Mairie: Union Montréal implose

Union Montréal a implosé en temps réel aujourd'hui. Six conseillers, incluant Michael Applebaum, ont officiellement claqué la porte du parti avant le début d'un caucus qui s'annonce crucial. Outre M. Applebaum, la liste des démissionnaires comprend: Frantz Benjamin, Susan Clarke, Lionel Perez, Alain Tassé et Frank Venneri.

Le président du caucus, Bernard Blanchet, refuse de voir la réalité en face: avec ces démissions, le caucus d'Union Montréal est ramené à 29 élus, contre 16 pour Vision Montréal, 10 pour Projet Montréal et 9 indépendants.

Frantz Benjamin a parti le bal en démissionnant mardi soir. Le conseiller du district de Saint-Michel s'est dit exaspéré par les querelles intestines entre Michael Applebaum et Richard Deschamps, qui convoitent tous deux le poste de maire par intérim. «Je ne veux pas être associé à du lancement de boue, a-t-il dit. Il faut qu’on revienne à un climat plus serein. On dessert la démocratie municipale avec ces querelles. »

M. Benjamin siégera désormais comme indépendant. Il n’a aucune intention de se rallier à l’un ou l’autre des partis d’opposition. «Je souhaite qu’on mette Montréal en avant, pas Union, pas Vision, pas Projet », espère-t-il.

Richard Deschamps est en délicate posture. La mairie pourrait bien lui échapper lors du scrutin de vendredi si Michael Applebaum réussit à rallier des conseillers d’Union Montréal derrière sa candidature. À moins que les partis d’opposition présentent leurs propres candidats, ce qui viendrait brouiller les cartes et favoriser l’élection de M. Deschamps.

M. Benjamin avait quitté provisoirement le caucus le 30 octobre dernier pour réfléchir à son avenir. Il avait posé trois conditions à son retour : l’annulation de la hausse des taxes foncières de 3,3 %, un exercice transparent de reddition de comptes de son parti en marge de la commission Charbonneau et un virage vers l’apaisement dans les débats au conseil. Le parti n’a rencontré aucune de ses conditions.

Lors de la dernière séance du conseil, lundi, M. Deschamps et le leader de la majorité, Marvin Rotrand, ont laissé bien peu de place à l’idée d’un gel des taxes et à la formation d’un comité exécutif de coalition, avec une représentation de tous les partis pour la durée de la transition à la mairie.

M. Deschamps était déjà sur la défensive, mercredi, après que Michael Applebaum eut annoncé qu’il était favorable à la création d’un exécutif de coalition, dans un geste de main tendue à l’opposition.

M. Deschamps a dit qu’il réfléchirait à la question. Il consulte son caucus lors d’une réunion cruciale ce midi. Les élus intéressés au poste de maire par intérim ont jusqu’à 16h30 pour présenter leur candidature au greffier.   
8 commentaires
  • Christian Montmarquette - Inscrit 14 novembre 2012 13 h 50

    Les affaires vont bon train!


    Comment disaient-ils donc, déjà..?

    - Union Montréal... - Dégage !

    Et appuyons Projet Montréal !

    Nous sommes mûrs pour un véritable changement !

    Christian Montmarquette
    Montréal

    .

    • Marc Blanchard - Inscrit 14 novembre 2012 17 h 59

      Et Vision Montréal? C'est aussi un très bon parti, avec des gens de qualité!

      Mais, comme aux élections québécoises, l'opposition va se diviser et c'est Union Montréal/Coderre qui va encore passer.

      Vision Montréal veut une alliance avec Projet Montréal qui, comme QS, est trop sectaire pour faire ce compromis.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 novembre 2012 22 h 17

      Mon avis est que tout ce qui stagne pourrit.

      Louise Harel, on commence à l'avoir vu au Québec depuis 50 ans!

      Le Québec n'est pas une monarchie et il est plus que temps qu'on apporte du sang neuf.

      Projet Montréal m'apparait nettement comme étant le parti le plus progressiste et le plus rafraichissant.

      Aucun parti ne gagnera mon vote au calcul électoral stratégique, qui est en soi, une gifle à la démocratie.

      - CM

  • Robert Devault - Inscrit 14 novembre 2012 16 h 11

    comédie dramatique

    Comme le dit l'adage: ''quand le bateau coule les...''.
    Tant et aussi longtemps qu'il existera,au municipal,le principe de ''parti politique'',le problème perdurera.
    Ce qu'il manque à tout ça,c'est un gouvernement provincial avec suffisamment de ..... pour prendre les décisions qui s'imposent et règlementer une bonne fois pour toute le bourbier municipal au Québec.
    A voir aller la situation, présente et passée,je crois que ce n'est pas ''demain la veille''
    Pauvres québécois !

  • Marnie Witherspoon - Inscrite 14 novembre 2012 16 h 59

    Complètement inacceptable

    Je trouve la possibilité d'un maire Applebaum complètement inacceptable à cause de ses problemes avec la langue de la majorité. Montréal, la plus grande ville dans notre nation, devrait être representee par un(e) Québécois(e)- francais(e). Que notre maire soit corrompu ou non n'est pas autant important que la sureté et le promotion de notre langue. Je trouve insultant qu'un tel gars pourrait etre notre maire.

    • Pierre Samuel - Inscrit 14 novembre 2012 22 h 07

      @ Marnie Witherspoon:

      Le français de M. Applebaum, madame, se compare avantageusement à votre texte sans aucun accent français.

      C'est bien la première fois qu'un(e) anglophone préfère se faire escroquer en français plutôt qu'en anglais... La corruption n'a absolument rien à voir avec la langue: un voleur est un voleur puisse-t-il être parfait bilingue ou non, n'a absolument aucun rapport en pareil cas.

      Protéger le français ne signifie tout de même pas mélanger les torchons et les serviettes...

  • Robert Devault - Inscrit 14 novembre 2012 17 h 13

    Pincez-moi quelqu'un !

    Je rêve ou quoi ?
    On a une course à la mairie temporaire,sauf que les candidats sont tous issus du même parti qui a fait preuve de laxisme,d'aveuglement volontaire,de mauvaise gestion et,peut-être de quelque chose de plus grave,à en juger par les enquêtes en cours.
    Comme citoyen payeur de taxes de Montréal, ME PRENDS- ON POUR UN CON FINI ?
    J'pose la question d'même.

  • Franklin Bernard - Inscrit 14 novembre 2012 18 h 01

    Les rats quittent le navire!

    Voilà un parti politique municipal dénoncé, désavoué, sur qui pèsent les pires soupçons de corruption et de financement illégal, navire en perdition que les rats quittent à toute allure, mais on va encore se retrouver avec un maire issu de cette formation nauséabonde pendant encore un an? Maire qui n'aurait jamais été élu si des élections avaient eu lieu, comme la démocratie l'exigeait. Et ce à cause de la dernière magouille de Tremblay, qui a pris soin de démissionner dans les délais avant la tenue des élections municipales permettant à sa formation honnie de demeurer au pouvoir.