L'Île-Bizard restera montréalaise

Les défusionnistes de L'Île-Bizard devront se faire à l'idée qu'ils ne retrouveront jamais leur ville. La Cour suprême a refusé d'entendre leur cause, mettant ainsi un terme à une bataille qui durait depuis plus de six ans.

«Nous sommes vraiment déçus, mais nous savions que nos chances étaient minces parce que la Cour suprême accepte environ 60 dossiers sur 700. Ça met fin à notre saga», a indiqué hier l'avocat des défusionnistes et ex-maire de L'Île-Bizard de 1999 à 2002, Normand Marinacci.

Lors du référendum de 2004, 33,68 % des électeurs de L'Île-Bizard avaient voté en faveur de la défusion, mais ce résultat n'avait pas suffi à leur donner la victoire puisque Québec avait fixé à 35 % le seuil à atteindre pour rendre aux villes fusionnées leur autonomie. Des bénévoles avaient alors entrepris de débusquer les erreurs sur la liste des électeurs afin de tenter de faire radier les noms des citoyens qui n'auraient pas dû y figurer.

Les défusionnistes ont remporté une première manche en 2008 lorsque la Cour supérieure a annulé le résultat référendaire. La Cour d'appel a par la suite infirmé la décision, estimant que le tribunal ne pouvait se substituer aux commissions de révision et rayer le nom d'une personne sans que celle-ci puisse faire valoir ses droits. Hier, la Cour suprême a clos le dossier en refusant d'entendre la cause.

Me Marinacci juge que les fusions municipales et le développement immobilier accéléré qui a suivi ont eu des conséquences néfastes pour les citoyens de L'Île-Bizard, dont les taxes ont sans cesse augmenté depuis 2002.

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