Montréal - Les indépendants… se regroupent

L’indépendance est à la mode au conseil municipal de Montréal. À tel point que huit conseillers exigent maintenant une reconnaissance formelle.

Sept indépendants se sont regroupés sous le leadership de Marvin Rotrand, doyen du conseil. Ils n’ont pas de parti, et M. Rotrand n’est pas leur chef…


Mais voilà qu’ils demandent au président du conseil, Harout Chitilian, une forme de reconnaissance et des ressources financières et matérielles. Ils veulent notamment avoir accès à des locaux à l’hôtel de ville pour se réunir et se préparer aux réunions du conseil et obtenir un budget de recherche et de secrétariat.


La demande vaut pour tous les indépendants, précise M. Rotrand, bien qu’il ne parle qu’au nom de son groupe. Il n’a pas chiffré l’ampleur de ses demandes.


Le groupe de M. Rotrand s’est enrichi de deux nouveaux membres avec Daniel Bélanger et Pierre Mainville. Ils rejoignent Frantz Benjamin, Christian G. Dubois (responsable de la police au nouvel exécutif de coalition), Ginette Marotte, Alain Tassé et Frank Venneri au sein du groupe informel de M. Rotrand.

 

Pas un parti


Le conseiller de Snowdon refuse de créer un nouveau parti politique. « Plusieurs indépendants ne croient plus au système de partis politiques au municipal, et il y en a pour qui les différences idéologiques sont trop grandes entre eux pour former un nouveau parti », explique-t-il.


Avec l’éclatement progressif d’Union Montréal, 15 élus indépendants siègent maintenant au conseil. C’est autant que l’opposition officielle de Vision Montréal, qui compte 15 conseillers maintenant que Laurent Blanchard a été nommé président du comité exécutif à titre d’indépendant. À titre de comparaison, Projet Montréal a 10 élus et Union Montréal en a 23 (en incluant le président du conseil).


Cette situation unique exige des solutions singulières, estime Marvin Rotrand. Dans sa lettre au président du conseil, M. Rotrand prédit de nouveaux départs. « Il est possible que d’autres conseillers deviennent indépendants dans les prochaines semaines, écrit-il. Nous nous retrouverons peut-être dans une situation où les conseillers indépendants représenteraient plus de la moitié des membres du conseil. Un tel scénario semble possible. »


Le règlement sur le fonctionnement du conseil, qui encadre les ressources matérielles et financières à la disposition des partis, ne prévoit aucune aide pour les blocs d’indépendants. La question fera l’objet de discussions importantes la semaine prochaine entre M. Chitilian, les chefs des trois partis et les indépendants.


Les premiers échanges sur le plancher du conseil, lundi dernier, ne laissent pas présager une grande compréhension de la part d’Union Montréal, qui compte encore le plus grand nombre de voix.


M. Rotrand veut éviter que les règles favorisent indûment les partis. « Sinon, au moins 20 % des membres du conseil seraient handicapés en faveur des partis politiques », dit-il.

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1 commentaire
  • Franklin Bernard - Inscrit 28 novembre 2012 19 h 40

    Comme si en sortant d'Union Montréal...

    ...on allair sortir Union Montréal de nous. Quelle farce que cet Hôtel de Ville de Montréal. Mais ce sont les citoyens qui paient le prix de cette mascarade de mairie. Et vous croyez que la présence de Mister Applebaum sur le siège encore chaud et odoriférant de Gerry Tremblay va changer quelque chose?