cache information close 

Budget: le Plateau songe à imposer une nouvelle taxe

L'arrondissement du Plateau Mont-Royal pourrait imposer une taxe spéciale à ses citoyens l'an prochain s'il n'obtient pas un meilleur financement de la ville-centre, a fait savoir le maire Luc Ferrandez hier. Celui-ci reproche à l'administration Tremblay de ne pas respecter l'entente conclue l'an dernier concernant les revenus des parcomètres.

En décembre 2010, le maire Gérald Tremblay et Luc Ferrandez avaient convenu que les nouveaux revenus générés par la hausse des tarifs des parcomètres du Plateau iraient dans les coffres de l'arrondissement.

Luc Ferrandez a soutenu hier que la ville-centre refuse maintenant de lui verser la totalité des sommes dues, soit 1,5 million sur deux ans, et que, sans ces revenus, l'arrondissement ne sera pas en mesure d'équilibrer son budget l'an prochain et devra imposer une taxe spéciale. L'arrondissement souffre déjà d'un sous-financement et, malgré de nombreuses compressions budgétaires, ses coffres sont vides, s'est plaint le maire.

De 2009 à 2012, les hausses de taxes versées par les contribuables du Plateau ont atteint plus de 100 millions, mais les dotations versées à l'arrondissement ont diminué de 1,7 million, a-t-il ajouté. «Le Plateau est devenu la vache à lait de la Ville, a-t-il dit. Je comprends les citoyens du Plateau qui nous demandent: "Où va notre argent?" [...] Ce qu'ils vont voir, ce sont des compressions et des hausses de taxes.»

La réplique de l'administration Tremblay ne s'est pas fait attendre. Le responsable du développement économique au comité exécutif, Richard Deschamps, a indiqué que les élus du Plateau avaient surestimé les revenus liés aux hausses de tarifs des parcomètres et que, s'ils avaient commis des erreurs de planification, ils n'avaient qu'eux-mêmes à blâmer. «Ce sont des adultes majeurs et vaccinés. Ce sont des élus, ils sont imputables. S'ils ont mal fait leurs calculs et qu'ils veulent équilibrer le budget de leur arrondissement sur le dos de la ville-centre, je dis non», a expliqué M. Deschamps.
3 commentaires
  • Pierre Blain - Abonné 7 septembre 2011 04 h 20

    Immatriculer les vélos

    Le maire du Plateau fait la guerre aux automobilstes et il croit que ses revenus vont augmenter. Si ses revenus baissent, il n'a que lui à blâmer.

    Je contribuais en moyenne 25$ par semaine en stationnement lorsque j'aillais manger ou magasiner sur le Plateau. Depuis un an, je n'y vais plus. J'ai trouvé d'autres lieux plus sympatiques et accueillants à Montréal.

    Si le maire du Plateau veut augmenter ses revenus, pourquoi ne pas immatriculer les vélos?. L'époque n'est pas si lointaine où les vélos aussi devaient être immatriculés. Taxer les bixi et les vélos. Voils la solution. Ainsi même les adeptes de ce moyen de transport contribueraient au bien commun .

  • Henry Fleury - Inscrit 7 septembre 2011 05 h 23

    Là où ça fait mal

    Encore une fois le citoyen est pris pour un parcomètre dans ce dossier. J'étais justement chez des Platopithèques samedi soir dernier et, entre deux bouchées de côtelettes, nos hôtes ne cessaient de décrier les troubles que leur imposait l'administartion Ferrandez dans les affaires de rues nouvellement à sens unique, de ruelles barrées et autres bizarreries de la circulation en milieu résidentiel. Il est vrai que le Plateau pourrait reprendre l'ancien slogan du Club Med, repris ensuite par le choeur de l'administration Vaillancourt de Laval : Haut les mains, haut les mains, donne-moi ton cash et va t'en... à pieds ! Oh oui, visiter le Plateau est devenu un enfer et ce n'est pas le service de la STM (Si Tu Marchais) qui va panser les plaies. Non, il faut un plan de circulation pour l'ensemble de l'île et cesser de penser que Montréal mène sur les chemins de Compostelle. Il faut cesser de rêver en couleuvre et de piger là où ça fait mal, dans le porte-feuille du pauvre citoyen.

  • Albert Descôteaux - Inscrit 7 septembre 2011 08 h 54

    C'est leur problème!

    Étant résidant d'un autre arrondissement, je ne vois pas pourquoi l'administration centrale (l'ensemble des contribuables) devrait débourser pour combler le déficit d'un arrondissement fort bien pourvu foncièrement parlant. Il y a un prix à payer pour habiter les quartiers soi-disant "in", ce n'est surement pas à l'ensemble des citoyens de Montréal à payer pour ça. Assumez-vous!