Des hausses de taxes de 2,5 %?

En juillet 2010, le maire Tremblay avait fait savoir son intention de limiter les hausses de taxes au taux d'inflation, soit 2,5 %. Les contribuables ont plutôt eu droit à une augmentation de taxes de 4,5 % en 2011.
Photo: Jacques Nadeau -Le Devoir En juillet 2010, le maire Tremblay avait fait savoir son intention de limiter les hausses de taxes au taux d'inflation, soit 2,5 %. Les contribuables ont plutôt eu droit à une augmentation de taxes de 4,5 % en 2011.

Engagée dans une opération de rationalisation et de réduction des dépenses de la Ville de Montréal, l'administration de Gérald Tremblay tentera de limiter à 2,5 % les hausses de taxes imposées aux contribuables en 2012. Il s'agit d'un objectif, mais non d'un engagement, a toutefois tenu à préciser hier le président du comité exécutif, Michael Applebaum.

En juillet 2010, le maire Tremblay avait tenu le même genre de discours, faisant savoir son intention de limiter les hausses de taxes au taux d'inflation, soit 2,5 %. Les contribuables ont plutôt eu droit à une augmentation de taxes de 4,5 % en 2011.

Arrivé en avril dernier à la présidence du comité exécutif, M. Applebaum demeure donc prudent, mais le maire Tremblay l'a investi d'une mission, celle de passer en revue tous les services afin de trouver des économies qui permettraient de combler le déficit de 84 millions de dollars pour 2011 et d'augmenter l'efficacité des services.

Hier, M. Applebaum a présenté aux représentants de quelques médias les intentions de l'administration. Les services centraux devront se serrer la ceinture et les arrondissements ne seront pas épargnés. Depuis le début de l'année, des économies de 29,2 millions ont pu être dégagées et plusieurs mesures seront examinées au cours des prochains mois pour combler les 50,8 millions restants, a-t-il expliqué.

Réduction des honoraires professionnels, réorganisation aux services 3-1-1, centralisation du système de paie, création d'un guichet unique d'embauche, réduction des subventions au loyer versées aux organismes à but non lucratif et abolition de postes. On pratique des coupes ici et là pour aller chercher les millions requis, mais on envisage aussi d'entreprendre des regroupements de services à l'échelle de l'île.

Régime minceur


Quant aux arrondissements qui ont accumulé des surplus totalisant 82,2 millions l'an dernier, ils n'auront pas à se creuser la tête très longtemps pour savoir quoi en faire, puisque l'administration Tremblay gèlera leurs budgets l'an prochain. Ils devront donc effectuer des compressions ou piger dans leurs surplus pour compenser leur manque à gagner de 36 millions. À cela s'ajoute le déficit de 12,7 millions qu'ils devront absorber en 2011.

Cette perspective n'est pas de nature à réjouir les arrondissements qui doivent, année après année, jongler avec des budgets serrés, reconnaît Michael Applebaum. Lors de la réunion du caucus tenue mercredi, plusieurs élus d'Union Montréal auraient d'ailleurs protesté. «C'est difficile pour les gens quand on parle des budgets et de la situation financière. Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais je pense qu'il faut faire face à la réalité. On est rendu à un moment où il faut prendre des décisions difficiles», dit-il.

L'administration entend aussi modifier le rôle joué par la commission des finances. L'an dernier, le maire Tremblay avait invité les partis d'opposition et les Villes liées à participer à l'élaboration du budget. L'exercice laborieux s'était échelonné sur plusieurs semaines, sans grands résultats. L'expérience ne sera pas répétée cette année, a fait savoir M. Applebaum: «Cette fois, au lieu que ce soit la commission qui nous dise quoi faire — d'ailleurs elle ne l'a pas fait l'an dernier — [...] je prends ça en charge.»

Les membres du comité exécutif devront déterminer les priorités et les objectifs des services dont ils ont la responsabilité, puis le comité exécutif tranchera. La commission des finances entrera en scène en septembre, en prévision du dépôt du budget en décembre. M. Applebaum insiste pour dire que, dans ce vaste exercice de rationalisation, les responsabilités assumées par les arrondissements ne sont pas remises en question. L'administration n'envisage pas non plus de réduire le nombre d'élus, même si Montréal en compte 103, contre 45 à Toronto.
14 commentaires
  • F.L - Inscrit 8 juillet 2011 07 h 22

    Priorites de coupures!!!!

    Malgre l'affirmation de M.Applebaum les premieres coupures devrait se faire au nombres des elus, ensuite dans les depenses du maire Tramblay car celui ci exagere a mon avis, exemple; le salaire de son chauffeur. Alors que le Maire prone l'importance du transport en commun du Bixi je crois qu'il pourrais lui aussi s'en servir a ce que je sache il n'a pas l'importance d'un roi. Surtout il DEVRAIT SAVOIR que nous contribuables SAVONT que nous en avons ASSEZ de ses augmentatios de taxes, d'employers qui dorment au gaz et de leurs lenteurs a faire leurs travail. En passant je n'ai pas de fond de pension a mon travail peut-etre que le MAIRE pourrait m'en creer un au meme titre que celui de ses employers. Pour terminer j'ai drolement hate au prchaine elections municipale j'ose esperer que tous les contribuables SAURONS qu'un changement est necesaire comme ca le MAIRE SAURAS enfin queque chose!!!!!!!!!!!France qui SAIS qu'elle en a mare des trous a combler par nous citoyens.

  • ice berg - Inscrit 8 juillet 2011 07 h 32

    LES CONTRIBUABLES EN ONT RAS LE BOL!

    Depuis 2005, le rôle d'évaluation de mon appartement dans le secteur Villeray Parc-Extension a augmenté de 92%!!!! pour un appartement qui n'a subi aucunes modifications depuis 2005, et qui de plus n'est même pas fini
    Pas de services, on doit nettoyer nous-même notre ruelle, déneiger a nos frais pour accéder à nos stationnements! nos rues sont défoncées, mal nettoyées!
    Ou va tout cet argent, je paye au delà de $4,000 par année de taxe pour un appartement!
    Ça suffit!
    Les contribuables en ont assez!

  • Kaibatz - Inscrit 8 juillet 2011 09 h 34

    Les élus

    Si l'on veut réduire les coûts, je crois qu'il faut absolument repenser la représentation au conseil municipal. Il y a un illogisme que nous ayons plus du double de conseillers municipaux que Toronto pour une population moindre. Chercher l'erreur....est-il possible qu'un parti municipal en fasse son talon d’Achille lors des prochaines élections? Laissez-moi en douter.....En sus je crois que ces petits rois d'arrondissements ne font qu'augmenter les coûts en sus de prendre un malin plaisir à désorganiser ce dont l'autre tente d'organiser, donc nous en sommes rendu à des organisations de désorganisés.

    Andre Cloutier

  • Justine B. - Inscrit 8 juillet 2011 10 h 10

    Encore une hausse de taxes ?

    Je ne crois pas que l'administration actuelle de la ville de Montréal donne l'exemple en préférant encore (!) fouiller dans la poches de ses habitants - propriétaires plutôt que de rationaliser les dépenses de ses nombreux arrondissements inutiles, de ses maires et conseillers roitelets qui graissent généreusement la patte de leurs amis et donateurs à leur caisse électorale.
    M. Tremblay s'était fait justicier en enclenchant plutôt dénonciations et enquêtes sur des collusions douteuses et racoleuses ... Où en est-on ?
    Si on me donne plus de services, si on m'assure que les fonctionnaires sont payés pour le travail qu'ils sont supposés faire, que les administrateurs administrent et peuvent justifier toutes leurs dépenses, même les plus petites à la cenne près ! alors j'accepterai peut-être la hausse de mes taxes qui comme ice berg sont le fruit d'une hausse de près de 100 % de mon évaluation depuis 2005.

  • BROMONTOIS - Inscrit 8 juillet 2011 10 h 58

    FORMIDABLE POUR LES MONTRÉALAIS .

    Pour ma part à Bromont , après avoir lu que la moyenne serait de 6,5% , mes taxes municipales augmentent de 19,1% .