Pas d'élections anticipées à Montréal pour le moment

Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, écarte l'idée de placer Montréal sous tutelle et il n'entend pas non plus déclencher des élections anticipées.
Photo: - Le Devoir Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, écarte l'idée de placer Montréal sous tutelle et il n'entend pas non plus déclencher des élections anticipées.
En entrevue mardi matin sur les ondes de RDI, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a fait valoir qu'il fallait en finir avec «l'ère Tremblay».

Le directeur général de la ville Guy Hébert a été forcé de démissionner lundi en fin d'après-midi. M. Hébert avait d'abord nié avoir demandé la tête du directeur du service de police Marc Parent, mais il a été contredit publiquement par le ministre de la Sécurité publique, qui soutient que M. Hébert avait effectivement demandé la tête de M. Parent.

Le maire Applebaum a demandé la démission de Guy Hébert lundi en fin d'après-midi. Devant la situation, Richard Bergeron a déclaré mardi matin que «il y a deux options si cette administration d'intérim ne fonctionne pas: [...] soit Québec met Montréal en tutelle, ce qui serait déshonorant pour tout le monde à Montréal, surtout pour les élus, soit il y a une élection générale anticipée.»

Questionnée sur les ondes de RDI, la chef de l'opposition officielle au conseil municipal de Montréal, Louise Harel, s'est montrée moins catégorique. Elle affirme «ne pas croire» que Québec puisse placer la ville de Montréal sous tutelle, et elle préfère que les élections générales se tiennent en novembre, comme prévu. 

Québec ne veut pas d'élections anticipées pour le moment

Pour sa part, le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, écarte l'idée de placer Montréal sous tutelle et il n'entend pas non plus déclencher des élections anticipées.

En point de presse ce matin le ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron a confirmé que le directeur général, Guy Hébert, avait en effet appelé son sous-ministre, pour s'enquérir «ouvertement des possibilités de procéder à un remplacement à la direction du service de police».

La semaine continuera d'être agitée à l'hôtel de ville de Montréal: le comité exécutif doit entériner mercredi la nomination de Jean Yves Hinse, l'actuel directeur du capital humain, comme directeur général intérimaire. Le comité exécutif doit également étudier la prime de départ de Guy Hébert, ce qui pourrait donner lieu à d'autres débats houleux.

À voir en vidéo