Montréal réclame un concours d’architecture pour le nouveau pont Champlain

Le dossier devait être soumis au vote à la séance du conseil municipal lundi soir, mais les réticences de Projet Montréal à l’égard du libellé de la déclaration ont incité les élus à reporter le débat à mardi. Quelques modifications apportées au texte ont permis d’aplanir les divergences et d’obtenir l’adhésion de tous les élus.


Comme il s’agit du pont le plus achalandé au Canada et une porte d’entrée de Montréal, il faut soigner son architecture et en faire un symbole pour la métropole, souligne la déclaration. « Le beau ne coûte pas plus cher que le laid », a commenté la chef de l’opposition, Louise Harel.


Des échanges acerbes


Malgré l’unanimité, le sujet a quand même donné lieu à quelques échanges acerbes. Le conseiller indépendant Marvin Rotrand a suggéré à ses collègues de faire preuve de prudence dans les demandes faites aux gouvernements supérieurs. Il ne faut pas donner l’impression que la Ville veut dicter ses volontés sur des dossiers qui ne sont pas de sa juridiction, a-t-il dit.


Ces propos ont fait bondir la conseillère de Vision Montréal, Elsie Lefebvre. « C’est épouvantable ce que j’ai entendu, s’est-elle exclamée. Si c’est cette vision que vous avez défendue comme leader de la majorité, je comprends la stagnation complète de Montréal dans les dernières années. On sait très bien que le gouvernement fédéral a sous-investi à Montréal. »


L’adoption de la déclaration a réjoui le fondateur d’Audacité, qui plaide depuis des mois pour que le gouvernement fédéral fasse du futur pont Champlain une icône touristique pour Montréal. « L’heure est venue pour le gouvernement fédéral de commencer à écouter la voix de Montréal et celle du Québec. Le gouvernement ne peut pas continuer à ignorer notre ville et la province », estime Stephen Léopold, président de Léopold Montréal Immobilier.


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