Montréal juge «mensongères» les allégations de Louise Harel

Le président du comité exécutif de la Ville, Micheal Appelbaum, a qualifié les allégations de Louise Harel de «mensongères».
Photo: - Le Devoir Le président du comité exécutif de la Ville, Micheal Appelbaum, a qualifié les allégations de Louise Harel de «mensongères».

La Ville de Montréal a qualifié de «mensongères» les allégations faites hier par la chef de l’opposition, Louise Harel, concernant une histoire de prête-noms et d’usurpation de signatures.

Mme Harel dit avoir appris que des représentants d’une firme privée de gestion de projets, Macogep, auraient œuvré auprès de la Ville pour faire approuver des dépenses par des élus municipaux.

Pour parvenir à leurs fins, ces personnes auraient rédigé des sommaires décisionnels en utilisant l’identité d’employés de la Direction stratégique des transactions immobilières comme prête-noms.

Le président du comité exécutif de la Ville, Micheal Appelbaum, a qualifié ces allégations de Louise Harel de «mensongères». Soutenant que la chef de Vision Montréal était allée trop loin, il a affirmé qu’elle devrait songer à démissionner.

Le Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal a néanmoins reconnu avoir été contacté par un employé de la Direction stratégique des transactions immobilières. Cela dit, aucun grief n’aurait été déposé dans ce dossier.

De son côté, le président fondateur de Macogep, Louis-Yves Lebeau, exige une rétractation de la part de Mme Harel et n’exclut pas des recours légaux afin de rétablir sa réputation.

La chef de Vision Montréal maintient sa demande d’enquête, qui s’impose même davantage, selon elle, maintenant que le président du comité exécutif a reconnu que trois employés de la firme Macogep travaillent dans les bureaux de la Ville et qu’un employé a vu apparaître son nom sur un sommaire décisionnel dans un dossier qu’il ne connaissait pas.

Louise Harel a par ailleurs insisté pour préciser qu’elle ne mettait pas en doute les compétences de Macogep, mais qu’un changement de culture est plus que nécessaire en matière de gouvernance à la Ville de Montréal.

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