Projet d'école dans un parc de l'Île des Soeurs - Les opposants remettent en doute l'étude faite par l'arrondissement de Verdun

Les citoyens opposés à la construction d'une école dans un parc de l'Île des Sœurs remettent en question la validité d'une étude réalisée par l'arrondissement de Verdun pour le choix du site. Selon eux, l'étude aurait dû être effectuée par des experts indépendants.

Pour l'arrondissement de Verdun, qui a examiné 25 sites potentiels pour la nouvelle école qui doit être construite dans l'Île des Soeurs, seul le parc de la Fontaine peut faire l'affaire.

Selon le document rendu public hier, plusieurs des terrains examinés sont trop petits pour permettre la construction d'une école et d'une cour de récréation. D'autres sont contaminés, seraient trop coûteux à acquérir de propriétaires privés ou présenteraient des difficultés techniques ou des risques pour la sécurité des élèves. C'est le cas d'un terrain de la rue Levert, qui avait été choisi par la Ville comme une option possible. L'arrondissement craint toutefois que la circulation automobile cause des problèmes de sécurité. De plus, il lui faudrait débourser au moins 6,5 millions pour l'acquérir.

Dans ces circonstances, le maire de l'arrondissement de Verdun, Claude Trudel, estime que la Ville n'a pas le choix. «La seule solution durable et convenable demeure la construction de la nouvelle école primaire dans une petite — et je répète — petite partie du parc de la Fontaine», a-t-il indiqué hier par voie de communiqué. L'école occuperait le stationnement qui s'y trouve.

Le Comité de protection du parc de la Fontaine n'est pas impressionné par le document rendu public hier. «Ce n'est pas une étude. C'est une présentation PowerPoint. On ne sait pas sur quoi ils se basent pour conclure que le parc de la Fontaine est le seul site possible», a indiqué Bernard Tessier, membre du comité.

L'Île des Soeurs ne compte qu'une école primaire sur son territoire à l'heure actuelle, mais celle-ci est fréquentée par près de 1000 élèves, de sorte qu'elle a dépassé sa capacité maximale. Le ministère de l'Éducation a donc octroyé 10,5 millions à la commission scolaire Marguerite-Bourgeois pour la construction d'une autre école et la loi oblige la Ville à céder gratuitement un terrain.

En juin dernier, la contestation d'un groupe de citoyens avait incité les élus à suspendre temporairement l'adoption d'un règlement de modification de zonage et un comité de travail avait été créé. Un nouveau projet de règlement doit être déposé cet automne.

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