Montréal, un cauchemar pour les personnes à mobilité réduite

Les personnes à mobilité réduite ne peuvent pas accéder à plus de la moitié des endroits publics à Montréal, estime le Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ) qui organisait hier une activité pour sensibiliser le public à cette réalité.

Les organisateurs de l'événement ont établi un trajet à parcourir en fauteuil roulant dans le Vieux-Montréal pour que les participants découvrent par eux-mêmes à quel point il est difficile de fréquenter commerces et lieux publics sur roues.

La présidente du RAPLIQ, Linda Gauthier, explique que le but de l'initiative est aussi de faire comprendre à la population que, bien souvent, ce n'est pas par manque de volonté que les personnes à mobilité réduite ne peuvent pas accéder à certains sites.

C'est plutôt que ceux-ci ne sont pas adaptés, affirme Mme Gauthier, qui estime à 60 % le nombre d'endroits publics inaccessibles aux personnes à mobilité réduite.

La Ville de Montréal s'est dotée au début du mois de juin d'une politique municipale «d'accessibilité universelle» visant à offrir à tous les citoyens un accès égal à ses services offerts.

Linda Gauthier espère que cette politique sera appliquée le plus rapidement possible. Elle ajoute par ailleurs que l'été est particulièrement difficile pour ceux qui se déplacent en fauteuil roulant, en béquilles ou en déambulateur, en raison des terrasses.

La chef de Vision Montréal, Louise Harel, et le député de Québec solidaire, Amir Khadir, ont pris part à l'événement.
3 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 20 juin 2011 11 h 41

    Malheureusement...

    Montréal est une ville dont certaines parties sont anciennes. Doit-on tout reconstruire?

  • Laurence Parent - Abonnée 20 juin 2011 14 h 17

    Tout reconstruire?

    L'activité organisée par le RAPLIQ est inspirée d'un concept français. Le mouvement pour l'accessibilité est bien amorcé dans des villes ayant autant d'histoire que Paris!
    Rendre un lieu ancien ''accessible'' ne veut pas dire qu'il faut tout reconstruire.... Dans bien des cas le problème est une simple marche...ou bien l'absence de feu de signalisation sonore aux intersections!

  • Renee Laurendeau - Inscrit 20 juin 2011 15 h 18

    L'adaptation... avec un peu d'imagination...

    Avec un peu d'imagination, il est possible de rendre plusieurs lieux accessibles... en général comme le dis si bien madame Parent, il ne s'agit que d'une marche, de changer une porte de coté... d'un ascensseur ou d'une plateforme installée dans un coin et l'accessibilité devient réalité... Il suffit de voir ce qui a été fait dans plusieurs villes anciennes et on voit bien que c'est possible... et à peu de coûts!!!

    D'autre part, La population est vieillissante... et plusieurs personnes agées sont en perte d'autonomie... plusieurs jeunes couples se promènent en poussant fièrement un pousse-pousse devant eux... l'accessibilité c'est aussi pour eux!!! Bref, toute la population bénificie de l'accessibilisation des lieux... c'est rentable et démontre l'ouverure d'une société!