Budget Marceau – Déception à Montréal

Montréal, le transport collectif et les municipalités en général sont les grands oubliés du budget Marceau.

Le nouveau maire de Montréal, Michael Applebaum, a tenté de cacher sa déception, mais il est forcé de reconnaître qu’il y a peu pour la métropole.


Tout comme l’Union des municipalités du Québec (UMQ), il espérait des investissements additionnels de deux milliards dans les infrastructures provinciales. Québec a plutôt réduit le budget de 1,5 milliard. L’écart est de 3,5 milliards.


M. Applebaum accueille avec enthousiasme le congé fiscal de dix ans pour les projets d’investissement de plus de 300 millions et la hausse des crédits d’impôt dans le domaine pharmaceutique, deux mesures qui pourraient profiter à l’économie de la métropole.


Il s’est dit encouragé par les 200 millions alloués à l’électrification des transports. Il aurait cependant espéré obtenir une augmentation sur la taxe d’essence de 0,05 $ le litre pour financer les transports publics.


Le maire veut aussi une loi spéciale pour venir à bout du déficit des régimes de retraite, évalué à 600 millions, afin de rééquilibrer le partage des coûts entre la Ville et les syndicats.


M. Applebaum tentera d’obtenir des gains supplémentaires de Québec dans le cadre des négociations sur le pacte fiscal. Son premier contact avec le ministre de la Métropole, Jean-François Lisée, a été fort positif.


Rien pour Montréal


À l’Hôtel de Ville, les partis d’opposition ont déploré le peu d’attention portée à la métropole. « Ce budget confirme, encore une fois, le désintéressement du gouvernement du Québec envers l’avenir de la métropole », a dit Richard Bergeron, chef de Projet Montréal.


Louise Harel, chef de Vision Montréal, est tout aussi déçue. « Montréal figure en bas de page, comme note de référence, dans le budget », a-t-elle dit.


Les deux formations s’entendent sur la nécessité d’investir massivement dans les transports collectifs.


De son côté, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain réserve un accueil positif au retour du déficit zéro, tout en s’inquiétant du peu d’annonces concrètes pour relancer la locomotive économique qu’est Montréal.

2 commentaires
  • Franklin Bernard - Inscrit 21 novembre 2012 09 h 28

    Sommes-nous sous un gouvernement PQ...

    ...ou PLQ? Que de similitudes. Et avec les compressions dans le budget des infrastructures, on va continuer encore longtemps à rouler sur les chaussées scandaleusement défoncées de Montréal. Quant aux chantiers anarchiques, dont on croit toujours qu'ils vont se terminer un jour, ils ne cessent de se multiplier comme le chiendent. Et de ne pas se terminer. Il y a, devant chez moi, un carrefour où on a refait (une fois n'est pas coutume) environ 150 mètres de chaussées et de trottoirs. Ça a pris 3 mois! Qu'en penserait la Commission Charbonneau?

  • Jean Richard - Abonné 21 novembre 2012 09 h 57

    Transports électriques ?

    « Il s’est dit encouragé par les 200 millions alloués à l’électrification des transports. » - 200 M$, c'est très peu ou c'est beaucoup trop, selon ce qu'on en fera.

    Où va aller cet argent ? Dans des projets bidons qui feront que dans 10 ou 15 ans, nous en serons toujours au même point ? À suivre !