La ville de Montréal se veut tolérante envers le camp des indignés

Gérald Tremblay au Devoir ce matin
Photo: - Le Devoir Gérald Tremblay au Devoir ce matin

Alors que les maires de Québec et de Vancouver s’apprêtent à mettre à exécution leur menace de démanteler les camps des indignés, le maire Gérald Tremblay prône la tolérance à l’endroit des occupants du square Victoria, en invoquant le caractère distinct de la Ville de Montréal.

Mais cette tolérance pourrait être remise en question si la sécurité et la paix publique n’étaient pas maintenues sur le site, a-t-il averti.

«La force de Montréal sur la scène internationale, ce sont nos valeurs: valeurs d’entraide, de solidarité, de respect, de confiance, de dignité humaine, de justice sociale et de paix. C’est dans la Charte montréalaise des droits et des responsabilités», a expliqué le maire lors d’une rencontre éditoriale au Devoir ce matin.

Montréal occupe la vice-présidence de Mayors for peace et est membre de plusieurs organisations internationales comme Cités et gouvernements locaux unis et Metropolis, a insisté Gérald Tremblay: «Je ne peux pas être en contradiction avec mes valeurs profondes et les valeurs des Montréalais. Encore une fois, Montréal est différente.»

«La cause est noble. Il y a un fondement d’injustice sociale, d’injustice économique. Ça devient, d’une certaine façon, notre conscience», a-t-il expliqué avant de préciser que «c’est une expression qu’il faut respecter en autant que les lieux soient sécuritaires pour tout le monde et que la paix publique soit maintenue. [...] Si quelqu’un meurt d’une overdose ou quelque chose comme ça, ça pourrait être différent.»

Même s’il est sympathique à la cause défendue par les indignés, Gérald Tremblay n’entend pas leur rendre visite: «Je me suis volontairement tenu à distance, mais j’ai fait passer tous les messages. À tous les jours, il y a des personnes qui vont régulièrment voir ce qui se passe. J’essaie de rester au-dessus de la mêlée, et c’est volontaire, a-t-il dit. Je suis informé à toutes les heures et je suis ça de très très près. Mais encore une fois, Montréal est différente des autres villes.»

Le Devoir publiera demain une entrevue complète avec Gérald Tremblay.

À voir en vidéo