Un nouveau sentier cyclable et pédestre reliera Oka et Mont-Saint-Hilaire en passant par Montréal

Les nouvelles voies se grefferont au réseau montréalais déjà existant.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Les nouvelles voies se grefferont au réseau montréalais déjà existant.

Engagés dans un marathon d’annonces, deux ministres libéraux étaient de passage au parc La Fontaine hier matin pour dévoiler les détails du projet. Accompagnés du maire Gérald Tremblay, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, et le ministre des Finances, Raymond Bachand, ont fait savoir que le gouvernement du Québec consacrerait 20 millions à ce chantier. Cet investissement fait partie de l’enveloppe de 50 millions prévue dans le dernier budget du gouvernement Charest pour l’implantation d’une trame verte et bleue dans la région de Montréal. La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et les municipalités de la région se partageront le reste de la facture, qui totalisera 60 millions, a précisé le maire Tremblay.


Le sentier de 120 kilomètres traversera 16 municipalités de la CMM, dont Montréal, Laval et Longueuil. La CMM a toutefois précisé qu’une trentaine de kilomètres étaient déjà aménagés. L’opération visera donc à relier entre eux les tronçons existants et à entreprendre les travaux d’aménagement pour les voies cyclables et les sentiers pédestres qui manquent, notamment à Montréal, dans l’emprise des voies ferrées situées à l’est du boulevard de l’Acadie. À l’approche du centre-ville, les nouvelles voies se grefferont au réseau montréalais déjà existant.


Les nouvelles voies cyclables permettront de relier trois parcs nationaux, soit ceux d’Oka, du Mont-Saint-Bruno et des Îles-de-Boucherville, et elles s’intégreront au réseau de la Route verte, de plus de 5000 kilomètres, qui traverse le Québec. Les travaux débuteront à l’automne, notamment à Longueuil, a indiqué le ministre Arcand. Certaines voies cyclables projetées ne seront pas asphaltées, mais elles seront « sécuritaires et bien aménagées », a-t-il ajouté.


À un journaliste qui s’interrogeait sur les coûts élevés du projet, le ministre Bachand a offert cette réponse : « À combien évaluez-vous la santé, le bonheur, la protection de l’environnement et les mesures qui, à long terme, permettront de réduire l’usage de l’automobile ? a-t-il demandé. Parfois, il faut choisir ses priorités. »


Le maire Tremblay a tenu le même langage, qualifiant le projet d’« investissement au rendement illimité » qui encouragera le transport actif.

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