L'heure est venue d'agir pour faire de Montréal une ville plus verte

Le nombre de pistes cyclables a augmenté au cours des dernières années, mais les progrès sont trop lents au goût du CEUM. <br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le nombre de pistes cyclables a augmenté au cours des dernières années, mais les progrès sont trop lents au goût du CEUM.

Le rideau est tombé hier sur le sommet mondial Écocité, qui a réuni toute la semaine à Montréal des délégués de 70 pays pour discuter du concept de villes vertes. Montréal a fait le plein d'idées à la lumière des exposés et des présentations des experts invités, mais le temps est maintenant venu d'agir pour faire de Montréal une ville plus écologique, estime le Centre d'écologie urbaine de Montréal (CEUM), qui a organisé l'événement.

«Les solutions existent, elles sont implantées dans le monde. Il faut maintenant qu'on s'inspire de ça et, surtout, qu'on passe à l'action dès maintenant», commente Luc Rabouin, directeur général du CEUM. Selon lui, les problèmes de congestion et la décrépitude des infrastructures routières qui accaparent l'actualité montréalaise représentent une occasion qu'il faut saisir pour repenser la ville.

Luc Rabouin n'a pas oublié ce commentaire d'un conférencier qui s'étonnait d'entendre des délégués montréalais se plaindre du manque de ressources financières pour les transports collectifs alors que 3 milliards seront dépensés pour reconstruire l'échangeur Turcot. «Donc, vous avez de l'argent, ce n'est pas ça le problème, mais ce sont les choix que vous faites», a conclu le visiteur.

Mais entre les voeux et la réalité, un large fossé demeure. «Tout le monde est en faveur des transports actifs et des vélos, mais quand vient le temps d'agir, c'est difficile», explique-t-il en évoquant les mesures d'apaisement de la circulation mis en place par le maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez. Comme quoi, l'application de tels concepts est un exercice périlleux pour les politiciens.

Déséquilibre fiscal


À Montréal, le nombre de pistes cyclables a augmenté au cours des dernières années, les ruelles vertes se sont multipliées et des projets de piétonnisation ont vu le jour, mais les progrès sont trop lents au goût du CEUM qui, en revanche, reconnaît que les villes sont victimes d'un déséquilibre fiscal et qu'elles disposent d'une marge de manoeuvre limitée.

Malgré ces contraintes, l'administration municipale montréalaise n'aurait pas dû baisser les bras devant les décisions du gouvernement du Québec dans les dossiers de l'échangeur Turcot, de la rue Notre-Dame et du pont de l'autoroute 25, croit M. Rabouin: «Le maire Gérald Tremblay devrait être notre porte-parole et il pourrait s'allier l'ensemble de la collectivité montréalaise. Si le maire avait dit: "On va tous descendre dans la rue pour Turcot", on serait allés avec lui, dit-il. Il faut briser la logique. C'est pourquoi pour nous, Turcot est un symbole et tant qu'il n'est pas démoli, il y a de l'espoir.»

Les délégués ont déserté le Palais des congrès, mais ils se sont donné rendez-vous à Nantes, en France, qui sera l'hôte du sommet Écocité en 2013.
 
3 commentaires
  • Michelle Bergeron - Inscrit 27 août 2011 13 h 26

    Tremblay lutte aussi pour la pollution de l'air

    Bravo À M. Tremblay qui est le seul de ces villes à lutter pour la pollution de l'air. IL a compris combien il était nocif sur la santé la combustion de solide et que l'on ne réduit pas les GES pour augmenter la pollution. De plus les rejets de particules fines proviennent de la combustion de solide comme le bois et bien loin après des gros camions au diesel. Un équilibre dans les interventions serait plus respectable. La dépense d'essence est plus grande hors route qui en parle? et souvent émet des Pm en plus des GES. Les PM 2.5 qui tuent au Québec champion du Canada gros camions diesel et chauffage au bois. Chauffage au bois = 47437 tonnes de PM 2,5, le camion lourds 1348 tonnes et véhicules légers à essence 122 tonnes.

  • Pierre Samuel - Inscrit 27 août 2011 13 h 56

    Recrudescence de chauffards sur deux roues...

    Vivement plus de pistes cyclables à Montréal. Ainsi, peut-être, que nombre d'entre eux éviteraient ainsi d'emprunter les trottoirs en toute impunité se souciant des piétons comme de leur dernière chemise, faute principalement de l'incurie des autorités municipales dont c'est le dernier souci d'appliquer le règlement municipal désuet, empoussiéré depuis des lustres dans un fond de tiroir...

    Sinon, il y a belle lurette qu'on aurait remis en force l'obligation pour les adeptes du vélo de se procurer licence, ne serait-ce qu'à coût modique, ainsi que l'obligation de se munir d'un avertisseur klaxon ou sonnette afin d'éliminer le plus possible une majorité de plus en plus envahissante de chauffards sur deux roues considérant les piétons à titre d'obstacles à franchir

  • meme40 - Inscrite 28 août 2011 13 h 05

    @pierre samuel

    vous avez oublié, que ces chauffards de vélos, , ignorent les arrêts aux coins de rues, y compris les feux rouges . J'y ai vu un des papes sinon le pape de la ((vélorie)) michel labrecque lui-même passer devant chez-moi, avec des enfants dans un transporteur d'enfant accroché à son vélo, passer sans faire aucun arrêt , coin De Brebeuf et Marianne, et cela plus d'une fois...Je ne vais plus dans les parcs, ayant été renversée par ces vaillants pédaleux- runners. Il y a des religions qui terrifient, celle de ces velos-freak, n'est pas la moindre.