Montréal aura ses ruelles blanches

Le conseil municipal a voté à l’unanimité, mercredi, pour une motion visant à doter la Ville de règles pour encadrer l’aménagement de ruelles blanches.
Photo: Olivier Zuida - Le Devoir Le conseil municipal a voté à l’unanimité, mercredi, pour une motion visant à doter la Ville de règles pour encadrer l’aménagement de ruelles blanches.

Les citoyens montréalais qui aménagent une patinoire dans leur ruelle ne devraient plus avoir à craindre que des employés municipaux y répandent du sel. Le conseil municipal a voté à l’unanimité, mercredi, pour une motion visant à doter la Ville de règles pour encadrer l’aménagement de ruelles blanches.


Enchantée de l’appui de ses collègues, la conseillère de Villeray, Elsie Lefebvre, croit que de nouvelles règles pourraient s’appliquer lors de la prochaine saison hivernale. « Ces activités gratuites permettent aux citoyens de s’approprier des lieux publics exceptionnels. On est une ville de hockey », a-t-elle rappelé peu avant la tenue du vote.


Au cours des prochains mois, la Ville fera une recension des règlements en vigueur sur le territoire. Des orientations pourront être proposées aux arrondissements à l’automne prochain. Elsie Lefebvre croit que les procédures permettant aux citoyens d’aménager leur ruelle s’inspireront du concept des ruelles vertes. Elles devraient être plus souples puisque, dans bien des cas, les ruelles ne sont pas entretenues par la Ville l’hiver, dit-elle.


Les aspects légaux devront également être examinés puisque la Ville s’expose à faire l’objet de poursuites si un citoyen se blesse sur une patinoire se trouvant sur le domaine public.


En janvier dernier, des employés municipaux avaient détruit deux patinoires aménagées par des citoyens dans une ruelle de Villeray à la suite d’une plainte d’un voisin. L’affaire s’était rapidement transformée en enjeu municipal. La conseillère Lefebvre travaillait déjà à un projet de ruelle blanche lorsque cet incident est survenu.


En plus d’encourager l’activité physique, les ruelles blanches représentent un attrait pour les familles qui seraient tentées de s’exiler en banlieue, estime Elsie Lefebvre.