Projet Montréal met en doute l’éthique d’Harel

Projet Montréal accuse la chef de l’opposition, Louise Harel, d’avoir dépensé, au cours des trois dernières années, 166 000 $ provenant de fonds publics pour payer les intérêts de la lourde dette que traîne son parti depuis les élections de 2009. Vision Montréal n’a commis aucune infraction, mais cette utilisation de fonds publics soulève de sérieuses questions éthiques, estime le conseiller de Projet Montréal, Marc-André Gadoury, qui a obtenu ces données à la suite d’une demande d’accès à l’information. Selon lui, Québec devrait resserrer les règles encadrant l’utilisation du budget de recherche et de secrétariat et des allocations dont bénéficient les partis politiques. Louise Harel a qualifié de « démagogie » la sortie publique de Projet Montréal, affirmant n’avoir rien à se reprocher. Ayant hérité d’une importante dette à son arrivée au parti en 2009, elle a dit avoir fait « le ménage » qui était nécessaire. À quelques mois des élections, Vision Montréal se retrouve toutefois en position délicate avec une dette de 575 000 $.