Plateau: plus d'achalandage dans les commerces malgré les contraintes de la circulation

Par voie de communiqué, la Société de développement commercial (SDC) de l'avenue du Mont-Royal a indiqué avoir été surprise par l'affluence de la fin de semaine, signalant que le rythme des ventes avait dépassé les attentes de certains commerçants.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Par voie de communiqué, la Société de développement commercial (SDC) de l'avenue du Mont-Royal a indiqué avoir été surprise par l'affluence de la fin de semaine, signalant que le rythme des ventes avait dépassé les attentes de certains commerçants.

Après avoir férocement dénoncé les mesures d'apaisement de la circulation mises en place par l'administration du maire du Plateau, Luc Ferrandez, les commerçants de l'avenue du Mont-Royal se sont réjouis hier de l'achalandage enregistré au cours de la première semaine de magasinage des Fêtes.

Par voie de communiqué, la Société de développement commercial (SDC) de l'avenue du Mont-Royal a indiqué avoir été surprise par l'affluence de la fin de semaine, signalant que le rythme des ventes avait dépassé les attentes de certains commerçants. On y citait le cas du propriétaire de la Bijouterie J. Omer Roy & fils qui soutenait avoir réalisé des ventes 30 % supérieures à celles enregistrées à la même période l'an dernier.

Est-ce à dire que l'augmentation des tarifs de parcomètres et le plan de circulation du maire Ferrandez ne sont pas aussi dommageables pour les affaires que les commerçants le prétendent? Le directeur général de la SDC refuse de tirer de telles conclusions. «En fin de semaine, ç'a été très positif. Est-ce que ça va durer? La dernière année a été très difficile pour les commerçants et on a perdu de l'achalandage. C'est sur l'année qu'il faudra voir [les effets]», a expliqué Michel Depatie.

De son côté, Luc Ferrandez est convaincu que les mesures d'apaisement de la circulation de son administration ont eu «zéro effet» sur l'achalandage des commerces de l'avenue du Mont-Royal même s'il reconnaît que l'été a été éprouvant pour les marchands. «J'ai toujours dit que c'était à cause des chantiers de construction et ça le confirme. Mais les travaux, il va y en avoir d'autres l'an prochain. Alors, il ne faut pas trop se réjouir et on devra trouver des solutions. J'espère que 2012 sera notre dernière année de calvaire», a-t-il indiqué.

En matière de circulation, le maire Ferrandez n'entend pas s'arrêter là. Le conseil d'arrondissement devait d'ailleurs donner son aval, hier soir, au changement de sens d'une rue à proximité d'une école, celle de Chateaubriand, entre les rues Rachel et Marie-Anne. D'autres mesures sont prévues pour le printemps.
8 commentaires
  • André Boulanger - Inscrit 6 décembre 2011 10 h 09

    La STM connaît une hausse 12 millions de déplacements supplémentaires.


    Parmi tous ceux qui ont augmenté leur fréquentation des TC, il doit bien en avoir une couple qui sont venus prendre une bière, un repas ou bien acheter une guenille sur le Plateau Mont-Royal.


    Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir d'achat de ceux qui ne veulent pas d'auto dans leur vie.

    Ils leur restent beaucoup de sous pour consommer autre chose que de la gazeline et des pneus d'hiver ;0)

  • Franklin Bernard - Inscrit 6 décembre 2011 10 h 17

    De quel droit, ce clientélisme de bas étage?

    De quel droit le roitelet Ferrandez se permet-il de gérer la circulation dans son pré carré sans tenir aucun compte des intérêts de la majorité, c'est à dire de l'ensemble des usagers du réseau urbain de Montréal, pas seulement de sa petite clientèle d'électeurs? Comment se fait-il qu'on tolère que des milliers d'usagers, citoyens et contribuables de la Ville de Montréal soient em...dés par un politicailleur qui, non seulement est bien à l'abris des représailles, puisqu'on ne peut pas voter contre lui, mais pratique une politique de soi-disant «atténuation» de la circulation qui ne fait qu'augmenter de dizaines de miliers de kilométres inutiles par année les trajets parcourus par les automobiles, résultant ainsi en gaspillage d'énergie et pollution atmosphérique supplémentaires, sans parler des pertes de temps, qui peu à peu minent l'économie de Montréal. Ou ce qu'il en reste.

    Imaginons un instant que chaque arrondissement limitrophes, Outremont, Villeray, Rosemont, Ville-Marie... décide d'adopter, avec la même désinvolture, des mesures semblales, sans aucun souci des conséquences sur l'ensemble de la circulation, et on voit vite où cela peut mener.

    On soulage quelques rues pour en surcharger d'autres. Et ce n'est pas fini. Beau calcul! Beaux embouteillages artificiels en vue! Et qu'en pensent les riverains de ces rues peu à peu surchargées?

    L'atténuation aboslue sera bientôt d'interdire purement et simplement toute circulation automobile sur le territoire de la ville de Montréal. Pourquoi pas, un coup parti?

    Si nous regardons un peu plus loin que le bout de notre nez politicien, nous nageons ici en plein absurde.

    Est-ce que le maire de Mntréal va finir par faire le travail qu'on attend de lui et exiger que ces petits tyrans locaux, uniquement soucieux de ré-élection, soient soumis à un plan d'ensemble de gestion de la circulation automobile sur le territoire de la ville?

  • Bernard Terreault - Abonné 6 décembre 2011 10 h 59

    @Discret

    Il y a longtemps que des tas de villes refusionnées ou défusionnées utilisent les mêmes trucs pour exclure la circulation à travers "leur" ville ; ils veulent la paix pour les résidents, comme M. Ferrandez. Dans ma bonne ville de Longueuil, il y a longtemps que les "beaux quartiers", même tout près du métro ou du cégep, sont isolés du reste par des sens uniques savamment agencés ou carrément des blocs de béton barrant certaines rues.

  • mabelge - Abonnée 6 décembre 2011 13 h 02

    @Discret - bis

    Luc Ferrandez a, et c'est bien heureux pour ses électeurs, une vision que vous n'avez malheureusement pas. A vous écouter, il faudrait laisser faire, voire, pourquoi pas? augmenter la capacité d'achalandage des rues. Or l'expérience prouve bien que plus on laisse de place aux voitures, plus elles en prennent! Tous les beaux incitatifs imnaginables ne serviront à rien s'il reste entre trop facile de venir polluer et envahir les quartiers centraux en voiture juste pour privilégier son propre confort. Il est largement temps que les résidents ne soient plus les seuls à subir les désagréments de ce choix.

    Et puis, vous perdrez le sens des proportions: détourner 11.000 voitures sur les 600.000 qui traversent le plateau, ça fait un maigre 2% de la circulation, on est loin de dresser des barricades autour du quartier!

  • Helsinki - Inscrit 6 décembre 2011 15 h 14

    @ Discret (1/2)

    Je propose de faire détourner le trafic de la rue Marie-Anne Est, entre de Lorimier et Papineau, - trafic immense causé par les banlieusards de la Rive-Sud qui emprunte le pont J-C pour retourner vers leurs contrées - sur la rue de M. Discret.

    Vous subirez ainsi, à votre tour M. Discret, non seulement les polluants que l'on respire, mais aussi la pollution auditive, liée à des conducteurs-es qui n'ont aucune idée qu'ils empruntent une rue résidentielle, avec des vraies personnes essayant de continuer leur vie malgré la cacophonie extérieure.

    Et là je vous vois venir, mon cher M. Discert, avec votre argument que vous croyez béton et que je formulerai pour vous ainsi: « Y'on juste à ne pas habitez sur l'île de Montréal »!

    À cela je vous répondrai : j'étais moi-même une banlieusarde, avec une voiture pis toute. Je travaillais à Montréal et j'y étudiais. Je prenais ma voiture, oui, oui, mais je la conduisais jusqu'au métro Montmorency, où je la garais tous les jours. Et bien croyez-le ou non, je suis maintenant une résidente Montréalaise, qui vote pour M. Ferrandez, et qui espère que sa rue résidentielle (qui accueille, disons-le, une école, une garderie et un aréna) sera, elle aussi, un sens unique un jour. Pourquoi suis-je rendue ici? Par conscience sociale, sans aucun doute.