Commission Charbonneau - Négations en bloc

Contraint de quitter son poste en 2009 après avoir participé à un voyage avec Joe Borsellino, de Construction Garnier, M. Marcil a par la suite été embauché par la firme SMi.


Par voie de communiqué, mardi, M. Marcil a soutenu avoir rencontré les enquêteurs de la commission Charbonneau en octobre dernier. L’ancien fonctionnaire voudrait maintenant être entendu par la commission : « Tout au long de ma carrière à la Ville de Montréal, j’ai toujours exercé mes fonctions avec la plus grande intégrité. Je ne peux laisser de fausses allégations venir entacher ma réputation. »

 

Michel Lalonde a aussi déclaré sous serment que plusieurs élus municipaux avaient bénéficié de la générosité de sa firme. Le maire de l’arrondissement de Montréal-Nord, Gilles Deguire, et son collègue de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, auraient chacun reçu 2000 $ pour leur campagne électorale de 2009, a-t-il relaté.


Le chef de cabinet de Gilles Deguire a vivement nié les allégations de Michel Lalonde. « M. Deguire n’a reçu aucune somme d’argent de M. Lalonde, de M. [Donato] Tomassi ou de M. [Bernard] Trépanier. Il n’a jamais eu de rencontres avec ces gens-là depuis son arrivée au municipal, en août ou septembre 2009 », a affirmé Jean-Marc Jacques.


Quant à la firme Génius, elle n’a obtenu aucun contrat avec Montréal-Nord, assure M. Jacques. Le dernier mandat obtenu par le Groupe Séguin, ancienne raison sociale de la firme, remonte à 2008, a-t-il précisé.


De son côté, Michel Bissonnet est en vacances à l’étranger et sera de retour le 4 février, a-t-on indiqué à son bureau.


En entrevue au 98,5 mardi midi, le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, a obstinément refusé de dire s’il avait reçu 10 000 $ de Michel Lalonde, comme celui-ci l’affirmait. D’autres personnes visées par les allégations de M. Lalonde, comme Cosmo Maciocia, ancien maire de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, ou Michel Petit, ancien conseiller politique de Benoit Labonté, ont préféré garder le silence.


Pour sa part, le chef d’Union Montréal, Richard Deschamps, a émis des doutes sur le sort des 300 000 $ présumément versés par Michel Lalonde à son parti : « Ce que j’ai entendu dire par M. Lalonde, c’est qu’il avait remis des montants d’argent à Bernard Trépanier [ex-directeur du financement d’Union Montréal], mais beaucoup de personnes se posent la question sur ce qui s’est passé après avec l’argent. »

À voir en vidéo