Gare Viger - Un projet plus modeste

Le projet de complexe hôtelier dans la gare Viger n'est pas mort, mais il sera vraisemblablement moins luxueux que prévu, a indiqué hier un représentant du consortium qui s'est porté acquéreur de l'immeuble en 2005.

Viger DMC International travaille sur les plans d'un nouveau projet, mais Jan Schöningh, administrateur délégué pour le consortium, ne peut en préciser les détails. Comportera-t-il un hôtel, des commerces, des bureaux et de l'habitation comme le précédent projet? «Il est trop tôt pour le dire», estime M. Schöningh, qui affirme que le consortium n'a aucune intention de revendre l'immeuble. Chose certaine, le futur complexe sera plus modeste que le projet initial de 400 millions, dont la construction devait débuter en 2009, et il faudra attendre une embellie économique pour le mettre sur les rails, ajoute-t-il.

Une polémique

Jan Schöningh n'a pas voulu commenter la polémique qui a secoué l'hôtel de ville plus tôt cette semaine. Lundi, le maire Gérald Tremblay a reconnu être intervenu pour faire biffer des documents remis aux élus les informations liées à l'évaluation foncière de l'immeuble que la Ville a vendu en 2005 au consortium. La Ville a obtenu 9 millions pour la gare Viger, dont l'évaluation municipale atteignait 14,7 millions.

La chef de l'opposition, Louise Harel, a écrit au vérificateur de la Ville, Jacques Bergeron, pour lui demander d'enquêter sur la transaction controversée. M. Bergeron risque-t-il d'y trouver des irrégularités? «Non, rien du tout: zéro», croit Jan Schöningh.

Jusqu'à maintenant, le consortium a investi 42 millions de dollars dans l'immeuble pour divers travaux. Il a versé 346 000 $ en droits de mutation et 500 000 $ par année en taxes. Quand on lui demande qui, de la Ville ou du consortium, a fait la meilleure affaire, M. Schöningh répond ceci: «Lorsque cette transaction a eu lieu, les deux parties étaient satisfaites. Il n'y a pas de raison de changer d'avis aujourd'hui.»

Comme le consortium tarde toujours à entreprendre la construction de son complexe cinq ans après la transaction, il a dû faire parvenir à la Ville lundi une lettre de garantie bancaire d'un million de dollars. Fixée à l'origine à 3 millions, cette garantie a été réduite à un million en raison des travaux déjà effectués dans l'immeuble depuis 2005, a indiqué Michel Nadeau, directeur des transactions immobilières à la Ville.

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