Commission Charbonneau: Michael Applebaum nie faire l'objet d'une enquête

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Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Michael Applebaum (photo d'archives)

La commission Charbonneau a ouvert une enquête l'automne dernier impliquant Michael Applebaum, ce que le maire de Montréal nie formellement. «Je ne suis pas sous enquête et je vais collaborer avec la commission Charbonneau», a-t-il déclaré lors d'un point de presse en fin d'après-midi.

Le maire Applebaum réagissait ainsi aux révélations du Devoir, selon lesquelles une enquête a été ouverte concernant notamment des transactions immobilières douteuses auxquelles M. Applebaum aurait pu être associé dans le cadre de ses fonctions à l'arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.

Le maire a été convoqué vendredi après-midi par la commission Charbonneau. En conférence de presse vendredi matin, alors qu'il présentait la nouvelle escouade montréalaise de lutte à la corruption qui aura carte blanche pour fouiller dans tous les recoins de la Ville, le maire Applebaum a annoncé, «en toute transparence», qu'il rencontrerait les enquêteurs de la commission. Il s'est dit ouvert à toutes discussions.

Selon les informations recueillies par Le Devoir, la commission Charbonneau se penche sur ce dossier depuis déjà quelques mois, avant même l'accession de M. Applebaum au poste de maire, à la mi-novembre. Des projets immobiliers privés qui auraient nécessité des changements de zonage seraient dans la mire.

Le 18 décembre, Le Devoir a demandé à M. Applebaum si les enquêteurs de la commission Charbonneau ou de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) l'avaient rencontré, précisément au sujet de transactions immobilières dans son arrondissement. Il a répondu par la négative. Il s'est toutefois dit prêt à témoigner à la commission, tout en indiquant: «Je ne sais pas pour quelle raison ils voudraient m'inviter».

Pressé de questions vendredi, le maire Applebaum a dit ignorer le sujet de la rencontre avec les enquêteurs de la commission. «Ils sont bienvenus dans mon bureau. Je vais travailler avec eux et répondre à leurs questions», a indiqué le maire qui a précisé que les discussions «devront rester confidentielles». «Je suis là pour aller contre la corruption et la collusion», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, deux sources fiables ont indiqué au Devoir que l'escouade Marteau qui relève de l'UPAC a été informée dès le printemps dernier des faits allégués impliquant M. Applebaum. Ce dernier était alors président du comité exécutif. Le dossier est toutefois resté lettre morte à la police.

Michael Applebaum a été contacté mardi par les enquêteurs. Vendredi, la commission Charbonneau a refusé de commenter la nature de la rencontre.

En collaboration avec Brian Myles

Ce texte est une nouvelle version d'un texte mis en ligne plus tôt dans la journée.


5 commentaires
  • Michel Deshaies - Inscrit 11 janvier 2013 14 h 42

    Pareil au même, même au pareil!

    Déjà sa nomination ne faisait aucunement l'unanimité, certains conseillers ainsi que plusieurs citoyens ont même faire part des irrégularités entourant M.Applebaum alors qu'il était dans NDG, que ce soit sa prorpre gestion de ses immeubles ou son immobilisme face à certains propriétaires fautifs qui continuaient à louer des logements insalubres. Il ne faudrait pas non plus oublier sa gestion déficiente et cavalière du dossier BIXI lorsque ce système de vélo en libre-service a sauvagement été implanté à Mtl sans études de marché, sans étude de faisabilité et sans étude d'impact. Le blâme à la ville venat du vérificateur général sur la gestion incompétente de BIXI est directement dirigé vers Applebaum.

    Certains journalistes et certains membres de la commission Charbonneau auraient eu intérêt à lire les commentaires qui ont été émis sur les sites comme celui-ci suite à la nomination d'un autre bandit à cravate à la tête de la métropole.

  • Gilles Théberge - Abonné 11 janvier 2013 15 h 08

    Ah ben dis-donc!

    Elle est bien bonne celle-là. Voilà peut-être, on sait pas, si sa décision de renoncer à une candidature formelle à la mairie ne s'abreuverait pas à ce dont monsieur Aoppelbaum se doutait un peu...

    On a eu un maire qui ne savait rien et même qui ne voulait pas savoir, un qui s'annonce, Coderre, et dont plusieurs continuent de se demander dans quelle mesure il était blanc blanc blanc dans l'affaire des commandites vu ses amitiées avec l'un des meilleurs témoins de la commission Gomery. Et le présent maire qui est dans l'eau, sinon bouillante, à tout le moins plus que tiède.

    En lice formelle reste Richard Bergeron que plusieurs persistent à prendre, à tort peut-être, pour un extra-terrestre, et la chef de Vision Montréal qui continue de provoquer des crises d'apoplexie chez les anglais.

    Est-ce qu'à la fin Môrial va finir par être pogné avec le roi du rire, le babilingue Rozon?

  • Franklin Bernard - Inscrit 11 janvier 2013 17 h 09

    Serions-nous vraiment surpris...

    ...si la Commission Charbonneau trouvait du croustillant douteux dans un placard d'Applebaum? Pas vraiment, non.

  • Jean Boucher - Inscrit 11 janvier 2013 17 h 11

    Bravo et continuez Mme Lévesque

    « Par ailleurs, deux sources fiables ont indiqué au Devoir que l'escouade Marteau qui relève de l'UPAC a été informée dès le printemps dernier des faits allégués impliquant M. Applebaum... Le dossier est toutefois resté lettre morte à la police.»

    Ma question:

    Ça bouge beaucoup dans le domaine de la corruption depuis les élections générales, les audiences de la Commision Charbonneau et les changements de personnes à la tête de SQ. Pourquoi ce dossier est-il "resté lettre morte à la police" depuis le printemps 2012 ?/!*

  • Annette Allard - Inscrite 15 janvier 2013 05 h 57

    Applebaum

    C'est ça,y disent toute la même chose au début,ça crie leur innocence aux medias puis aprés regardez c'que ça donné en prenant pour exemple Gérald Tremblay