Applebaum veut récupérer l’«argent volé»

Michael Applebaum est devenu lundi le 42e maire de Montréal.
Photo: François Pesant Le Devoir Michael Applebaum est devenu lundi le 42e maire de Montréal.

Le nouveau maire de Montréal, Michael Applebaum, a promis de tout mettre en oeuvre pour récupérer « l’argent volé » par les acteurs de la collusion et de la corruption lundi lors de son assermentation, annonçant par la même occasion l’annulation de la hausse de 1,1 % de la taxe d’eau.

M. Applebaum est devenu le 42e maire de Montréal, et le premier anglophone à occuper ce poste depuis James John Guerin en 1910. Il s’est donné 100 jours pour accroître la transparence de l’administration municipale et rétablir la confiance en chute libre des Montréalais.


« Nous devons tout faire pour que les profiteurs et les magouilleurs rencontrent le plus d’obstacles possible et qu’ils n’arrivent pas à leurs fins », a dit le nouveau maire de Montréal, qui hérite aussi de la mairie de l’arrondissement de Ville-Marie.


M. Applebaum siégera à titre de maire indépendant, et il s’est engagé à ne pas se présenter comme candidat à la mairie aux élections de novembre 2013. Il en exigera autant des dix élus qui seront appelés à siéger au sein du comité exécutif de coalition afin de préserver « l’harmonie » des débats. Ceux-ci devront signer un engagement formel de ne pas briguer la mairie pour être acceptés dans le cercle décisionnel.


Le maire Applebaum annoncera jeudi la composition du comité dont les réunions seront désormais publiques. Il veut faire une place à tous les partis et aux élus indépendants, qui ont pour la plupart démissionné d’Union Montréal pour l’appuyer.


La chef de Vision Montréal, Louise Harel, s’attend à ce que la présidence soit confiée à Laurent Blanchard et que son parti obtienne deux autres postes. Projet Montréal devrait obtenir deux sièges.


Les cinq sièges restants font l’objet d’une grande convoitise par Union Montréal. Le leader du parti, Richard Deschamps, les veut tous. Et il exige la présidence du comité exécutif pour un de ses élus.


Le candidat défait lors de l’élection à la mairie réclame aussi pour sa formation la présidence de quatre commissions permanentes, quatre postes de vice-président et trois sièges à la STM.


« Nous pensons que s’il y a une véritable coalition et une véritable cohabitation, il [Michael Applebaum] devra tenir compte du sérieux de ces demandes », a dit Richard Deschamps.


Malgré la débâcle de la semaine dernière, Union Montréal conserve 23 élus (en excluant le président du conseil), contre 16 pour Vision Montréal, 10 pour Projet Montréal et 13 indépendants. Six d’entre eux, sous la férule de Marvin Rotrand, ont indiqué leur intention de former un bloc au conseil. C’est en quelque sorte le cabinet fantôme de M. Applebaum.


La séance de lundi s’est déroulée à la vitesse de l’éclair. Toutes les formations politiques ont observé une trêve pour projeter dans le public une nouvelle image d’unité.


« Il nous faut travailler ensemble, et ce que j’ai entendu du maire Applebaum ce [lundi] matin va dans ce sens », a dit Richard Bergeron, encouragé par les annonces du maire.


Enfin, l’assermentation de M. Applebaum entraînera une nouvelle élection à la mairie de Cote-des-Neiges -Notre-Dame-de-Grâce, poste qu’il a dû abandonner. Les cinq élus (Marvin Rotrand, Helen Fotopulos, Susan Clarke, Peter McQueen et Lionel Perez) désigneront son successeur le 26 novembre.

1 commentaire
  • Franklin Bernard - Inscrit 20 novembre 2012 09 h 37

    Ah, oui?

    Il devrait être bien placé pour savoir où aller chercher ça.

    Cela dit, on n'en entendra plus parler dans quelques semaines.