Retrait du maire de Laval: l'exécutif rassure les citoyens

Le vice-président du comité exécutif de Laval, Basile Angelopoulos, a réitéré que le comité exécutif va assurer le bon fonctionnement de la Ville durant le retrait du maire Vaillancourt pour une période indéterminée.
Photo: François Pesant - Le Devoir Le vice-président du comité exécutif de Laval, Basile Angelopoulos, a réitéré que le comité exécutif va assurer le bon fonctionnement de la Ville durant le retrait du maire Vaillancourt pour une période indéterminée.

Laval — Au lendemain du retrait temporaire du maire Gilles Vaillancourt de ses fonctions, le vice-président du comité exécutif de Laval, Basile Angelopoulos, a fait une sortie publique, jeudi, pour rassurer les citoyens sur le bon fonctionnement de la municipalité.

Lors d'un point de presse en après-midi, il a réitéré que le comité exécutif va assurer le bon fonctionnement de la Ville durant le retrait du maire Vaillancourt pour une période indéterminée.

M. Angelopoulos a affirmé que le comité exécutif «est solidaire dans cette période inusitée». Il a dit que rien ne change au niveau des responsabilités du comité et qu'il va continuer à s'assurer de la saine gestion de la Ville.

Faisant l'objet d'allégations de corruption et de perquisitions de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le maire Vaillancourt a fait savoir dans une déclaration écrite, mercredi, qu'il prenait une période «de repos afin de retrouver cette quiétude d'esprit nécessaire pour effectuer une réflexion» sur son avenir politique. Il a précisé avoir pris cette décision «sous les recommandations de son médecin».

Questionné par les journalistes, Basile Angelopoulos a réitéré que la Ville de Laval n'était pas en crise et que les élus municipaux ont convenu de laisser à M. Vaillancourt «cette période de quiétude afin de réfléchir et prendre les décisions qui lui reviennent».

Selon le vice-président du comité exécutif, les élus lavallois ont pleinement confiance aux travaux de la Commission Charbonneau et aux enquêtes de l'escouade Marteau et de l'UPAC. Il a indiqué qu'ils vont collaborer avec toutes les autorités, dans le cadre de leurs enquêtes, afin de faciliter leur travail.

M. Angelopoulos a refusé de dire s'il a encore confiance en son maire.

Mercredi, l'UPAC avait confirmé la tenue de perquisitions dans des institutions financières, dont au moins une à Laval. Selon Radio-Canada, l'UPAC était à la recherche de dizaines de millions de dollars cachés dans des coffres bancaires appartenant au maire Vaillancourt.

Au cours des dernières semaines, le maire de Laval a également fait l'objet d'allégations de la part de l'ex-entrepreneur Lino Zambito devant la Commission Charbonneau. Celui-ci a laissé entendre que Gilles Vaillancourt recevait un pourcentage des contrats de construction octroyés par la Ville de Laval.

Il y a deux ans, en novembre 2010, l'ancien député bloquiste Serge Ménard a avoué que le maire Vaillancourt lui avait offert illégalement 10 000 $ comptant dans une enveloppe pour sa campagne à l'élection partielle de 1993, dans la circonscription de Laval-des-Rapides, qu'il avait remportée sous la bannière péquiste.

L'ancien député libéral de Vimont, Vincent Auclair, avait ensuite dévoilé qu'il avait lui aussi refusé une enveloppe du maire Vaillancourt.
3 commentaires
  • - Inscrit 25 octobre 2012 17 h 37

    Une enquête !

    Enquêtez-donc sur ce parti du maire ! Je trouve que ces messieux dames, associés du maire sont un peu complaisants !

    S'il a tenté de soudoyer Serge Ménard qui n'éatit pas de sa gang, il a du en "donner un peu" à ses associés ? Non ?

  • - Inscrit 25 octobre 2012 18 h 05

    Triste !

    La vraie image du Québec libéral de demain ... la succession de Vaillancourt à Laval ! On apelle ça de la décadence !

  • Denis Gobeille - Inscrit 25 octobre 2012 21 h 11

    Il faut leur retirer leur fond de retraite

    Les fraudeurs fonctionnaires, comme les maires et les débutés, ne doivent pas avoir le droit de bénéficier de leur fonds de retraite.

    C'est une règle de gérance, simplement.