Une carte Opus à bas prix à l'UdeM

Une entente de partenariat conclue entre la Société de transport de Montréal (STM) et l'Université de Montréal (UdeM) permettra à tous les étudiants à temps plein de profiter de tarifs préférentiels dans le réseau de transport en commun. L'adhésion au programme sera toutefois obligatoire, car la STM veut s'assurer de rentrer dans ses frais.

À compter du 1er septembre 2011, les étudiants de l'UdeM paieront 154 $ par session, soit 38,50 $ par mois, pour leur carte autobus-métro (CAM). Pour les étudiants de moins de 25 ans qui bénéficient déjà d'un tarif réduit à 41 $, le rabais se limitera à 5 %, alors que pour ceux âgés de 25 ans et plus, la réduction atteindra 50 %.

Les étudiants à temps plein de l'UdeM — il y en aurait 20 000 environ — devront payer leur CAM par bloc de quatre mois, et ce coût fera partie de leurs frais afférents. Pour l'instant, le programme CAMPUS — une combinaison de «CAM» et «Opus» — est un projet-pilote qui s'échelonnera sur deux sessions, mais il pourrait devenir permanent.

C'est du moins ce que souhaite le secrétaire de la Fédération des associations étudiantes du campus de l'UdeM (FAECUM), Marc-André Ross. La communauté étudiante réclame depuis des années des tarifs préférentiels, a-t-il rappelé hier. Lors d'un référendum sur le projet, 80 % des répondants s'y sont montrés favorables, et les associations étudiantes membres de la FAECUM ont unanimement appuyé l'initiative, a-t-il précisé.

Quel avantage ce programme aura-t-il pour un étudiant habitant à une distance de marche de l'université? «Il y a des étudiants qui ont fait le choix d'habiter proche du campus, mais on croit que ces étudiants-là devront un jour ou l'autre se rendre au centre-ville, que ce soit pour aller au cinéma ou faire une autre activité, fait valoir M. Ross. Dans le fond, cette cotisation-là équivaut à six allers-retours que les étudiants paieraient normalement.»

Pour le président du conseil d'administration de la STM, Michel Labrecque, il importait de rendre le programme obligatoire de manière à ce que sa mise en place se fasse à coûts nuls pour la société de transport. Pour sa part, l'UdeM versera à la STM 77 000 $ par session pour le projet.

La STM a par ailleurs entrepris des discussions avec d'autres universités montréalaises, mais l'intérêt varie d'une institution à l'autre. «Avec Polytechnique et Concordia, ça avance bien, mais avec les autres, on est loin d'une entente», a dit M. Labrecque.