La Société immobilière du Canada achète le Silo no 5, mais ignore sa future vocation

La Société immobilière du Canada souhaite que le réaménagement du Silo no 5 soit terminé en 2017, soit à temps pour les célébrations du 375e anniversaire de Montréal. Il n’est toutefois pas question de démolir l’immeuble.<br />
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La Société immobilière du Canada souhaite que le réaménagement du Silo no 5 soit terminé en 2017, soit à temps pour les célébrations du 375e anniversaire de Montréal. Il n’est toutefois pas question de démolir l’immeuble.

La Société immobilière du Canada (SIC) a finalement mis la main sur le Silo no 5, un emblème montréalais de l'ère industrielle. L'imposant bâtiment désaffecté fera l'objet d'une transformation au cours des prochaines années, mais la SIC ignore encore quelle vocation lui sera donnée.

Il y a cinq ans, il avait été question de convertir le silo en complexe résidentiel assorti d'un centre culturel. Puis, le Musée d'art contemporain de Montréal avait songé à y aménager un mégacentre d'exposition. Le site avait même été envisagé pour accueillir le siège de l'Organisation des Nations unies. Tous ces projets ont été enterrés, et la SIC entend maintenant mener une vaste consultation publique pour redéfinir la vocation de l'immeuble inoccupé depuis 1994. Il n'est toutefois pas question de démolir l'immeuble.

«On part avec une feuille blanche. On n'a pas encore de projet en tête. On va consulter les citoyens pour trouver le projet idéal rapidement, a expliqué hier Mark Laroche, p.-d.g. de la SIC. Mais on ne veut pas perdre notre chemise dans un projet utopique.»

S'il n'écarte pas la possibilité de transformer le silo en complexe résidentiel, M. Laroche signale toutefois qu'il faudra tenir compte des particularités du site qui se trouve dans une zone portuaire et qu'une voie ferrée traverse. La SIC souhaite que le réaménagement du silo soit terminé en 2017, soit à temps pour les célébrations du 375e anniversaire de Montréal.

L'acquisition par la SIC de la jetée Pointe-du-Moulin et du Silo no 5 n'était plus un secret, mais les négociations avec Transports Canada s'éternisaient. Le prix d'achat sera confirmé lorsque les coûts de décontamination seront connus, a précisé M. Laroche. Pour l'instant, le montant de la transaction a été fixé à un dollar, et la SIC estime à près d'un demi-million de dollars par année les coûts d'entretien du bâtiment.

De son côté, le maire Gérald Tremblay était enchanté qu'une nouvelle étape soit franchie et il s'est dit «très pressé» de voir le projet se réaliser. La SIC, qui est le maître d'oeuvre des projets Benny Farm et des Bassins du Nouveau Havre, a la crédibilité nécessaire pour mener à bien la transformation du Silo no 5, estime M. Tremblay.

Héritage Montréal s'est réjoui des intentions de la SIC, mais le directeur des politiques de l'organisme, M. Dinu Bumbaru, affirme qu'il ne faut pas minimiser la complexité de l'entreprise. «Les gens ne réalisent pas qu'il ne suffit pas de mettre des condos avec des portes-patio. Les surfaces sont rondes, le site est compliqué», a-t-il rappelé.
1 commentaire
  • Maxime Archambault - Inscrit 3 novembre 2010 00 h 24

    Je n'ai que deux mots a dire

    Tate Modern !!!