semaine, le conseil municipal de Montréal a en effet voté, à 30 voix contre 23, contre l'octroi des contrats pour réparer les nids-de-poule après le 15 avril, craignant de voir des entreprises dont la probité est douteuse obtenir les contrats en question.

Le maire demande donc à la population de se prononcer, par voie de sondage en ligne, afin de faire pression sur les élus pour qu'ils acceptent d'octroyer les contrats et permettent ainsi la réalisation des travaux.

Le comité exécutif et le maire pourraient assumer eux-mêmes la décision, mais il semble que tous soient craintifs face à la possibilité d'accorder des contrats à des firmes dont ils ne sont pas certains de l'honnêteté pour l'instant. 
12 commentaires
  • Georges Washington - Inscrit 22 mars 2013 15 h 07

    Non

    Non, non et non, ne remplissons pas les nids-de-poule et autorisons plutôt l'élevage de poules en milieu urbain. La mafia n'a pas encore infiltré cette activité.

  • Sylvain Auclair - Abonné 22 mars 2013 15 h 16

    Et les cols bleus?

    Pourquoi ne pas faire faire ces travaux à l'interne? Après avoir fait vérifier la composition de l'asphalte.

    • Louise Constantin - Abonné 22 mars 2013 21 h 12

      Entièrement d'accord. C'est la solution -- et la façon normale de faire -- évidente, mais qui semble échapper à nos élus. Et nous, braves citoyens, continuons d'être les dindons de la farce!

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 23 mars 2013 06 h 35

      Le problème ici n'est pas la pose de l'asphalte, ni la composition, ce sont les fournisseurs ! Si tu n'acceptes pas ceux qui te fournissent, t'as rien a poser !

  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 22 mars 2013 15 h 21

    Risible

    Il est temps d'avoir des élections à Montréal. Des élections saines et surveillées. Il est inconcevable que la métropole du Québec soit administrée par des pis-aller. C'est laisser la porte ouverte à la débâcle. Déjà que le premier fonctionnaire fait l'objet d'enquêtes policières, ce n'est pas en bouchant des nids-de-poule qu'il va rassurer. Au contraire, il fait partie du panier de pommes pourries. On a besoin d'un maire qui connaisse et parle le français correctement. On n'est pas à "Monrial".

  • Claude Kamps - Inscrit 22 mars 2013 15 h 55

    Les poules mouillées cherchent un nid ! Qui peut être contre ces réparations sinon des garagistes et vendeurs de pièces d'autos !!

    cherchent un nid ! Qui peut être contre ces réparations sinon des garagistes et vendeurs de pièces d'autos !!

  • Sylvain Auclair - Abonné 22 mars 2013 16 h 05

    Une question?

    Les villes au climat comparable, dans d'autres pays (Suède, Finlande, Russie, États-Unis, par exemple) ont-elles autant de problème avec leur chaussée?

    • Franklin Bernard - Inscrit 22 mars 2013 19 h 54

      Pas besoin d'aller si loin. Allez vous promener à une heure de Montréal, au Vermont ou dans l'état de New York. Il est vrai que les élus là-bas s'occupent de leurs administrés, au lieu de passer leur temps à ramasser de l'argent électoral par des moyens plus ou moins légaux.