Plan de stationnement sur le Plateau

Les commerçants du Plateau Mont-Royal ont décidé de déclarer la guerre à l'administration du maire Luc Ferrandez et à sa nouvelle politique du stationnement. Réunis en assemblée générale hier soir, ils ont convenu d'engager une série d'actions pour tenter de forcer les élus de Projet Montréal à renoncer à l'ajout de parcomètres et à des hausses de tarifs.

Les dirigeants des trois associations de commerçants du Plateau affirment que si l'administration Ferrandez applique sa politique de stationnement annoncée le mois dernier, les clients qui se rendent en voiture sur les trois principales artères commerciales de l'arrondissement iront magasiner ailleurs.

«Cette administration veut tuer la poule aux oeufs d'or. Aussi bien construire des palissades autour du Plateau et nous isoler», a lancé un commerçant exaspéré.

Lors d'un vote quasi unanime, les centaines de commerçants réunis en assemblée à l'auditorium Calixa-Lavallée ont appuyé la proposition des trois sociétés de développement commercial de demander l'intervention du maire Gérald Tremblay dans ce dossier. Ils ont également convenu de lancer une pétition qui sera distribuée dans les commerces et sur Internet pour inciter les citoyens à les appuyer.

Les commerçants ne digèrent pas la nouvelle politique de l'administration Ferrandez qui prévoit l'ajout de 600 parcomètres sur le territoire, l'uniformisation des coûts de stationnement à 3 $ l'heure et l'application d'une tarification jusqu'à 1h du matin sur le boulevard Saint-Laurent. Les négociations menées au cours des dernières semaines entre les élus et les associations de commerçants s'étant soldées par un échec, le dialogue est maintenant rompu entre les parties. Ils souhaitent maintenant que la ville centre renonce à son projet de céder aux arrondissements la gestion du stationnement, ce qui empêcherait l'administration Ferrandez d'aller de l'avant avec son projet.

Certains commerçants ont fait valoir que pour gagner la bataille, il leur faudrait rallier les résidants à leur cause et livrer une «guerre de relations publiques» à des élus qui disposent d'un capital de sympathie important dans l'arrondissement.

La conseillère de DeLorimier, Josée Duplessis, croit pour sa part qu'un compromis est encore possible. «On est toujours ouverts à la discussion, mais je pense que les commerçants sont retranchés dans des revendications difficiles à négocier», a-t-elle indiqué hier.