Nouvelle tuile pour le maire Tremblay - Le vérificateur songe à lancer une ligne éthique «parallèle»

Gérald Tremblay n’a guère apprécié la lettre que lui a fait parvenir «à la dernière minute» le commissaire au lobbyisme, François Casgrain, qui juge insuffisants les efforts déployés par la Ville pour identifier les lobbyistes.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Gérald Tremblay n’a guère apprécié la lettre que lui a fait parvenir «à la dernière minute» le commissaire au lobbyisme, François Casgrain, qui juge insuffisants les efforts déployés par la Ville pour identifier les lobbyistes.

Le litige qui oppose le maire Gérald Tremblay à son vérificateur général, Jacques Bergeron, a connu un nouvel épisode hier. L'administration lui ayant retiré la gestion de la ligne éthique, le vérificateur envisage maintenant de mettre en place sa propre ligne téléphonique anonyme pour permettre aux employés de dénoncer les fraudes.

Le conseil municipal a entériné hier après-midi le transfert de la ligne éthique au contrôleur général, Pierre Reid, malgré l'opposition des élus de Vision Montréal et de Projet Montréal. Quelques heures plus tard, les élus ont reçu une lettre du vérificateur qui s'est dit préoccupé par les réticences qu'auront désormais les employés, les élus ou les fournisseurs à dénoncer des actes répréhensibles.

M. Bergeron signale qu'il «considérera toutes les solutions possibles visant à conserver, pour les élus, les employés et les fournisseurs, un accès direct, anonyme, confidentiel et impartial».

Une ligne éthique parallèle? «Toutes les options sont ouvertes», a indiqué le porte-parole du vérificateur, Gilles Corriveau, qui ne peut préciser si M. Bergeron entend demander un budget supplémentaire à cet effet.

La chef de l'opposition, Louise Harel, s'est par ailleurs inquiétée hier des modifications apportées à la Charte du Comité de vérification qui identifie celui-ci comme un «intermédiaire» entre le conseil municipal et le vérificateur et lui accorde le mandat de s'assurer que le vérificateur respecte le budget qui lui est octroyé. Pour Louise Harel, ces nouvelles dispositions équivalent à une «mise en tutelle» du vérificateur qui, selon la loi, relève pourtant du conseil municipal.

Le porte-parole de Jacques Bergeron a indiqué hier qu'il s'agissait de «mesures de fonctionnement interne» du comité de vérification sans effet réel pour le vérificateur. «Le vérificateur n'est pas assujetti au comité de vérification», a assuré Gilles Corriveau.

Autre bisbille

Le maire Tremblay a également réussi hier à faire adopter par le conseil municipal sa politique encadrant l'octroi de contrats malgré les critiques formulées lundi par le commissaire au lobbyisme, François Casgrain.

Gérald Tremblay n'a guère apprécié la lettre que lui a fait parvenir «à la dernière minute» Me Casgrain, qui juge insuffisants les efforts déployés par la Ville pour identifier les lobbyistes, et pas assez contraignantes les mesures s'y rattachant. «Ce que je n'apprécie pas, personnellement, c'est que le commissaire au lobbyisme se serve de nous pour faire son travail», a dit le maire.

Les mesures plus contraignantes réclamées par le commissaire seront difficiles à appliquer, croit-il. «Je ne sais pas si je vais être capable de marcher dans la rue sans être obligé de changer de côté de trottoir parce que je m'adonne à connaître beaucoup de monde au Québec», a expliqué Gérald Tremblay.
2 commentaires
  • Joann Petrin - Inscrite 15 décembre 2010 06 h 42

    Ligne d`éthique

    Je suis daccord avec le Vérificateur de la ville de Montreal car le Maire prend trop de place maintenant et je suis sure qu il ades choses à cacher à nous Payeurs detaxex que je trouve exagéré d aillaurs tous ce qui est taxes au Quebec est exagérée amon avis il sont gonfler par nos élus pour que ceux-ci en disposent àleurs guises et en dépenser plus c est a nous de faire ce foutu menage car si ont leurs laisse faire le menage ils vont seulememnt se trouvéed des mailleurs arguements
    Merci Joann
    Montreal

  • 54lili - Inscrit 15 décembre 2010 07 h 44

    Merci Jacques Bergeron

    Ne lâchez pas le morceau, monsieur, il est plus que temps que la population montréalaise est quelqu'un de son côté.
    Le maire Tremblay qui disait lors de sa dernière élection par la peau des fesses, qu'il avait compris...JJ charest disait ça aussi en 2007

    oui oui oui on va mieux se cacher pour faire nos magouilles et frauder les québécois