Montréal - Une réforme trop «timide», selon le commissaire au lobbyisme

Le maire Applebaum n’a pas voulu s’engager sur la création d’un poste de commissaire à l’éthique, tel que l’a suggéré Vision Montréal. Il préfère attendre la publication du rapport du comité-conseil, en juin, avant d’aller plus loin.
Photo: La Presse canadienne (photo) Graham Hughes Le maire Applebaum n’a pas voulu s’engager sur la création d’un poste de commissaire à l’éthique, tel que l’a suggéré Vision Montréal. Il préfère attendre la publication du rapport du comité-conseil, en juin, avant d’aller plus loin.

Le commissaire au lobbyisme déplore « la timidité » de la réforme de la politique de gestion contractuelle de la Ville de Montréal, estimant qu’elle sera insuffisante pour endiguer le trafic d’influence.

Le commissaire, François Casgrain, a écrit au maire Michael Applebaum pour lui faire part de ses interrogations. À son avis, les nouvelles mesures constituent « un pas dans la bonne direction » par rapport à l’ancienne politique, mais elles demeurent « insuffisantes pour atteindre pleinement les objectifs » de la loi 76.


« Dans un contexte où les questions d’éthique, de transparence et d’intégrité des processus décisionnels interpellent toute la classe politique et au premier chef les élus municipaux, permettez-moi d’insister sur la nécessité pour la Ville de Montréal de se doter enfin de mesures concrètes et efficaces pour assurer le respect de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme, tel que prescrit par la loi 76. Il en va de la confiance des citoyens envers la Ville de Montréal et envers les personnes qui la dirigent », écrit Me Casgrain.


Le commissaire avait écrit à l’ex-maire Gérald Tremblay, en décembre 2010, pour lui faire part de ses préoccupations lors de l’adoption de la première version de la politique de gestion contractuelle. À l’évidence, il n’a pas été entendu. La nouvelle politique, adoptée mercredi dernier par le comité exécutif de coalition, comprend toujours de nombreuses failles.

 

Comité-conseil


Le conseiller du district du Mile-End, Alex Norris, a lu des extraits de la lettre du commissaire lors de la dernière séance du conseil de l’année. Le maire Applebaum a simplement indiqué qu’il prenait bonne note des suggestions du commissaire.


Le maire a l’intention d’annoncer d’ici la fin de la semaine la composition du comité-conseil chargé de revoir les règles d’attribution et de gestion des contrats à Montréal. La présidence et la vice-présidence seront confiées à des experts indépendants suggérés par Québec. Des représentants du Service de police de la Ville de Montréal pourraient siéger au comité en compagnie du personnel de la direction générale, des affaires juridiques, du Contrôleur général et autres responsables de l’adjudication des contrats.


M. Applebaum n’a pas voulu s’engager sur la création d’un poste de commissaire à l’éthique, tel que l’a suggéré Vision Montréal. Il préfère attendre la publication du rapport du comité-conseil, en juin, avant d’aller plus loin.


Les débats se poursuivent au conseil.

1 commentaire
  • Franklin Bernard - Inscrit 18 décembre 2012 10 h 15

    Rien ne changera

    La corruption et la collusion sont tellement ancrées dans la culture profonde de la Ville de Montréal et d'Union Montréa que tant qu'il restera un seul membre ou ancien membre de ce parti funeste à l'Hôtel de Ville, rien ne changera.

    Quand la crasse et la vermine grouillent, il n'y faut pas juste une éponge mouillée, il y faut du savon, une laine d'acier et de l'eau de Javel. Et en cas de gangrène, on ne met pas un pansement, on coupe.